Viré de l'Express pour prosélytisme: François Hollande, une énigme...

 

 

Il m'est arrivé de publier quelques billets sur l'Express dans la rubrique "Express Yourself"

Ce magazine souhaitant l'exclusivité, je postais d'abord sur le site attendant une éventuelle mise à la "Une"  puis  le lendemain sur ce blog. 

Mon article est donc apparu hier soir sur l'Express avec la réserve habituelle: 

"Les propos et infos de cet article n'engagent que son auteur.

La rédaction de LEXPRESS.fr n'a pas vérifié ni validé cet article."


En trois heures ce billet avait recueilli 41 "recommandé" sur Facebook et 35 Tweets

Quelle n'a pas été ma surprise de recevoir ce matin le message ci-dessous:


Votre article : Fran�ois Hollande, une �nigme...
[.... 

Merci de ne faire ni propagande, ni pros?lytisme sur notre site.

Bien ? vous,

Pour plus d'informations sur notre politique de mod?ration, vous pouvez lire notre charte des commentaires.

Eric Mettout
R?dacteur en chef LEXPRESS.fr
01 75 55 14 66
emettout@lexpress.fr


Par contre, pour  notre cher Rédac' en Chef, l'article ci-dessous, ne fait en aucune façon de prosélytisme:

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/3-raisons-de-croire-a-un-retour-de-nicolas-sarkozy_1234224.html

Pourquoi ne pas appeler un chat un chat et définir par avance la ligne éditoriale dont il ne faut en rien s'écarter?

L'article a donc disparu ce matin laissant pour ultime trace sur ma page Facebook le logo de l'Express ainsi que les éventuels commentaires s'y rapportant.

Propagande? Prosélytisme dans l'article ci-dessous qui est la copie conforme du billet censuré?

 

 

                           A vous de juger: 

 

 

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              Seuls 22% des Français estiment que François Hollande est un bon Président de la République selon un sondage CSA pour BFM-TV qui vient d'être publié. 

 

Jamais un président n'avait vu sa côte de popularité atteindre de tels niveaux aussi rapidement. 

 

L'homme affable, " courtois " pour reprendre le mot de Bernadette Chirac, l'homme qui m'a souri modestement lorsque je lui ai serré la main il y a un an lors de sa visite dans ma ville natale alors qu'il était candidat, cet homme dont j'ai croisé pendant quelques secondes le regard ne peut être mauvais.

 

Je l'ai lu dans ses yeux. 

 

Alors que se passe-t-il ? Pourquoi avoir fait de telles promesses lors de sa désormais célèbre anaphore : " Moi, président.... " ? 

 

C'est une véritable énigme... 

 

Lors de son discours à Boulogne, je l'ai observé comme j'ai observé la foule qui l'écoutait, une foule composée certes des notables locaux mais aussi de petites et moyennes gens qui étaient venus chercher un espoir, une raison d'espérer, une foule qui s'était déplacée pour entendre des paroles empreintes de chaleur humaine, d'ouverture à l'autre, des paroles comme elle n'en avait pas entendues depuis des années. 

 

Et puis est venu le temps des réalités... 

 

Monsieur Hollande, pour qui la Finance était l'ennemie, semble prisonnier de celle-ci. 

Monsieur Hollande , qui devait renégocier devant Angela Merkel, a capitulé. 

Monsieur Hollande, qui nous promettait un état de droit semblable aux démocraties scandinaves, est resté immobile. 

Monsieur Hollande, qui avait promis la fin des licenciements boursiers qui jettent nombre de familles dans la misère, a failli. 

 

Nombreux sont désormais les électeurs à s'interroger. 

 

Ici et là, fleurissent des questions anxiogènes. 

 

Le Chef de l'Etat, doté de pouvoirs que nulle autre " démocratie "(défense de rire) occidentale ne confère au Président de la République, aurait-il son libre arbitre ? Ne serait-il pas prisonnier de la Caste qui a permis (et autorisé !) son élection ? Est-il un Roi sans couronne, comme lu dans un forum ? 

 

L'Express, en juillet dernier, titrait en une : " Hollande, l'Hypnotiseur... "

 

Ce soir, il lui est vital de redresser la barre, d'envoyer un message fort au peuple de France. 

 

De Pujadas qui reconnaissait il y a quelques années son rôle comme " frustrant ", il  semble esquiver les questions (qui ne devaient pourtant pas être une surprise), apparaissant parfois comme acculé. 

 

Quelle impression les français garderont-ils de cette interview ? 

 

Réponse aux prochains sondages qui ne tarderont pas à fleurir. 

 

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