Incontinence des avatars (1)

 

Naissance de l’avatar

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Petit Robert : « avatar
1- Dans la religion hindoue, chacune des incarnations du dieu Visnu (-J’aurais au moins appris ça aujourd’hui : ce n’est pas de cet avatar là dont je veux parler, mais je le garde sous le coude, ça peut resservir-)

2- Métamorphose, transformation (- ça commence à se rapprocher mais ce n’est pas encore ça-) »

Wikipedia : « En informatique et dans les jeux vidéo, un avatar est un personnage représentant un utilisateur. L'avatar peut se réduire à un portrait, comme sur un forum ou dans une messagerie instantanée, ou encore être un véritable acteur interactif, contrôlé par l'utilisateur, comme dans les jeux vidéo. »

 

 

Voilà, on y est sauf que pour faire naître mon avatar, il faut poser son cadre, son univers. Les avatars de jeux vidéo ne m’intéressent pas, second life non plus, du moins, pas ici. Les participants à ces mondes virtuels ont trouvé un moyen de prolonger leur adolescence, ou, parfois sont en train de développer une pathologie.

 

 

Internet, dans sa globalité, a été une révolution incontestable.Elle a dépassée les philosophes qui ne s’en sont pas encore réellement préoccupée. Les auteurs passés de science-fiction et d’anticipation, tellement prolixes et riches d’imagination ne l’avaient pas prévu. Ils avaient pensé, évidemment, aux mondes virtuelles, au rapprochement communicationnel (visioconférence) mais ils n’avaient pas réellement anticipé le renouveau communicationnel et culturel. Les points de convergence de milliers d’entités, de milliers de « moi », que sont les forum, les « communautés » numériques (du genre médiapart), sont la réelle manifestation de cette révolution. La technologie peut encore évoluer mais la révolution s’est posée là.

 

 

Alors l’avatar naît d’un prolongement du « moi ». Je n’en doute plus : je suis « moi » dans la communauté numérique, je vis dans la communauté numérique, mon avatar n’est pas un double, il ne me représente pas puisque je l’ai investi. Mon avatar, c’est vrai, ne travaille pas, ne se nourrit pas, n’a pas de relation sexuel… Et surtout, il n’a pas d’inconscient. Il n’est que pur esprit.

 

 

L’avatar, donc ce « moi » spirituel (je n’y reviendrai pas), vit dans cet espace-temps, celui dans lequel je suis lu, ce qui le différencie de « moi » qui vit dans un monde où le temps est absolu (laissons Einstein de côté), où d'ailleurs, ce temps m’est compté.

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