Je vous ai regardée et écoutée tout à l’heure chez Denisot. Pas tout, je l’avoue. Au début je me suis éloignée de mon poste de télévision, instinctivement. Comme je le fais quand je vois Copé, Lefèvre ou Sarkozy. Et j’ai fait un effort et je ne suis pas déçue de l’avoir fait.
Votre discours est aussi creux qu’un tambour. C’est pour ça qu’il résonne aussi loin. Vous n’avez rien à dire. Vous vous écoutez parler. Vous êtes en représentation. A part la haine de l’autre, vous n’avez rien à proposer.
Depuis 2002 où j’ai vraiment eu peur dans mes tripes que votre parti arrive au pouvoir et que tout s’est dégonflé comme un vieux ballon ridé après que nous ayons tous voté pour Chirac qui ne demandait que ça, je sais que jamais vous ne serez au pouvoir dans notre pays.
Maintenant que je vous ai regardée et écoutée, je sais pourquoi. Vous n’avez rien de sérieux à dire. Les gens se servent de vous pour rigoler, pour mettre des claques et des avertissements au gouvernement et aux politiques, comme on se défoule dans une cours de récréation. Ca n’ira jamais plus loin.
Vous n’avez pas honte de ce qu’à pu dire votre père. Vous l’avez affirmé. Le détail et le four crématoire en passant par d’autres horreurs, ne sont pour vous que des vieilles lunes et des mauvais procès.
Vous êtes favorable à la peine de mort et organiserez un référendum, avez-vous dit, comme s’il était possible alors même que la France a signé un traité européen qui l’empêche de revenir là-dessus.
Vous voulez plus de pouvoir pour l’Etat, plus de sécurité, plus de répression. C’est bon, ça on l’a déjà, et on a vu que ça ne fonctionne pas et par un maître d'oeuvre autrement plus redoutable que vous. Presque tout ce dont vous nous menacez, on le vit déjà depuis bientôt dix ans et on va bientôt en être débarrassé parce que justement, trop, c’est trop et que les Français n'en peuvent et n'en veulent plus.
J’ai compris un truc qui m’a remplie de joie en vous regardant c’est que la gauche cette fois, va vraiment gagner les élections.