Virus, la perversion Macron : sauver les marchés, numériser les gens

Macron a flatté le personnel médical, en laissant la tarification à l’acte qui détruit l’hôpital ; il dispense le CAC40 de payer des impôts et des cotisations sociales, pour accélérer la faillite des comptes sociaux ; il ferme les écoles pour passer à la numérisation des profs ; mais il laisse ouvert les trains et les métros, pour les entreprises, et la contamination.

Coronavirus : la déclaration du président français Emmanuel Macron © RFI

Macron est un pervers, un produit financier comme cette publicité du Crédit agricole de 1995, qui reprend la chanson Imagine de John Lennon, pour nous faire croire que nous rêvons de banque. Tout salir, tout pourrir, c’est l’imaginaire de Macron. Comme un Pétain de pacotille qui n’a pas encore tué de soldats à Verdun, il se dresse en bouclier contre le virus pour rassurer les retraités apeurés. 

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances déclare ainsi sur CNews : « C’est le moment de faire des bonnes affaires en bourse ». Tous les spécialistes expliquent que nous vivons une crise pire que 2007, et le gouvernement donne des conseils de tradings, comme un vulgaire conseiller financier de l’agence du coin qui essaie de refiler des SICAVs pourris pour toucher sa com.

À madame la financière en free lance, ci-dessous le cours de l’or pour le mois de mars. Il monte quand il y a de l’inquiétude, et il chute quand c’est la panique, parce que les gens en faillite ont un besoin très rapide de liquidités. En clair, il est trop tard pour vendre, et pour qui a de l’argent de reste, faîtes des cadeaux, il n’est pas sûr que l’euro s’en sorte.

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Le président joue déjà le coup d’après l’épidémie. Que retenir de son discours ? Bernard Friot, Romaric Godin, ou François Cocq donnent des clés, voici des points.

  • Hôpital, on fait semblant de vous flatter, mais une fois passée la crise, vos conditions de travail baisseront encore. Pourquoi s’embêter puisqu’une telle épidémie n’arrive qu’une fois par siècle ?
  • Profs, apprenez dès maintenant à uberiser l’école, vous coûtez trop cher : tablettes pour les pauvres, et professeurs privés pour les autres. De toute façon, on a trop de diplômés pour être livreur Deliveroo, et c’est à cause de l’école gratuite qu’il y a des gilets jaunes.
  • On sait que le plus grand vecteur infectieux sont les métros et les trains, mais ils sont conservés pour les entreprises, et au fond, supprimer des malades chroniques, n’est-ce pas bon pour les comptes sociaux ?
  • CAC40, tout l’impôt du peuple sera versé aux spéculateurs pour préserver votre cours en bourse.

Le climat de Débâcle est tel que trop finissent par se ranger derrière le cabotin des urnes, faute de voix plus autorisée, mais il faut dès maintenant préparer l’Épuration. Soignants, bon courage à tous, nous ferons tout que nous pourrons pour vous aider, et protéger nos aînés. À tous les travailleurs de l’inutile, comme les voyagistes ou les événementieux, vous allez perdre votre travail. La prospérité reviendra, inévitablement, mais autrement, et peut-être sans vous. Il vaut mieux pour vous que vous cherchiez votre vocation dans un métier plus utile à la société. Ce n’est pas le marché qui décide de ce qui est utile, c’est votre conscience, elle trouvera. Et pour les financiers et autres nuisibles ? Qu’ils soient réquisitionnés pour enterrer les morts.

Courage les amis·e·s, paix et dernières joies à ceux que vous perdrez. Qui survivra aura la rage, pour eux.

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