Accident Nucléaire du réacteur de Halden en Norvège : Que font les médias?

IL est très difficile de se procurer des informations sur l'accident survenu le 24 octobre 2016 sur le réacteur de Halden en Norvège. Un nuage d'iode 131 survolerait l'Europe, et pourrait contaminer une énorme quantité de végétaux, bestiaux, ainsi que la population. A deux mois des élections présidentielles, on peut se demander ce que font les médias.

Il est très difficile de se procurer des informations sur l'accident survenu le 24 octobre 2016 sur le réacteur nucléaire de Halden en Norvège,

qui a été cependant signalé officiellement par les autorités Norvégiennes.

Un nuage d'iode 131 survolerait l'Europe, et pourrait contaminer une énorme quantité de végétaux, bestiaux, ainsi que la population, les enfants étant les premiers concernés.

A deux mois des élections présidentielles, on peut se demander ce que font les médias.

Rétention d'informations suite à des pressions des lobies nucléaires?

Désintéressement des incidents routiniers du systême nucléaire vieillissant?

Tendance à traiter en premier les sujets faciles comme la campagne présidentielle?

 

Je suis abonné à Médiapart depuis 6 mois. J'aime à penser que le journal est indépendant du moins financièrement. Mais au niveau idéologique?

Comment est-il possible que Médiapart ainsi que les journaux "majoritaires" de l'actualité n'aient pas évoqué l'incident du réacteur de Halden survenu il y a déjà 6 mois?! ni même la concentration anormale d'Iode 131 dans l'air Européen suite à un relevé en janvier?

 

je cite le journal Libération, seul journal à ma connaissance à avoir pris la peine (ou le risque) d'écrire sur ce sujet.

27/02/2017 – Frantz Durupt

 D’où viennent les traces d’iode radioactif relevées dans l’air en janvier ?Entre le 18 et le 26 janvier, l’air français a contenu suffisamment d’iode 131, un «radionucléide d’origine artificielle», pour que cela soit détecté, a annoncé le 13 février l’Institut (public) de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). La France n’était pas la seule concernée : le réseau européen Ring of Five, dont fait partie l’IRSN, a également relevé la présence d’iode 131 en Allemagne, Pologne, Finlande, Autriche et Espagne.Autant le dire tout de suite : dans aucun de ces pays les quantités relevées ne posaient un problème sanitaire.«Les niveaux en iode 131 particulaire en France n’ont pas dépassé 0,31 milibecquerels par mètre cube d’air», a noté l’IRSN. Concrètement, c’est 1 000 fois moins que ce qui a été relevé aux environs de Fukushima, au Japon, en 2011, précise à Libération Jean-Christophe Gariel, directeur de l’environnement à l’IRSN. A quoi s’ajoute que la demi-vie («half life») de l’iode 131, c’est-à-dire la période au bout de laquelle sa quantité a diminué de moitié, soit huit jours.Des théories battues en brècheMais pendant une semaine, on s’interroge : d’où est donc venue cette concentration inhabituelle ? Et l’on s’inquiète un peu aussi : ce radionucléide est l’un de ceux qui se répandent en grande quantité dans l’atmosphère en cas d’accident nucléaire. Mais il est également émis tous les jours par les usines produisant des traitements médicaux s’appuyant sur lui. Il sert notamment à la réalisation de scanners corporels. "

Ma question est simple :

 

Médiapart serait-il tellement indépendant, qu'il pourrait choisir de ne pas traiter de sujets tels que celui-ci? 

 

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