[récit] Rassemblement en soutien à ASSA TRAORÉ

Direction le Tribunal de Grande Instance, pour photographier le rassemblement en soutien à Assa Traoré. Elle comparait pour diffamation, c’est le dernier jour des plaidoieries. Un tweet annonce qu’elle a fait un malaise dans la matinée, mais l’évènement est maintenu. On aura pas plus de détail par la suite.

[récit] Rassemblement de soutien à Assa Traoré, 07.05.21

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Bonne surprise le parvis n’est plus en travaux comme au temps des procès de Charlie Hebdo l’été dernier, plus de barrières, l’espace est ouvert et déjà remplit de monde, par contre il reste des trous béants de terre nue qui attend du vert - c’est comme une compo Mondrian au dallage étrange: un damier de fifty shades of bitume à la place des couleurs. Distrait, moi j’avais pas vu les differences de niveaux à cause du ton sur ton et je manque de me vautrer comme une merde en faisant la marelle sur les blocs de bétons tetris, clairsemés façon « loisir créatif » par le paysagiste sur ce qui ressemble du coup à un bout de terrain vague, abandonné par les ouvriers avant la fin du chantier. En avancant pour rejoindre la foule j’entends deux femmes qui bavardent au milieu des journalistes, qui attendent à l’ecart qu’un truc se passe «…mais avant il défendait des pédophiles lui. -Mais non?? - Eh oui ça les gens ils savent pas ça». Bienvenue au TGI. Un mec galope avec un carton dans les bras, on l’aide à déballer, ce sont des tshirt noirs avec les fameux imprimés Justice pour Adama, ça merch et c’est très bien ça fait passer le message au diapason.

 

Il y a quand meme tout un cordon de Crs qui encadre la place, je longe le rang d’oignon bleu marine, un supérieur arrive et dit « allez les gars on serre on serre! » et ça se sert coude a coude avec les nouveaux renforts prêt à nasser. Il y a beaucoup plus de crs que d’habitude evidement, lors du dernier rassemblement il y avait eu des milliers de personnes, c’était assez impressionant d’apres les photos que j’ai pu voir donc les gars savent pas comment ca va se passer; dans un coin de la place qui donne sur une petite rue il y a une demi douzaine de fourgons de police au cas où ils decident d’embarquer du client. Pres de l’entrée vitrée les gens se massent dans l’attente, une journaliste de RT repète le texte qu’elle a ecrit sur son smartphone à haute voix, comme elle s’y reprend à plusieurs fois elle dit qu’elle est crevée et qu’elle imprime pas mais son caméraman la rassure. On apporte un masque à gaz à un CRS, les autres n’en portent pas. Il fait peut être de l’asthme à force d’utiliser la lacrymo alors un copain prend soin de lui?

 

Rokhaya Diallo est là avec un joli masque pourpre, elle donne des interviews aux journalistes, les vlogueurs s’agglutinent, essaient de cadrer les conversations même si elle est de dos et que ça ne rend rien du tout, elle est très professionelle car elle essaie de répondre comme de rien tandis qu’une dame lui fout son cabas dans les pattes pour s’asseoir en la bousculant un peu, après elle accepte avec le sourire de prendre des selfies avec des jeunes. De loin je comprend qu’elle dit en gros que l’enjeu de ce procès d’intimidation c’est de dissuader tout ceux qui adressent le problème de la violence et du racisme au sein de la police, toujours couverte, et que Adama ne doit pas faire oublier toutes les autres victimes qui ont perdu la vie dans des circonstances similaires.

 

Un peu de contexte : lors de l’acte 36 des Gilets Jaunes, dédié à la cause d’Adama et à travers lui la dénonciation de la repression policière disproportionnée, Assa avait laché une tribune façon Mimile Zola, un J’accuse répété une dizaine de fois où elle égrainait les noms de ceux qui se mettait en travers de l’enquête, comme le préfet Mollens, et les gendarmes auteurs de l’interpellation fatale evidement. Corsé. Difficile de retrouver ce texte sur internet, enfin j’allais abandonner au bout de 5 bonnes minutes - ce qui est énorme en temps internet quoi, surtout qu’un article sur deux qui sort est soit un truc de valeurs actuelles soit la tronche de Jean Messiha, l’apotre du racisme anti-« blanc » des plateaux télés; quand finalement apparait une retranscription. Mais les noms des gendarmes n’y figurent pas, c’est portant l’objet des poursuites en diffamations. Ca a été corrigé? Ca parait très responsable pour les internets, mais bon bravo hein. Rappelons qu'aucun d’entre eux n’est mit ne serait-ce qu’en examen, cinq ans après les faits. Ben quoi? Finalement, quelqu’un prend la parole.

 

Un cercle se forme autour de lui, à l’ombre d’une des fameuses grandes pancartes à la typo baton coloré de Voltuan, un prof remplaçant d’une cinquantaine d’années - poète publié par ailleurs. Connais pas son oeuvre mais ce type aura été de chaque manif que j’ai faite depuis sept ans, sans exception, au point qu’aujourd’hui c’est devenu un lieu commun pour les photographes qui évitent de l’avoir dans leur champs comme si cétait une pollution visuelle, le pauvre il a usé son quart d'heure warholien. Fini les spotlights, mais bon ya probablement pas trop de débouchés quand on est pancarteman.

 

C’est donc un représentant du Comité Adama que je reconnais d’une vidéo de leur compte insta. Il parle de la peur qu’inspire aux officiels l’élan de solidarité et d’empathie pour l’affaire, que l’opinion public les terrifient. De transparence, de campagne d’intimidation. A coté de moi se tiennent deux journalistes de BFM, elles ont pas l’air de trop être interressée - en tout cas elle n’enregistrent rien. «-Putain mais qu’est-ce qu’elle fout là, la Malagré?? -J’en ai aucune idée » lui rétorque mollement sa collègue. (Enora M., ex-presentatrice TPMP dont je connais encore moins l’actu que la carrière, hormis l’extrait ytb chez Ardisson où elle raconte qu’elle a retrouvé le sens de la vie en suivant des pécheurs à Oléron (« ils ont des vrais métiers »), qu’elle est partie se ressourcer en Jordanie - sur quoi Baffie le desperado dégaine un fatality « Tu fais que des traversées du désert toi », sacré Lolo il en rate pas une).

 

Bref, finalement le type qui reprend la parole réveille tout le monde avec son éloquence, en ouvrant cash par le fait que les gendarmes sont défendus par un des avocats de Marine Lepen, donc idéologie toussa. "Il serait mort de la chaleur. Il a osé dire que ce jeune homme de 24 ans, footballeur de haut niveau, qui venait de faire 15km à vélo ce jour là, était le seul à avoir succombé d’un malaise cardiaque à cause de la température. » C’est la honte, la foule hue. L’expert américain mandaté par la famille contredit cette version. Un comité d’expert indépendant en Belgique, a lui aussi affirmer que sans la pression exercée sur sa cage thoracique il n’aurait pas perdu la vie. La version officielle est impossible, il dit qu'il faut enfin se pencher sur les méthodes d’interpellation de la police.

 

Quand je croise le regard du jeune CRS juste à coté de moi le gars détourne le regard. Enfin c’était pas un battle, j’y vois pas un éclat de conscience coupable hein. « C’est de la torture, de la barbarie, imaginez la force et le temps pour écraser comme ça quelqu’un, et surtout la haine. Il faut de la haine pour faire ça. Et il l’ont trainé dans la voiture et jeté à terre menotté dans la cour de la caserne. » Je re-regarde le CRS-qui-sait-que-je-le-regarde, cette fois il esquive en clignant des yeux, il a des tics. Je ne crois pas que ses collègues eux écoutent vraiment.

 

"Je termine ici : en juin 2020 y’a eu révolution anti raciste et on assiste à une contre-révolution, aujourd'hui des militaires appellent à un coup d’état, et nous serions la menace? Nous sommes l’honneur de ce pays, nous ne mettons pas la France en danger. Pas de vengeance, pas de violence, on appelle jamais à ça, on demande juste comme dans toute civilisation démocratique la vérité pour la famille Traoré.

Qu’est-ce que ça veut dire cet appel des anciens gradés? Qu’est-ce que ça veut dire? Nous fusiller dans la rue?

Ils parlent de sursaut patriotique, en fait nous sommes en danger, il ne faut pas attendre qu'un crime de masse raciste se produise, comme en Nouvelle Zélande ou en Norvège. Nous ne sommes pas le problème. Ils ont peur de mettre en avant 50ans de méthodologie!

Ça été dit devant un juge, c’est public, c’est ça qui leur fait peur.

Il n’ya jamais eu d’appel à la violence, juste comment on fait collectivement, ensemble, pour s’organiser! Pour ne plus subir

le fonctionnement de cette machine. Depuis 2016 ils l'exercent sur tout le monde, depuis la loi travail. Maintenant vous vous rendez compte de ce qu’on vit, depuis cinquante ans. C’est 700 personnes qui sont mortes dans ces conditions. Quand un policier qui tire dans le dos, que la balle ressort par l’autre côté, que la balistique le confirme, ils osent dire : légitime défense. Un policier qui comparait pour ça ne devrait plus être considéré comme une victime, c’est un mauvais policier, et on les protège. Ils n'ont pas le courage d’être présent aujourd’hui, soit disant pour leur anonymat, alors que Assa elle, subit des menaces depuis 2016, des campagnes d’appel au viol sur les réseaux. C’est eux qui devrait avoir honte. L’histoire reprend le chemin de la vérité. Les gens commencent à comprendre le fonctionnement de la police. La justice est coupable, et les media qui relaient leurs mensonges, pour représenter les habitants des quartiers en personne violentes comme ils le font. Les militaires ils parlent de colonisation de la France, ils oublient qui a été le colonisateurs, qu’il sont venus dans nos pays! Qu’est-ce que ça veut dire!? » (Une vingtaine de généraux à la retraite, une centaine de hauts gradés et plus d'un millier d'autres militaires appellent Emmanuel Macron à défendre le patriotisme face « au délitement de la France », au « chaos » et « aux hordes de banlieue »). Derrière moi ça fait des « Wouwouw », applaudissements soutenus, une nana à mes cotés dit "Le franc CFA, là! ». Et ça entonne « Justice pour Adama! » puis le slogan plein de sagesse : « Pas de justice pas de paix ». C’est beau un peu, ça se relance deux trois fois par des voix differéntes dans la foule. Le mec termine: "Et applaudissez les femmes qui se battent! ».

 

Une militante de la CGT arrive et parle d’un autre sujet total, comme d’habitude il se greffent au wagon, ce qui a pour conséquence de dilluer le message comme d’hab, surtout au niveau des média parresseux. Les pros de la divergence des luttes. « Votre combat c’est aussi NOTRE combat, je veux vous parler des femmes de ménages en grève du groupe Accor. » C’est une situation difficile et pas nouvelle, ça fait un 20 mois qu’elles se battent fièrement contre les sous traitant d’Accor. « Elles doivent faire en moyenne de trente chambres à faire par jour pour 900e par mois! » On comprend pas trop ce qu’elle propose, ça dénonce énervé et ça glisse des réfs fragiles à l’affaire Adama, à Assa en tant que femme, des trucs comme ça pour pas paraître trop en hors piste, mais bon elle dit pas qu’un procès aux prud’hommes s’est ouvert le mois dernier concernant le doss, et que les négos, surement très dures c’est sur, sont désormais engagées. "Assa une force admirable qui force le respect, son énergie est la nôtre..." J’aperçois Eric Coquerel avec son écharppe tricolore, je vois pas d’élus d’autres partis. "C’est pas parcequ'on vient des quartiers qu’on doit aussi torcher vos cul! ». Punchline. Applause. Ça se déploie sur ma droite avec les boucliers transparent anti-émeute, avec leur forme en rectangle qui fait penser aux légionnaires romains dans Astérix. Je vais fumer une clope en retrait, près des gens qui discutent accroupis sous le drapeau « Occupation Odéon ». Un type se filme en selfie avec trois doigts, comme un truc de gang, c’est quoi? Je me demande si ça a une signification, il garde la main en l’air comme ça l’air sérieux un moment, en écoutant le discours. J’y retourne.

 

Les gens sont ultra polis et attentifs. Les gens plus ou moins sympas se faufilent pour s’approcher ou sortir, c’est le bal des journalistes. Un type en costume à carreau très chic avec des binocles rondes se fraiye un chemain brusquement, il est tout petit (il fait une tête de moins que moi donc bon) et il a l’air excédé. Je me dis que c’est un avocat car il a une attitude de mec indigné, comme s’il était chez lui et qu’il y pouvait rien mais qu’il en pense pas moins. Foutus hippies, qu’il doit se dire (il est pas tout jeune).

Un type costaud me dit "Moi le jour où je m’énerve pour ça je vais chez le psy direct. - Ouais c’est censé, t’es pas prêt d’y aller je pense. » Je le verrai plus tard quitter la place avec une femme qui marche avec une canne, plus tôt elle voulait faire une selfie avec Rokhaya mais elle a pas su trouver le timing entre les journalistes qui la saluaient genre ils sont copains.

 

On repart avec le Npa, qui dit « il ya justice de race et justice de classe! Faut pas l’oublier. (…) En 40 ans de militantisme, j’ai jamais vu ça, cette guerre. C’est plus violent que jamais cette répression ». Une jeune fille fait remarquer à ses potes « Bah déjà on est filmés là », en pointant du doigt la caméra de surveillance devant le tribunal. J’attend pas la fin du speech non plus, je décide d’aller me promener un peu pour prendre d’autres photos. On est sérrés, *clic clac*, une nana me dit l’air mauvais « C’est pas très agréable ce que tu fais là », et c’est vrai que j’ai prit un peu près de son visage ma photo, enfin on est pas collés non plus, je m’excuse sincèrement car avec mon téléobjectif j’ai pas eu conscience quand je zoom que ca pouvait deranger, de toute façon vu comme elle me regarde je vois bien qu’elle me méprise. Avec son faux calme, je sais pas si elle est vénère parceque j’ai dérangé son champ de vision trois secondes ou parcequ’elle aurait aimé que je manque de courtoisie et qu’elle puisse m’embrouiller. Un type passe comme une flêche et se fait interpellé par un pote "Wallah qu’est-ce qui spasse fréro? -C’est bon elle arrive, vazi dans 5mn!"

 

En attendant Assa Traoré, j’écoute un groupe qui parle de sa vision des choses.

« (…)Y’a plein de trucs comme ça qui perforent le capitalisme, tu vois.

- Ah ouais le comité invisible il parlent de ça…

-Tu sais il a fallu 10 ans pour se construire en Italie, jusqu'en 77, là c’est le plus abouti, regarde avec le mouvement socialiste, là yavait des villes entières autonomes.

-Ça dépend ce qu’on entend par révolution ye'n a qui ont pas marché…Tu parles de révolution libertaire en fait

-Ouais c’était une organisation sans l’état. Ya jamais eu autant dde squat, avec des radios libres...

-On est plutôt comme ça en fait aujourd’hui, c’est plus le dél' maintenant j'crois

-Ouais moi aussi

-C’est pas réaliste de prendre le pouvoir de manière armée, c’est plus possible. Regarde les ZAD en 2016 maintenant les gens ils font leur bail. Les keufs des qu’ils vont voir que y’a des manifs de oufs ils se laisseront pas faire, après ça dépend du nombre mais les GJ c'était minoritaire, il faudrait des millions."

Ça débat du nombre max dans les manifs ronds ponts versus paris.

 

Elle arrive. Bousculade.

Elle sort de l’hôpital, on nous dit. "Interdiction de ramener le micro sous prétexte que d’autres justiciables doivent pouvoir faire des déclarations devant le palais, c’est une honte"

Bouuuuuh! la foule est pas contente, et ya de quoi, encore un micro déni de démocratie au non de la loi (mauvais jeu de mot non intentionnel, sisi promis). Elle est pratique juste quand ça les arrange, on est habitué. C’est assez impressionant son arrivée, on dirait une star de Cannes entourées de paparazzi, surtout des kids avec leurs portables qui filment et des suiveurs. Tout ça se calme grâce au service d’ordre du comité qui entoure Assa : elle démarre malgré l’absence de micro, les gens font silence. Mais soudain ca se bouscule, on entend que le ton monte entre plusieurs personnes. Le type éloquent du comité élève la voix pour calmer le jeu "Laissez le on est en démocratie, ya pas de souci, il peut dire ce qu’il veut, c’est bon laissez le ». Plus tard en me renseignant, on me dira qu’un journaliste en stress a interrompu Assa Traoré pour lui dire abruptement qu’elle était en direct et du coup qu’elle attendait quoi. Bonne technique, c’est la classe pour lui à l’antenne en plus, ce vautour.

 

On est trop loin alors il se produit ce truc absurde dont le XXIeme siecle nous gratifie sans arrêt, ceux qui n’entendent pas regardent en direct sur insta ce qu’elle dit à 5 mètres. Comme je suis pile entre la version live accoustique et la retransmission numerique, avec le différé ça fait un petit concert cacophonique unplugged, j’entends rien, hormis la détermination dans sa voix. Quand même, je distingue sur un des portables d’un groupe d’amis attentifs « On ira jusqu’au bout, même si on doit y laisser la vie, je le dois à mon frère Adama ». Puis une fois terminé son speech, le SO l’escorte jusqu’à l’entrée du palais, où un cordon de CRS s’est massé. Il doivent être quarante. Derrière la longue baie vitrée exterieure qui sert de sas entre les controles d’identité et l’accès intérieur, on aperçoit le poing d’Assa émerger furtivement au dessus de la masse de son escorte, la foule scande son prénom, Assa! Assa! et puis la silhouette disparait, avalée par les grandes portes tournantes du tribunal.

 

Sous le regard moitié ambiancé-moitié dégouté d’un groupe d’adolescente, un gars avec un casque de soldat grec antique en plastique noir et plume jaune, gilet jaune et guitare jaune, entame un air pas désagréable sur sa sèche. Jusqu’au moment où le sempiternel couplet démarre, incontournable ritournelle solipsiste : « On eeest lààà, on est lààà, même si macron ne veut pas nous on est là, (bisx2) Pour Adama on est lààà… »

 

C’est le signal de quitter les lieux, direction la nouvelle entrée toute neuve du métro de Porte de Clichy. Dans l’escalier une horde de flic entoure un anglophone, il a pas l’air de s’en sortir, eux non plus, il dit excédé « So tell me where it is! », un flic en civil lui demande la permission de le prendre en photo, le gars comprend pas pourquoi, et en les depassant je me dis qu’avec cet accent le gars à tenté la méthode de j’ai pas mes papiers jsuis un touriste ils biteront rien, mais pas de bol il a choppé le seul bilingue de la brigade; j’aide à resquier une fille au tourniquet qui a pas de ticket, elle a plutot la confiance vu les circonstances. En rentrant je lirai le J’accuse original de Zola, je ne l’ai jamais lu.

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