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Billet de blog 5 janv. 2023

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Une gueuse en colère

Début de nouvelle année. Je consulte mon dossier CAF, l'allocation logement a encore diminué. Jusqu'où les règles sociales pondues par une cohorte de « spécialistes » vont-elles enfoncer les gens aux petits revenus ?

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Je suis sûre que le constat fait ce matin lors de la consultation de mon compte d'allocataire CAF est le même pour beaucoup d'autres personnes : les prestations sociales sont révisées à la baisse.

Du statut social "bénéficiaire du RSA" je suis passée en 2022 à celui de "retraitée". Au RSA, je percevais 255 € d'allocation logement. Depuis que je suis à la retraite, cette prestation a subi de multiples diminutions en cours d'année. Pour atteindre un montant qui m'a estourbie, 184 €.  Je pensais pouvoir vivre un peu mieux avec ma retraite de 783.09 €... (oui, oui, mon exigence n'est pas importante, je vis en décroissance depuis longtemps). Hé bien, non, les gueux doivent rester des gueux. 

J'ai adressé un courrier de réclamation à la CAF dont je vous livre la teneur :

Bonjour Madame, Monsieur,
Je viens de prendre connaissance du montant de l'allocation logement pour décembre 2022 et je constate une diminution notable de cette prestation au cours de l'année 2022. De 255 € en janvier elle a diminué plusieurs fois jusqu'à ce mois de décembre : 184 €. En janvier je percevais encore le RSA, depuis je suis à la retraite et son montant est de 783.09 €, en deçà du seuil de pauvreté, non ? Pourquoi cette situation ? Pourquoi est-on pénalisé lourdement alors que le niveau de vie reste précaire ?
Merci de bien vouloir réexaminer mon dossier, au cas où un beugue aurait maltraité les données, sinon c'est à croire que ce ne sont pas les données qui le sont mais bien les Hommes.
Respectueusement,
Bonne année nouvelle !

Ma situation n'est que le reflet du détricotage social qu'effectue le néo-libéralisme à tout crin de la gouvernance Macron, les autres présidents ne sont pas exempts de ce reproche. Les prestations CAF, les indemnités ASSEDIC, les retraites écornées, le temps de travail augmenté. N'ai-je pas lu sur Mediapart que 25 % des pauvres étaient décédés avant leur 62 ans ? J'en ai 65, ouf, j'ai de la chance, du bonus.

J'accuse Monsieur Macron et ses sbires de maltraitance sociale, une maltraitance systémique qui s'est installée grâce aux choix néo-libéraux, capitalistiques qui portent atteinte à la Vie. Ce système est mortifère, jusqu'à quand ?

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