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Billet de blog 24 juin 2012

Les chiennes de garde ont encore frappé

Guillaume Hervier
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ATTENTION: Je suis nullissime en orthographe, pour des raison qui me sont propre. Pour ceux qui ne supportent pas les illétrés, passez votre chemin. Sinon lisez-moi, je pense avoir des trucs intéréssants à dire.
Comme les ouvriers ont leurs syndicats, comme les minos ont leurs grand frères, les femmes ont leurs féministes. Eh oui, c'est comme ça. Elles n'ont pourtant rien demandé, mais tant pi. La meute des chiennes de garde est là, toujours prète à monter au front pour les défendre.
Quelle belle connerie de combat ont elles bien pu trouver à mener cette fois-ci ?  
Vous avez aimé celui contre les femmes croyantes portant le voile, toutes repeintes en esclave de leur tyran de mari ? Vous avez tout particulièrement apprécié celui contre le rapeur Orelsan, l'homme violent, et ces miliers de fans féminines écervelées ?
Bien. Alors vous adorerez la toute nouvelle croisade, elle ressort des placards. Mort aux putes, mort à ces criminels d'hommes moches, incapables de séduire, et mort à ces amoureux du sexe, ces dangereux obsédés qui exploitent les femmes.
Mais quelle mouche à donc piquer la belle Najat Vallaud-Belkacem ? Je t'aimais bien Najat, je t'aimais bien. Malheureusement il semblerai que tu es été contaminé par le dangereux virus  du féminisme moderne. Et là, du coup, on va plus être copains du tout.
C'est un concept intéréssant le féminisme. Oui, je vous jure. Il ne s'agit absolument pas de la vilaine démocratie. Non, sinon nous serions obliger de demander aux principales intéréssées si elles se trouvent mécontentes de leur sort, ou pire, quelles solutions elle préconiseraient pour l'améliorer. Non, vous n'y êtes pas. Pour paraphraser le grand Orelsan, mon mentor, le féminisme n'est qu'un groupement de "lesbiennes refoulées, surexcitées. Qui cherche dans leur féminité une raison d'exister."
C'est bien connu, les femmes sont incapables de penser par elles même, alors, on le fait à leur place. Ils n'existent pas de prostituées heureuses dans leur travail ou satisfaite de cet entrée d'argent facil, qui permet de vivre un peu. Il n'y a que des femmes mal traités, exploités par des proxos, ou trop faibles et idiotes pour se rendre compte que vendre son corps, c'est mal.
Qui a le droit d'affirmer ça ? Qui a le droit d'interdire aux femmes de disposer de leur corps comme bon leur semble ? Qui a le droit de faire la morale et de classer l'acte sexuel tarifé comme un crime ?
Alors il y a le problème du proxénétisme. C'est un problème, en effet. Problème que l'on prend une fois de plus à l'envers. Pour illustrer ma démonstration, je vais parler de la drogue. Sujet qui soit dit en passant, je connait très bien, étant moi même un grand adepte de ganja.
La drogue n'est pas bonne pour la santé, elle rend fou, super, interdisons-la. Résultat, les dealers prospèrent, des gamins de dix ans se retrouvent embrigadés dans le business et les consomateurs achètent de la merde, et les bandes rivales s'assacinent. Vous ne pensez pas qu'il serai mieux d'ouvrir des magazins ou l'on vend de la qualité à bas prix, afin de couper les réseaux mafieux de la drogue, non ?
Les putes c'est mal, elles se font exploitées et mal traitées, super, interdisons-les. Du coup les proxos vont prospérer, les clients vont casquer, et les filles des réseaux seront laissées à l'abandon, car illégales. Vous ne pensez pas qu'il serait mieux d'ouvrir des maisons closes comme en Espagne, contrôlées et recontrôlées, afin d'assurer la sécurité et le bien être des filles ?
Bon d'accord, admettons. Tu as raison, les filles ont le droit de disposer de leurs corps, elles seraient mieux protéger par l'état mais les clients, quand même, c'est vraiment de sacré salauds. C'est vrai quoi, pourquoi ces perverts ne sont pas senctionnés. Pourquoi on autorise des hommes à se servir de femmes comme d'un simple objet sexuel ?
Connaissez-vous ces hommes mal chanceux, pas vraiment gâtés par la nature, timides ou pas beaux, sortant d'une déception amoureuse ou je ne sais quoi encore. Connaissez-vous ces hommes mariés, privés d'amour et de tendresse, en quète d'exotisme. Connaissez-vous ces handicapés qu'aucune femme ne désirent ? Non, vous ne les connaissez pas. Sinon, vous sauriez que ces hommes ont besoin des prostituées, comme les déprimées ont besoin de leurs médocs. Vous comprendriez que ces femmes, la plupart du temps conssentantes, qui parfois même prennent leur pied, ne font rien de mal, elles ne font que du bien.
Lachez-nous, laissez-nous prendre du plaisir, chercher le réconfort. Ce sont vos leçons de morale qui opriment, pas la prostitution. Ce sont vos loies imbéciles qui entraînent la violence et rien d'autre. Le sexe est un besoin de l'homme et lorsqu'il en est privé, il est normal qu'il puisse le trouver n'importe oû, sans avoir à enfreindre la loi. Si vous le privé de ce droit au sexe, vous le rendrez criminel.

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