Je m’appelle Griffîn, j’ai 32 ans et je fais partie de la génération des années 90. Aujourd’hui, ma vie est marquée par des difficultés qui ne sont pas toujours visibles de l’extérieur. Je suis sans domicile fixe, et chaque jour est un combat pour trouver un abri, un repas, un peu de réconfort. Dans ce contexte, je cherche un soutien adapté à ma santé mentale et j’ai contacté un hôpital psychiatrique afin de pouvoir être accompagné et recevoir l’aide nécessaire pour traverser cette période difficile.
Ma fille est au centre de ma vie. Elle a récemment subi une opération et se bat contre le cancer. Voir sa force et son courage face à l’épreuve me touche profondément et me pousse à continuer malgré mes propres difficultés. Être père dans ces circonstances est à la fois une source de joie immense et de grande inquiétude. Chaque instant passé avec elle me rappelle pourquoi il est essentiel de ne pas abandonner.
Les hôpitaux, qu’ils soient pour ma santé mentale ou pour le suivi médical de ma fille, sont devenus des lieux centraux de ma vie. Ils représentent à la fois un soutien, une aide concrète, et parfois des instants de fragilité où je me sens à nu face à mes limites et à mes peurs. Mais ces expériences m’enseignent aussi la résilience : la capacité à continuer, à chercher de l’aide, à accepter le soutien que l’on me propose et à puiser dans les relations humaines pour tenir le coup.
Je ne suis pas seul dans cette traversée. Mes proches sont présents, et leur amour est un pilier essentiel. Même dans les moments les plus sombres, savoir qu’il y a des personnes qui me soutiennent, qui me tiennent la main ou simplement m’écoutent, me donne la force de continuer. Leur présence me rappelle que je ne suis pas défini par mes épreuves, mais par la manière dont je continue d’avancer malgré elles.
Ma vie aujourd’hui est un équilibre fragile entre l’incertitude et l’espoir, entre la lutte pour survivre au quotidien et le désir de profiter des instants de joie avec ma fille et mes proches. Chaque jour est une nouvelle étape, un nouveau combat, mais aussi une nouvelle possibilité de trouver de la lumière dans les gestes simples, dans les sourires, dans les petites victoires sur l’adversité.
Je souhaite que mon histoire soit entendue telle qu’elle est : un témoignage de lutte, de résilience, mais aussi d’amour et d’humanité. Elle n’est pas seulement celle d’un homme en difficulté, mais celle d’un père, d’un fils, d’un ami, qui continue d’avancer malgré tout et qui croit, même dans les situations les plus compliquées, que l’on peut trouver de la chaleur, du soutien et de l’espoir au milieu des épreuves.