Pour l'union sans Macron : Signez Macron démission !

Le site vient d'être lancé à l'initiative de Gérard Filoche et de la revue Démocratie & Socialisme. A travers les réseaux sociaux, cela peut avoir son impact, on ne sait jamais, il ne coûte rien de signer à défaut d'avoir un grand mouvement social d'ampleur, ce que le gouvernement de François Hollande craint plus que tout. Il reste peu de temps avant 2017, alors tout les moyens son bons pour éviter la catastrophe sociale inévitable si l’exécutif ne change pas de cap.

Si vous en avez assez d'un ministre de l'économie qui multiplie les déclarations méprisantes à l'égard de l'électorat de gauche, qui traite de « foyer infectieux » les militants socialistes qui veulent une réorientation politique, allez toutes et tous signez sur le site Macron démission !

Faisons ensemble le maximum afin de virer ce fossoyeur social qui trouve regrettable que la figure d'un roi constitue la grande absente de la politique française et trouve par là, que « la démocratie comporte toujours une forme d'incomplétude ». Macron traite les salariés de Gad d'illettrés, multiplie les perles depuis qu'il est en place, sur l'assurance chômage, les 35 heures, la fonction publique. Il le dit lui même : « mon job n'est pas de sauver les emplois existants.» 

Il n'est pas là pour les 17 millions de salariés du privé, les 5,5 millions du public, les 15 millions de retraités, les 6 millions de chômeurs.

Non, c'est l'homme au 3 CDD de suite, comme un CPE en 18 mois. C'est l'homme qui a besoin de deux 49.3 pour faire adopter sa loi minoritaire, la loi Macron. Ne croyez pas à la fable d'une France de PME, PMI, TPE, ETI. Elles sont dépendantes à 80% de donneurs d'ordres, de grands groupes. C'est l'homme qui représente les 1000 entreprises de plus de 1000 salariés, celles qui produisent près de 50% du PIB et même au delà ; les 217 entreprises de plus de 5000 salariés, le top du top, l'élite à ses yeux. La petite boîte où il n'y a pas de vestiaires, de réfectoires ou de toilettes, très peu pour lui.

Entre celles et ceux essayant de vendre leur force de travail le plus chère possible et ceux qui veulent l'acheter la moins chère possible, il existe un code du travail qui permet de réguler ce rapport de force inégal entre exploités et exploiteurs. C'est ce code du travail que Macron s'emploie à démanteler avec Valls et l'aide de Jean-Denis Combrexelle - qui avait déjà dirigé la « récodification » du code en 2008 - ainsi que Bruno Meittling, DRH d'Orange, dont le rapport est décortiqué ici.

Par ailleurs, celui-ci se place à l'antithèse de l'esprit Républicain. L'idéologie du personnage est révélée entièrement ici par Jean François Claudon de D&S, dont voici l'extrait suivant :

« Ce qui frappe également dans la confidence de Macron, c’est qu’elle nous ouvre par ailleurs sur l’arrière-monde idéologique de notre « philosophe ». Il aurait été légitime de penser que ce banquier se considérait globalement comme un héritier de l’orléanisme du XIXe siècle, c’est-à-dire de la faction monarchiste la plus libérale qui finit par rallier la république dans les années 1880. Mais, grâce à sa déclaration, le masque du banquier orléaniste tombe et nous pouvons contempler le véritable visage d’Emmanuel Macron : celui d’un réactionnaire sur toute la ligne. Il affirme en effet que « le peuple français n’a pas voulu la mort [de Louis XVI]. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif  ». Ainsi, le trône de France, renversée par une minorité d’activistes le 10 août 1792, a été définitivement détruit par les conventionnels qui, en votant la mort du roi sans en appeler au peuple, ont violé les droits de la majorité silencieuse. Macron nous refait sans pudeur le coup du « bon peuple » attaché à ses valeurs communautaires traditionnels – donc à la figure royale – contre les élites nouvelles perverties par les idées abstraites des Lumières. Nous ne sommes plus chez Guizot, nous sommes passés avec armes et bagages chez Maurras ! Par sa confidence, Macron nous révèle donc son appartenance, non à l’orléanisme qui est finalement le patrimoine commun du centre-droit et des sociaux-libéraux, mais au courant de la vieille droite contre-révolutionnaire incarnée par l’Action Française ! »

Bien que Valls lui témoigne son « je le soutiendrai jusqu'au bout !», Macron va vite devenir un problème pour Hollande si les choses s'amplifient en dépit des sondages d'OpinionWay pour Le Figaro qui sont aussi représentatifs que peut l'être la constitution pour ses concitoyens. Martine Aubry a donné le ton avec « Macron ? Comment vous dire...ras le bol ». Elle a raison, allons plus loin et disons simplement que Macron n'est pas socialiste. En accord avec ses idées, Macron ne cotise plus au parti auquel il se réclame. Par conséquent, par ses actes, ses déclarations, ses idées, son isolement parlementaire et ses deux 49.3, il doit démissionner !

Dans une République, un banquier ministre de l'économie, c'est dangereux. Sa famille, c'est Rothschild, pas la gauche, pas le PS, pas le salariat.

Macron peut faire du Guizot à Las Vegas en disant aux jeunes d'avoir envie de devenir milliardaire. Mais n'est pas Guizot qui veut ! Gageons qu'il en aura le retour plus tôt qu'il n'y paraît.

 

 

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