Tunisie Pour Souad Abderrahim , les mères célibataires sont une « infamie »

la Tunisie des oubliés! (1ère partie) © Athéna Pallas
la Tunisie des oubliés! (1ère partie) © Athéna Pallas

 

http://blog.slateafrique.com/tawa-fi-tunis/2011/11/10/ces-petites-phrases-d%E2%80%99ennahdha-qui-derangent/

 

«les mères célibataires ne devraient pas aspirer à un cadre légal qui protège leurs droits» et que les «mères célibataires étaient une infamie» tout en ajoutant qu’elle avait honte pour la Tunisie par rapport aux autres pays du monde arabe.

 

La famille semble bien être un thème qui préoccupe le mouvement Ennahdha depuis quelques semaines. Celui-ci s’exprime sur le sujet essentiellement dans des médias arabes. Une autre déclaration , le 29 octobre sur la chaîne privée tunisienne Hannibal TV témoigne encore des ambiguïtés du parti sur la place de la religion dans le futur régime tunisien. Invité lors de l’émission Saraha Raha, Monsieur Ghannouchi commence d’abord par rassurer la société tunisienne en disant qu’il n’a aucune intention de rétablir la polygamie et que les droits des femmes seraient respectés. Pourtant, plus tard dans la soirée, un autre débat se lance sur le statut de l’adoption. Le leader a en effet déclaré qu’il souhaitait abolir la loi sur l’adoption en Tunisie (la loi du 4 mars 1958 instaurée par Bourguiba légifère une tutelle publique et officieuse pour les enfants abandonnés). A la place de la loi actuelle, Monsieur Ghannouchi a dit préférer la Kefala issue de la Charia qui repose sur l’engagement de prendre bénévolement en charge l’entretien, l’éducation et la protection d’un enfant mineur, au même titre que le ferait un père pour son fils. Il s’agit aussi d’une forme de tutelle légale et reconnue par le droit international.

Si ici, Monsieur Ghannouchi semble proposer une alternative, il pose cependant la question de la place du religieux et de la loi islamique pour ce qui relève encore en Tunisie de la sphère publique. Plus encore, le problème ne porte pas sur le débat mais sur les termes utilisés par Monsieur Ghannouchi qui tout comme Souad Abderrahim, démontre une orientation du discours. Il laisse en effet échapper au cours de la soirée le terme de «Laqit» («batard») pour parler de ces enfants. Ce choix des mots insultant et stigmatisant peut questionner un discours d’un parti qui prône la « modération ».

 

La Tunisie des oubliés

 

Comment votera la Tunisie des oubliés ?

Rédigé par Martine Gozlan - Marianne le Vendredi 14 Octobre 2011

http://www.marianne2.fr/martinegozlan/Comment-votera-la-Tunisie-des-oublies_a14.html

Un document passionnant de Nicolas Beau (journaliste à Marianne) et Said Bakhtaoui, consacré à « la Tunisie des Oubliés », est diffusé ce soir sur la chaine parlementaire LCP à 21h.05. A ne pas rater

Pour qui voteront les Tunisiens des provinces oubliées, celles par qui la révolution est arrivée, du Sidi Bouzid de Mohamed Bouazizi à Kasserine que Ben Ali avait rêvé de bombarder ? On aura ce soir un avant-goût de leurs choix, une semaine avant les premières élections libres du pays, le 23 octobre,en regardant l’enquête réalisée par Nicolas Beau et Said Bakhtaoui sur la chaine parlementaire.

 

Auteur (avec Catherine Graciet) du brûlôt « La régente de Carthage » qui fit trembler le régime de Ben Ali avant l’heure, Nicolas Beau est désormais collaborateur de Marianne. Longtemps interdit de séjour en Tunisie, il eut, au lendemain de la révolution, le bonheur de voir enfin son livre sur les étagères des librairies de l’avenue Bourguiba, notamment chez Selma Jabb...

 

une semaine avant les élections à l’Assemblée Constituante.

 

la Tunisie des oubliés! (1ère partie) © Athéna Pallas
La Tunisie des oubliés (2ème partie) © Athéna Pallas

La Tunisie des oubliés (3ème partie) © Athéna Pallas

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