Roosevelt 2012

N’étant absolument pas économiste et ne comprenant souvent rien aux débats entre spécialistes, je m’intéresse depuis quelque temps à la réflexion menée par deux grands économistes très pédagogues : Pierre Larrouturou et Patrick Viveret.

Roosevelt 2012, 1er mai © Guy Baudon
N’étant absolument pas économiste et ne comprenant souvent rien aux débats entre spécialistes, je m’intéresse depuis quelque temps à la réflexion menée par deux grands économistes très pédagogues : Pierre Larrouturou et Patrick Viveret. Or il se trouve qu’ils viennent de créer avec des personnalités éminentes et diverses comme Stéphane Hessel, Edgar Morin, Susan George, Lilian Thuram, Claude Alphandéry, Michel Rocard, Bruno Gaccio… le Collectif « ROOSEVELT 2012 ». Aujourd’hui plus de 30000 citoyens, dont moi, les ont rejoints.

Je suis donc allé à leur rencontre près du stand qu’ils tenaient à Maubert Mutualité sur le passage de la manifestation (celle du faux travail !!) du 1er mai et j’y ai réalisé la petite vidéo jointe.

Roosevelt 2012 est un collectif  qui ne demande qu’à s’amplifier et qui prend acte de la grave crise économique que nous vivons, qui ne croit pas à une croissance dans un proche avenir et qui propose 15 solutions à appliquer d’urgence.

Eemple. La croissance moyenne des pays du G7 en 2010-2011 est passée de 4,0% à 0,4% (source OCDE)  et le PS prévoit une croissance, pour le prochain mandat présidentiel, entre 2012 et 2017, de 0,5% à 2,5% (Source PS). Cette prévision me paraît stupéfiante et pour le moins irréaliste.

Alors que faire s’il n’y a pas de croissance ? Prendre des décisions très rapidement un peu à la manière de Roosevelt, comme l’explique Pierre Larrouturou dans la vidéo et son petit livre « C’est plus grave que ce qu’on vous dit… Mais on peut s’en sortir » chez Nova Editions au prix de 3€ ! Voici ce qu’il écrit dans une langue compréhensible par tous : Avant Reagan,  « l’économie n’avait pas besoin de dette pour croître régulièrement car des règles collectives assuraient une progression régulière des salaires et un partage équitable entre salariés et actionnaires… En 1981, Reagan et les néolibéraux baissent les impôts sur les plus riches, ce qui accroît la dette publique… La dette augmente surtout parce que les politiques de dérégulation amènent à une très grande précarité et à la baisse de la part des salaires. C’est à partir de là que des millions d’Américains vont s’endetter pour maintenir leur niveau de vie… »

« Pour les 15 pays les plus riches de l’OCDE, la part des salaires qui représentait 67% du PIB en moyenne en 1982 n’en représente plus que 57% aujourd’hui… Au total, en 30 ans ce sont des sommes considérables qui sont parties vers les marchés financiers au lieu d’aller aux salariés et donc aussi l’Etat, via la TVA. »

Autrement dit, c’est à cause du chômage, de la précarité et des petits salaires qu’il y a crise et non le contraire ! C’est le chômage et les petits salaires qui sont la cause de la crise. Diminuons donc  les profits des actionnaires  pour augmenter les salaires et  multiplier les emplois ; donc moins de chômage, plus de cotisations pour l’Etat pour sortir durablement de la crise. Du coup, la séparation des banques d’affaires et des banques de dépôts est une évidence.

C’est aussi simple que çà, docteur ? En tout cas il est clair qu’ il s’agit aujourd’hui de volonté politique… et le collectif Roosevelt,  de détailler 15 solutions à mettre en œuvre dès les premières semaines de la future présidence.  

Pour en savoir plus et participer au collectif, rendez-vous sur le site : www.roosevelt2012.fr pour vous faire une idée et participer au débat et à l’action.

Paris, le 2 mai 2012.

 

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