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Billet de blog 12 févr. 2011

Ce soir, un espoir est mort

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Puisque sur 349 votants, 141 ont votés pour un texte oû il est écrit: " "Fondé à partir du départ du PS du courant Mélenchon, le PG a réussi às'installer dans le paysage politique àgauche. Au-delà, l’apparition du Front de gauche, né de l’alliance avec le PCF, signifie la cristallisation dans le paysage politique d’une gauche réformiste antilibérale qui n'a pas coupé les ponts avec le social-libéralisme et qui entend dans le même temps disputer aux anticapitalistes l’espace de la radicalité." Puisque sur 349 votants, 97 ont votés pour un text oû il est écrit: "Parler aujourd'hui publiquement de 2012 comme d'une échéance décisive serait continuer l'erreur et cautionner la campagne actuelle qui vise à rendre subsidiaire les mobilisations. C’est dès maintenant que nous pouvons dire que le NPA ne soutiendra à l’occasion des présidentielles et des législatives que des candidatures clairement anticapitalistes, indépendantes du PS et des partis du Front de gauche, sur une plate-forme lutte de classe, correspondant à la situation du monde du travail, ses besoins et ses préoccupations." Et enfin puisque sur 349 votants, 13 ont votés pour un texte oû il est écrit: "Mais il faut aussi se délimiter clairement du réformisme moribond du PCF et du PG. Non pas laisser croire aux travailleurs qu’il n’y aurait que peu de différence entre eux et nous et qu’il faudrait d’abord et avant tout « l’unité », mais montrer à chaque pas que le PCF et le PG volent au secours du capitalisme (en expliquant aux salariés que les licenciements sont inévitables en temps de crise, en justifiant les journées d’action dispersées et sans lendemain, en défendant la République bourgeoise, etc.)." Puisque c'est tout ce qu'on trouver à répondre, une majorité de ces gens que j'ai soutenu de tout mon coeur pendant deux ans, à l'appel suivant du PG oû il est notament écrit: "L’ampleur et la radicalité du mouvement social contre les retraites confirme également qu’une majorité grandissante de nos concitoyennes et nos concitoyens ne croient pas aux fadaises libérales. Nous l’affirmons depuis la création de notre parti, et la crise capitaliste le rend plus crédible encore : il y a place pour l’affirmation forte d’une gauche de rupture en capacité d’allier radicalité concrète et volonté de gouverner ce pays sur son programme de transformation sociale et écologique. Nous n’attendons pas du Parti Socialiste, toujours plus engagé dans une logique d’accompagnement du système, qu’il conduise à un tel débouché politique. Il compte sur une simple mécanique d’alternance basé sur le rejet de Sarkozy pour gagner les prochaines élections en maniant le bâton du « vote utile ». Les trois échecs successifs aux élections présidentielles des candidats socialistes rappellent combien cette stratégie se révèle à la fois porteuse de reniement mais est surtout incapable de battre la droite. ... C’est dire le rôle qui nous incombe. C’était déjà vrai lors des élections européennes et régionales où nous avons regretté de ne pouvoir conclure un accord national entre les forces du Front de Gauche et votre mouvement. Les excellents résultats de la liste « Limousin Terre de Gauche » ont rendu évident ce que, unis, nous aurions pu espérer sur le plan national. C’est donc encore plus vrai aujourd’hui : alors que le capitalisme s’enfonce de plus en plus dans la crise, nous avons une responsabilité historique. Il nous revient d’être à la hauteur des circonstances, à la hauteur des attentes du peuple. C’est pourquoi nous nous adressons de nouveau solennellement à vous à l’entrée de votre congrès. Il n’y a aucune divergence de taille à nous empêcher de proposer, ensemble, une véritable alternative de gauche lors des rendez-vous électoraux à venir. Bien sûr les mobilisations sociales sont essentielles. Sans elles, nous savons qu’un gouvernement de gauche ne sera pas en capacité d’imposer une véritable politique de transformation sociale et écologique. Mais à l’inverse, l’issue du mouvement social sur les retraites démontre qu’aucune transformation majeure dans ce pays ne se fera sans un débouché politique capable de rassembler une majorité de nos concitoyennes et concitoyens au suffrage universel." Je suis donc forcé de me rendre à l'évidence, de lacher prise, d'abandonner mon optimisme tenace. Forcé d'affirmer avec une grand tristesse, vu l'espoir et l'entousiasme que nous avions tous à la fondation du parti, nous nous sommes fait bernés... Bernés par une vieille garde de la LCR identitaire, sectaire et imbécile, incapable de voir que notre programme n'était guerre différent de celui du front de gauche. Bernés par ces gens qui ont affirmés vouloir rassembler toute la gauche anticapitaliste, bien au delà des révolutionnaires. Je me pose la question aujourd'hui, croyez-vous que plus de 7.000 militants seraient venus si vous nous aviez affirmés dès le départ, que notre parti resterait replier sur soit même, refusant la moindre concession, plus soucieux de conserver sa pureté idéologique que de se battre aux seins des institutions avec la même force que dans la rue. Eh bien non, nous ne sommes pas venus pour ça. On est venu pour lutter au quotidien, toujours en première ligne lors des luttes sociales mais pas que! Nous sommes également venus pour tenter une bonne fois pour toute de virer cette droite depuis trop longtemps au pouvoir, de dépasser cette gauche réformiste depuis trop longtemps égémonique et de participer de toutes nos forces à un programme anticapitaliste digne de ce nom avec toutes les forces prètes à le faire. De toute façon tout ça, ça ne sert pas à grand chose de l'écrire nous l'avons déjà tous compris. Je suis peut être le dernier d'ailleurs à enfin l'admettre. Les derniers camarades non issus de la LCR vont bien entendu dès demain rejoindre les plus de 4.000 qui ont déjà quittés le navir. Toutes nos forces ne sont donc pas perdues, nous avons seulement perdus deux ans... Le nouveau parti anticapitaliste n'a aujourd'hui de nouveau que le nom...

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