C’est Siné qui l’a écrit, dans sa zone d’aujourd’hui. Merci à lui, pour ça, et tout le reste…
« Au tour de François Maspero ! La Camarde est gourmande, la salope !
Elle ne se rend pas compte du mal qu’elle fait, de la tristesse qu’elle provoque avec son appétit insatiable.
Elle se contrefout de la peine qu’elle suscite.
Elle fait son sale boulot sans regrets. Les remords, elle connait pas.
La compassion, elle n’en a rien à branler, ni pour ceux qu’elle choisit ni pour ceux qui restent et qu’elle laisse en sursis !
La pitié, c’est pas son truc.
En cela, elle ressemble assez aux huissiers ou aux banquiers.
J’aimais beaucoup Maspero et respectait profondément son courage et ses convictions. Il ne reste plus beaucoup des gens de cette trempe(…) ». Lire la suite de la zone de Siné sur SINEMENSUEL
Et oui c’est vrai que la mort est une vraie salope qui nous les enlève les uns après les autres, ceux que nous aimons.
En même temps quand c’est la série, on se dit qu’ils ont de la chance tous ceux qui se barrent en même temps. Je ne sais pas s’il y a un petit salon avant le rien, une espèce de salon d’attente avant de disparaître, si c’est le cas, il était plutôt encombré ces derniers jours. Qu’est-ce qui s’racontent ceux qui s’y retrouvent le même jour, c’est ça qu’il faudrait savoir et qu’on ne saura pas. Personne ne sait ces choses, et surtout pas ceux qui prétendent savoir. Nous qui restons avec notre triste émoi, nous savons le manque et cette certitude, que notre tour viendra. Il suffit d’attendre. Tout le monde y passe un jour ou l’autre. Et contre ça, personne ne peut rien, ni les connus ni les anonymes, ni les riches ni les pauvres. Alors puisque nous sommes toujours en vie et en attendant que d’autres qui resteront après nous diront de nous du bien ou du moins bien, on va essayer de continuer, dans la joie, celle qui nous donne la force de nous battre pour plus de justice et plus de fraternité, ici et partout.