Billet, en réaction de l'extrait de l'article d'Alain Gresh dans le monde diplomatique, intitulé : Que faire en Syrie ?
Non, le problème – au-delà de la présence de groupes comme Al-Qaida – tient aux ingérences étrangères et à la manière dont l’Arabie saoudite et le Qatar notamment, mais aussi la Turquie, arment, financent et mobilisent ces groupes. Et on peut douter que le moteur de l’action des monarchies du Golfe soit l’instauration de la démocratie en Syrie. Pourquoi ? Parce que l’objectif prioritaire de nombreux protagonistes (Occidentaux, pays du Golfe) est de faire tomber le régime dans le but d’atteindre l’Iran.
Alain Gresh est dans l'entourage de la "confrérie" des Frères musulmans, inspirée du salafisme, hostiles à la laïcité, ose la propagande "du méchant loup".
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Gresh
Alain Gresh est un compagnon de route de longue date de Tariq Ramadan.
Dans son article Alain Gresh, essaie de camoufler sous l'alibi des ficelles anti impérialistes anti émirats pas démocratique , une position pro Iran, comme les mollahs iraniens aidant le régime syrien à massacrer des civils, pour maintenir leur pouvoir. au détriment des civils syriens, supportant depuis 42 ans, une dictature d’oppression.
L'abonné qui a fait rebondir l'article d'Alain Gresh a d'ailleurs compris le message, puisqu'il a illustré son billet par ce dessin.
Cette propagande est déversée par ceux qui ont une vision de la Syrie " occidentalisée", par l'extrême droite, et par l'extrême droite chrétienne.. et par certaines minorités définissant les chiites plus "tolérants" que les sunnites..Un argument "clef " revenant en boucle, sous tous les commentaires des articles sur internet parlant de la Syrie, équivalent à la pensée colonialiste et raciste.
Voyage au pays du Levant », sorte d’état des lieux des « nouvelles possessions françaises » en Syrie et au Liban. On y lit très nettement la volonté coloniale de construire un Shiite plus « persan » (donc plus aryens) et plus tolérant (en premier lieu envers les chrétiens) qu’il faut opposer à une majorité d’arabes sunnites décrit comme complètement abrutis (et très « sémite » par dessus le marché
Composition des communautés religieuse en Syrie : Les alaouites 10 % , les Arabes sunnites 65 %, les Kurdes 15 %, les chrétiens 5 %, les druzes, ismaéliens, chiites et autres constituent les 5 % restants.
Il joue la fibre palestinienne, pour les intérêts du hezbollah et de l'Iran , et des minorités, au détriment des révolutionnaires syriens qui sont majoritairement de confession musulmane sunnite.
Quand il fait la promotion insidieuse, de l'islam politique, en France, de l'islamisation du droit et des mentalités et de cette idéologie qui enchaîne les peuples des pays de religion musulmane, à la religion d'Etat.
L'islam politique est une idéologie découlant sur la privation des libertés individuelles fondamentales, des citoyens issus des pays affiliés de facto à la religon musulmane, sous l’alibi du sacré, ou en nom de l’abstraction.
Et visant à faire de la femme un sous-homme, privée d’égalité et devant vivre dans un monde à part, où elle devrait toujours cacher une partie de son corps ou de son ombre.
Monsieur Gresh allègue le Qatar dans sa propagande. Mais n'est-ce pas au Qatar que Tarik Ramadan dirige "un centre de recherche islamique" ?
N'est-ce pas son ami Tarik Ramadan qui est proche de L’UOIF, proches des frères musulmans, et des prédicateurs du Golf intervenant dans des congrès en France ?
N'est-ce pas ces mouvances proches des frères musulmans hostiles à la laïcité, qui reçoivent des financements des émirats et des saouds ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8res_musulmans
Les années 1980 et 1990 voient également un déploiement d’activité au sein de la mouvance européenne des Frères musulmans, qui crée plusieurs organisations (UOIE, UOIF, CEFR...) visant à placer les communautés musulmanes en pleine croissance sous leur influence, et s’efforce d’être reconnue par les gouvernements comme représentante officielle de ces communautés. Les Frères musulmans se dotent d’institutions financières propres (banque Al-Taqwa, Fonds européen), le soutien direct des institutions saoudiennes comme la Ligue islamique mondiale (LIM) étant devenu aléatoire.
En 2007, reconnaissant leur poids au Proche-Orient, le gouvernement des États-Unis s’intéresse de nouveau à une alliance avec les Frères. Le Département d’État approuve une politique de contacts futurs entre des diplomates américains et des leaders du mouvement dans les pays arabes9.
En lisant cet article hypocrite, je repense à un message qui m'a été envoyé..
Je souhaite que tous tes commentaires soient diplomates tu n'as rien a prouver face a des gens qui soutiennent le massacre d'enfants et de peuples en général sous prétexte que ce sont les occidentaux et les wahhabites qui sont derrière.
Alors que certaines de ces mêmes personnes sont les promoteurs de cette idéologie, visant à continuer à faire reculer les libertés par la religion, dans les pays rattachés à l'islam.
Illustration
Gauche des « complots »
En ce qui concerne la Syrie, faire barrage aux islamistes et aux forces impérialistes est devenu le leitmotiv de cette gauche « pavlovienne », armée des arguments de la propagande du régime de Damas, soi-disant menacé par ces deux fléaux.
Malgré des centaines de milliers d’images, de films et de dizaines de rapports d’organisations humanitaires établissant la cruauté d’Assad (à côté duquel les autres dictateurs de la région passent pour des « tendres ») contre son peuple, qui a lutté pacifiquement pendant des mois avant que certains ne prennent les armes, on continue d’évoquer l’impérialisme et les complots. Les auteurs de cette gauche, faisant abstraction des peuples, font même délibérément diversion sur les causes du peuple syrien en Syrie en questionnant la démocratie en Arabie saoudite ou les ambitions du Qatar ou encore « l’encerclement israélo-occidental » de l’Iran !
Tout se passe comme si l’absence de libertés en Arabie et les ambitions du Qatar délégitimaient le soulèvement populaire contre un régime despotique qui gouverne la Syrie depuis 42 ans. Ou comme si le meurtre de plus de 25.000 Syriens par al-Assad n’était pas en soi un motif suffisant pour exiger son départ et son jugement, indépendamment de tous les enjeux régionaux.
Quant à dénoncer les intérêts des acteurs externes et s’en indigner, c’est faire la démonstration d’une grande naïveté politique puisque l’essence même des relations internationales est basée sur la quête des intérêts propres des protagonistes (Iran, Russie et Chine compris) !
Le cinquième élément est le facteur temps qui s’ajoute à l’éloignement géographique (et ce fut également le cas pour le Yémen et Bahreïn), provoquant lassitude et désintérêt. En effet la durée n’a pas joué en faveur des révolutions. Ainsi, la révolution syrienne, la seule qui se poursuit après le départ du président du Yémen, l’étouffement (temporaire) du soulèvement bahreïni et la fin des contestations en Afrique du Nord (voisin), est reléguée au rang des faits divers pour beaucoup de gens, même si les horreurs de la répression font souvent la Une dans la presse et sont prioritaires dans l’agenda de la politique française. L’inertie de la diplomatie et le sentiment d’impuissance face à ce qui se déroule, alors que les réunions et les congrès se multiplient, offrent encore moins d’horizons et d’espoir auxquels une mobilisation pourrait se raccrocher.
Pourtant, aujourd’hui, il s’agit de s’élever contre des massacres annoncés, d’assurer la protection de populations civiles (femmes et enfants) qui perdent la vie par centaines quotidiennement. C’est avant tout une conception humanitaire et éthique de la solidarité qui est en jeu et qui devrait transcender tous les autres clivages.
Les révolutions arabes, et surtout la révolution syrienne, ont eu le mérite de mettre une partie de l’opinion publique dans plusieurs pays face à ses contradictions. Une question préliminaire s’impose toutefois avant toute réflexion : qui consentirait à être gouverné par un père et son fils, un parti unique, des lois martiales, un État policier, des chars et des réseaux mafieux pendant 42 ans ? Qui s’accommoderait de voir dans son propre pays s’allonger la liste des victimes, des disparus, des prisonniers politiques et des exilés ? Seule une réponse tranchée est à même de construire une solidarité respectueuse de la dignité et la liberté de l’autre, et donnerait une légitimité à tout débat.
05 octobre 2012 Par Nadia Aissaoui
Or ces mêmes « anti-impérialistes », généralement très complaisants à l’égard de l’islam politique, se métamorphosent en laïcistes intransigeants dès qu’il s’agit de la Syrie. Ils s’offusquent d’entendre implorer Dieu dans une manifestation guettée par des snipers ; ils voient des salafistes là où le régime voudrait qu’ils les voient ; ils grossissent le rôle des volontaires islamistes étrangers – que Bachar n’avait pas hésité naguère à infiltrer en Irak ; ils se lamentent sur le sort des minorités à la manière des chancelleries occidentales du temps de la Question d’Orient ; ils gomment toute initiative citoyenne de l’opposition, qu’elle soit politique ou culturelle ; ils traitent de laïque un régime dont l’un des fondements est l’esprit de corps communautaire, l’une des pratiques éprouvées la manipulation des minorités, et qui a délibérément favorisé la « réislamisation » bigote et obscurantiste d’une partie de la société sous prétexte de combattre l’islamisme politique.
Alain Gresh est même encensé par l'extrême droite, sur le site Info Gud....
http://www.infosyrie.fr/re-information/alain-gresh-sauve-lhonneur-du-monde-diplomatique/
http://pixellibre.net/2012/03/riwal-reseau-voltaire-et-front-national-plongee-en-eaux-troubles/