Manifestation contre la CHASSE le 13 octobre 2018 République à PARIS

7 BONNES RAISONS de mettre un terme à la chasse en France (Source RAC) et de manifester... Le 13 octobre 2018, à Paris, à partir de 10h00, au départ de la place de la République, marche unitaire rassemblant les militants d’une multitude d’associations CONTRE LA CHASSE, pour une réforme en profondeur, avant qu’elle ne soit, comme le RAC le réclame, abolie. Venez nombreux!

1 - POUR DES FORETS LIBRES, UNE FAUNE SAUVAGE VISIBLE : UNE FRANCE SANS CHASSE !

La déclaration de guerre annuelle « générale » à la faune de notre pays s’est déroulée ces derniers week-end. Générale car tout au long de l’année les chasseurs/piégeurs savent trouver des motifs pour assouvir leurs penchants destructeurs et mortifères.
Les valeureux nemrods, ont lâché auparavant les 20 millions d’animaux qu’ils s’apprêtent à "réguler". Ils ont également largement nourris et lâchés nombres de sangliers, chevreuils et cerfs pour « honorer » les actionnaires et satisfaire leur goût de tuer des êtres vivants pour le plaisir.
Les chasseurs se sentent mal aimés et tentent à leur manière de se donner une légitimité. Ainsi ils ont lancé une grossière et ridicule campagne de publicité en se présentant comme les "premiers écologistes de France". Cette pub à base des contrevérités dont ils savent user a fait l’objet de commentaires accablants montrant que la population aujourd’hui n’est plus dupe.
La chasse représente une sorte de caricature des travers de la société, elle est un lobby très puissant, influent et dominateur qui parvient à faire prévaloir auprès des élus, décideurs de la république ses propres intérêts au détriment de ceux que doivent défendre ces mêmes élus, et la chasse confirme ce que l’on dit très justement sur les politiques qui sont en retard vis à vis de la société.
Même si l’on sent un frémissement en faveur des valeurs de protection du monde animal grâce notamment aux actions des associations, les années passent et la pression de chasse reste forte.
La démission du ministre Nicolas Hulot a mis en lumière le triste sire Coste que nous connaissons bien. Voilà 20 ans qu’il sévit au grand jour et qu’il corrompt à sa guise les esprits des décideurs. Avec le ministre Hulot il est tombé sur un os et a commis une faute qui pourrait coûter cher au monde de la chasse.
A l’initiative de l’association One Voice un rassemblement associatif et une manifestation auront lieu à Paris place de la République le 13 octobre, pour exiger « une réforme radicale de la chasse ».
Le RAC s’associera à ce rassemblement et cette manifestation pour faire connaître son argumentaire en faveur de l’abolition de toute forme de chasse et ses propositions pour une France sans chasse.

2 - COSTE : un individu méprisable !

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/lobbyiste-de-la-chasse-en-france-conseiller-officieux-d-emmanuel-macron-qui-est-thierry-coste_2618930.html

3 - Un bouc émissaire tout trouvé : le sanglier

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/sangliers-ravages-dans-nos-campagnes_2925531.html

4 - Quand l’eau finance les promesses présidentielles faites aux chasseurs

On croit boire de l’eau…et en fait on avale des promesses!

Les agences de l’eau voient leur trésorerie ponctionnées à hauteur de 500 millions d’euros dont 280 millions pour financer l’Agence Française pour le Biodiversité (AFB) et pour l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS).

L’ONCFS est l’organisme au service des chasseurs, il est géré par les chasseurs. Le financement de la diminution par deux du prix du permis de chasser, promise par M.Macron, passe par là.

Les agences de l’eau ont leurs moyens en diminution, alors qu’elles sont là pour initier une utilisation rationnelle des ressources de l’eau, pour lutter contre la pollution et pour protéger les milieux aquatiques. Une mission de service public. Tout le contraire de l’ONCFS au service des seuls chasseurs.

Les moyens des agences de l’eau proviennent des redevances des usagers (redevance de prélèvements et redevance de pollution). Tout un chacun paie ces redevances et finalement, par un tour de passe-passe, finance la chasse !

5 - LA CHASSE : Un préjudice écologique important

La chasse est à l’origine d’un important préjudice écologique, régulièrement dénoncé par les associations de protection de la nature et les scientifiques.

Elle a un impact quantitatif sur la faune, de manière directe par la mortalité occasionnée, ou indirecte par les dérangements provoqués.Chaque année, environ 40 millions d’animaux sont tués en France par les chasseurs. En un simple weekend de chasse, ils tuent environ 300 000 oiseaux, soit autant que le nombre estimé de victimes de la marée noire de l’Erika. Le dérangement engendré par les chasseurs induit également une baisse des populations car il cause une modification de la distribution géographique des espèces (très visible chez les oiseaux d’eau), des pertes d’énergie provoquant une diminution de survie (diminution du temps de repos et de nourrissage, augmentation du temps de surveillance et de fuite), ainsi qu’une baisse du succès de reproduction.

En modifiant le comportement et l’état de santé des animaux chassés, la chasse a aussi un impact qualitatif non négligeable sur la faune. Des scientifiques ont observé qu’elle sélectionne, pour certaines espèces, au fil des années, une population d’animaux craintifs et stressés, aux distances de fuite anormalement élevées. Ces animaux, sensibles au dérangement, forment une population fragilisée et démographiquement peu dynamique. L’usage de cartouches au plomb a provoqué le saturnisme, maladie ayant contaminé plus de 60 % des individus de certaines espèces de canards. La plupart des espèces chassables étant en régression, les chasseurs lâchent chaque année dans la nature environ vingt millions d’animaux élevés (perdrix, faisans, lièvres, canards…) afin de pouvoir perpétuer leur activité. Cette pratique désastreuse affaiblit les dernières populations naturelles par l’apport de maladies issues des élevages, perturbe les écosystèmes et cause une grave pollution génétique de la faune.

L’argument de la prétendue “régulation” est, comme nous le démontrons ici, une véritable imposture.

6 - LA CHASSE : Une activité contraire à l’éthique

De nos jours, en France, la chasse n’est plus pratiquée par nécessité ; c’est une activité ludique qui consiste à traquer et tuer des animaux.

Or, chacun sait que les animaux pourvus d’un système nerveux sont des êtres sensibles ; ils éprouvent des sensations, des émotions, des sentiments (plaisir, peur, souffrance…).

La démarche est intentionnellement agressive, la mort est recherchée, il s’agit d’une négation de ce caractère sensible de l’animal.

On ne peut faire de la souffrance et de la mort un amusement. On ne peut à la fois prôner la solidarité, la bienveillance, la non-violence, le respect du vivant, et permettre la chasse. Elle est l’école de la violence, de la passion des armes, du goût de tuer.

Un loisir qui consiste à mettre à mort des animaux est inacceptable.

7 - Une source de gêne et d’insécurité

Les chasseurs, alors qu’ils représentent une minorité (1,7 % des Français), accaparent et insécurisent la nature.

Ils gênent voire empêchent la pratique d’autres activités de plein air. On imagine mal un promeneur, cavalier, VTTiste, joggeur, ramasseur de champignons, s’adonner sereinement à son loisir lorsqu’il se retrouve entouré de chasseurs.

De nombreuses personnes hésitent à se promener pendant l’ouverture de la chasse, de peur d’être victimes d’une “balle perdue”. En effet, chaque année, environ 180 personnes sont tuées ou blessées, soit l’équivalent de plus d’une par jour en période de chasse.

La chasse est le seul loisir qui tue ou blesse fréquemment des personnes ni pratiquantes ni spectatrices.

 

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