Guillaume Corpard
Conférencier, auteur, musicien, réalisateur
Abonné·e de Mediapart

13 Billets

0 Édition

Billet de blog 10 mars 2020

“Sois le changement que tu veux voir dans le monde”

Une partie de l’humanité s’éveille. Les illusions tombent, une à une. Jamais nous n’avons autant convoqué l’universalité, la fraternité et l’amour. Jamais la Terre ne porta sur elle autant de voix pour la Paix !

Guillaume Corpard
Conférencier, auteur, musicien, réalisateur
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Nos moyens de communication, aussi bien dans le visible que dans l’invisible, multiplient la vitesse de notre volonté d’unité. Pensez à la violence régnant il y a quelques siècles : les gens étaient isolés dans leurs villages, au fond de leurs campagnes ou de leurs montagnes… Tout allait très lentement, rien ne bougeait à l’échelle d’une génération. Pour ne rien arranger, la loi du plus fort supprimait tout espoir d’amélioration rapide et mondiale. Aujourd’hui, nos outils sont inédits.Nous avons avancé sur de nombreux points, même si la folie actuelle nous empêche de le voir distinctement. Le mouvement est la loi, et nous continuerons d’évoluer, quoi qu’il arrive. Cependant, notre situation est à présent très spéciale : nous avons l’occasion de faire un vrai choix.

Pour la première fois de notre histoire peut-être, nous pouvons décider collectivement :

- de viser consciemment le meilleur,

- ou de continuer de fuir le pire…

Ce sont deux attitudes opposées, existant aussi à l’échelle individuelle : soit nous décidons de prendre des décisions positives pour construire le meilleur dans nos vies, soit nous nous contentons du « moins pire », tétanisés par nos angoisses et la peur du lendemain… Tout en sachant que le « moins pire » finit toujours par devenir le pire…

À l’échelle collective, nous arrivons à un croisement : nous pouvons emprunter la route de la paix et de la sagesse, ou celle de l’inconscience, provoquant luttes et rapports de force, encore et encore. Le nouveau modèle que nous allons proposer au monde est crucial : il va définir notre prochaine destinée.

Notre époque n’est sans doute pas la plus simple à vivre. Nous devons prendre nos responsabilités pour tracer des chemins inconnus. Vu de cette manière, cela paraît très compliqué. Mais au lieu de penser à « grande échelle », pensons déjà à l’échelle individuelle.

Gandhi, ainsi que des sages comme le Bouddha ou Lao Tseu, disaient en substance : Sois le changement que tu veux voir dans le monde.

Notre attitude personnelle est cruciale. En effet, la paix est porteuse de paix. La violence appelle la violence, même quand elle est utilisée au nom de la justice. On éteint le feu avec de l’eau, non avec du feu ! Autrement dit, la violence ne s’éteindra qu’avec l’amour. Si nous voulons être réalistes et efficaces, il est donc préférable de cultiver l’amour en nous. Évidemment, ceci est plus difficile que le recours à la colère ou à l’énervement, accompagnés de jugements et de mépris. L’amour requiert plus d’efforts et de remise en question, du moins au départ.

Cependant, je suis certain que l’amour transformera notre monde. En tout cas, il me semble que notre monde n’a jamais été aussi prêt.

Si vous n’y croyez pas, qui le fera pour nous ?

Être pacifiste et cultiver l’amour n’exclut pas de se défendre, défendre les autres, ni d’être intelligent. Un non-violent n’est pas nécessairement naïf, docile, obéissant ou aveugle. Les détracteurs de la non-violence n’ont souvent pas compris la puissance et la profondeur de l’amour, dans l’intention. On peut être pacifiste, tout en élaborant des stratégies pour obtenir les meilleurs changements possibles.

Souvent, on prend l’image de Jésus « tendant l’autre joue », pour ridiculiser l’idée de la non-violence. Or ce que l’on comprend mal, c’est que Jésus « ne tendit pas l’autre joue », mais « montra l’autre face ». La face consciente, spirituelle. La force intérieure de l’amour, le détachement vis-à-vis de l’agression extérieure : voilà ce qui peut inspirer le monde. Au lieu de riposter avec la même méthode, la même force, la même bêtise que son agresseur et ainsi ne jamais cesser les conflits, il est nettement plus puissant d’emprunter une autre voie : celle de la sagesse, du détachement et de la bienveillance.

Nous nous inspirerons les uns les autres avec la bonté mais nous n’emmènerons personne sur le long cours avec la haine au coeur.

Avec tout mon amour,

Guillaume Corpard,
Auteur du livre “Un cri pour la Terre”

* “Un Cri Pour La Terre” est disponible dans toutes les librairies et sur le site des Éditions Parhélie en suivant ce lien : http://editions-parhelie.com/index.php/un-cri-pour-la-terre/

- Facebook : https://www.facebook.com/GuillaumeCorpard.officiel/

- YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCJus84VQwUD7gTXeG0P1FLw/?sub_confirmation=1

- Twitter : https://twitter.com/guicorpard

- Instagram : https://www.instagram.com/guillaume_corpard/

- Linkedin : https://www.linkedin.com/in/guillaume-corpard-9b874589/

- Blog : https://guillaumecorpard.com

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Justice
À Rennes, la justice malmenée
En pleine mobilisation du monde judiciaire, des magistrats rennais racontent leurs désillusions et leurs regrets face à leurs propres insuffisances. Cernés par les priorités contradictoires, ils examinent chaque dossier en gardant un œil sur la montre. 
par Camille Polloni
Journal
Hôpital : « On prêche dans le désert, personne ne nous entend »
Les hospitaliers ont, une fois encore, tenté d’alerter sur les fermetures de lits, de services d’urgence, la dégradation continue des conditions de travail, leur épuisement et la qualité des soins menacée. Mais leurs manifestations, partout en France samedi, sont restées clairsemées.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal
Valérie Pécresse, l’espoir inattendu de la droite
La présidente de la région Île-de-France a remporté le second tour du congrès organisé par Les Républicains, en devançant nettement Éric Ciotti. Désormais candidate de son camp, elle devra résoudre l’équation de son positionnement face à Emmanuel Macron.
par Ilyes Ramdani
Journal — Extrême droite
Chez Éric Zemmour, un fascisme empreint de néolibéralisme
Le candidat d’extrême droite ne manque aucune occasion de fustiger le libéralisme. Mais les liens entre sa vision du monde et la pensée historique du néolibéralisme, à commencer par celle de Hayek, sont évidents.
par Romaric Godin

La sélection du Club

Billet de blog
J'aurais dû m'appeler Aïcha VS Corinne, chronique de l'assimilation en milieu hostile
« J’aurai dû m’appeler Aïcha » est le titre de la conférence gesticulée de Nadège De Vaulx. Elle y porte un regard sur les questions d’identité, de racisme à travers son expérience de vie ! Je propose d'en présenter les grands traits, et à l’appui d’éléments de contexte de pointer les réalités et les travers du fameux « modèle républicain d’intégration ».
par mustapha boudjemai
Billet de blog
Get Back !!!
Huit heures de documentaire sur les Beatles enregistrant « Let it Be », leur douzième et dernier album avant séparation, peuvent sembler excessives, même montées par Peter Jackson, mais il est absolument passionnant de voir le travail à l'œuvre, un « work in progress » exceptionnel où la personnalité de chacun des quatre musiciens apparaît au fil des jours...
par Jean-Jacques Birgé
Billet de blog
Ah, « Le passé » !
Dans « Le passé », Julien Gosselin circule pour la première fois dans l’œuvre d’un écrivain d’un autre temps, le russe Léonid Andréïev. Il s’y sent bien, les comédiens fidèles de sa compagnie aussi, le théâtre tire grand profit des 4h30 de ce voyage dans ses malles aérées d’aujourd’hui.Aaaaah!
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Sénèque juste avant la fin du monde (ou presque)
Vincent Menjou-Cortès et le collectif Salut Martine s'emparent des tragédies de Sénèque qu'ils propulsent dans le futur, à la veille de la fin du monde pour conter par bribes un huis clos dans lequel quatre personnages reclus n’en finissent pas d’attendre la mort. « L'injustice des rêves », farce d'anticipation à l’issue inévitablement tragique, observe le monde s'entretuer.
par guillaume lasserre