Tsipras met les pouces...

 

 

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Comme je l’avais signalé dans mon précédent billet du 5 juillet « Tsipras plébiscité … pour faire quoi ? », où j’annonçais que ce référendum ressemblait fort à une mascarade qui donnera au premier ministre les moyens de négocier sur des bouts de chandelles (sic), le chef du gouvernement grec est bien allé à Canossa hier soir.

 

En effet, en formulant de nouvelles propositions reprenant pratiquement toutes les exigences des créanciers formulées le 26 juin dernier, exigences rejetées dans un premier temps par Tsipras qui avait annoncé qu’il laisserait le peuple décider par le biais du référendum de dimanche dernier qui a recueilli plus de 61 % de « Non », les dirigeants grecs viennent de tomber le masque : cette « consultation » n’était qu’une sinistre comédie. Reste à savoir comment les grecs qui avaient manifesté leur enthousiasme dimanche soir vont réagir…

 

Car voici les principales propositions soumises humblement à l’approbation des ministres des finances de la zone Euro qui se réuniront en un sommet extraordinaire dimanche prochain à Bruxelles :

 

-        Hausse de la TVA à 23% (sauf pour les produits de base qui restent à 13%)

-        Age du départ à la retraite fixé à 67 ans

-        Suppression des avantages fiscaux pour les îles notamment celles les plus riches et touristiques

-        Privatisation de nombreuses entreprises publiques (dont la liste n’a pas encore été communiquée)

 

L’éviction du bouillonnant Yanis Varoufakis annonçait donc bien un rétropédalage que la position d’Obama demandant à l’Europe d’être plus souple sur la dette grecque n’aura en rien évité.

 

Le refus d’Angela Merkel qui, soutenue (ou aiguillonnée) par la presse allemande, exigeait encore davantage, constituerait l’ultime humiliation…



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