Et vous, pourriez-vous être espionné ?
C’est la question que pose Libération dans un test que chacun peut faire…
Pour information il vaut mieux aller jusqu’au bout du test en disant à chaque fois que vous n’êtes pas concerné, histoire de vous informer. Moi par exemple j’ai répondu que oui ça pourrait m’arriver de me retrouver dans une manifestation contre des violences policières… Et j’ai dû tout recommencer pour connaître toutes les questions.
Ce que je me suis dit à la fin de ce test c’est que tout cela existe déjà dans les faits, je n’en doute pas. Sauf que c’est fait de manière sauvage et non encadré j’imagine. Comment en douter ?
La dernière remarque concerne Internet et la possibilité par cette loi, de nous suivre à la trace quand nous surfons. Et ça aussi c’est déjà fait, comment en douter ? Il suffit d’aller sur n’importe quel site, même une première fois, on fait référence à votre ville par exemple. Si on ne veut pas être tracé, il y a un moyen, c’est de ne pas surfer sur le Net.
Le flicage existe de fait et depuis fort longtemps. Jusqu’à quel point ? Je ne sais pas. Les caméras de surveillance placées dans les villes à chaque carrefour, dans tous les magasins, nous surveillent de manière abusive depuis des lustres. Ça me fait penser à ceux qui nous racontent que si vous voyagez dans les pays du Golfe ou dans les pays de l’Est, dès que vous vous arrêtez en voiture parce que vous vous êtes trompé de chemin, avant que vous ayez eu le temps d’ouvrir une carte ou de sortir votre téléphone pour vous renseigner, vous êtes entourés de flics prêts à vous aider… C’est que donc vous étiez surveillés, suivis… Ça glace le sang d’y penser. Et penser qu’on ne peut pas faire un mètre, en liberté. Ce n’est pas (encore) le cas chez nous. Chez nous vous pouvez vous perdre sur une route et rester perdus des heures et tout le monde s’en fout. Et on dirait presque c’est tant mieux. Sauf bien sûr pour celui qui est concerné…
Tout ça pour dire que ma liberté, non je ne m’en fous pas.
Que je sais aussi que toute la surveillance du monde n’empêchera pas des cinglés de tuer. Et que ça peut m’arriver. Je peux aussi mourir de maladie ou dans un accident. Vivre c’est prendre le risque de mourir.
Que si ce gouvernement ne faisait rien, on l’accuserait de laxisme. Que s’il prend des initiatives on s’élève pour crier au scandale. La liberté totale engendre de l’insécurité maximale. Vive la liberté. Et chacun se débrouille avec ses peurs, réelles ou imaginaires… Car ce sont bien elles, nos véritables ennemies. Peur de mourir, peur de manquer… Ceux qui s’en servent pour nous asservir, le savent depuis la nuit des temps.
Ce que le président devrait dire au peuple c’est ça : Braves gens, chers compatriotes, nous vivons une époque où tout est possible. Le meilleur comme le pire. Vivez chaque jour pleinement, comme si c’était votre dernier. Pour ne jamais avoir de regret.