En 1999, l'Irak seconde réserve mondiale de pétrole, s'est converti au commerce du pétrole en euros, les analystes américains ont bien ri : l'Irak venait de commettre une faute qui allait plonger le pays dans la pauvreté. Mais deux ans plus tard, l'euro grimpant à l'inverse du dollar, l'Irak avait fait un bond économique. L'Iran a commencé à réfléchir, le Venezuela, quatrième producteur mondial de pétrole a suivi l'exemple de Saddam Hussein et la Russie cherche à vendre du pétrole à l'Europe, payable en euros.
La main-mise du billet vert sur le pétrole, et par conséquent sur le commerce mondial, s'en trouvait menacée. Si les USA n'intervenaient pas immédiatement ce feu de broussailles économique risquait de se transformer en incendie capable de mettre en péril l'économie américaine et sa domination sur le commerce mondial. La réponse US à la menace de l'euro était prévisible, cette réponse c'est la guerre. En allant faire la guerre à l'Irak, en invoquant le faux prétexte de la détention d'armes de destruction massive. De plus, un message était envoyé aux autres pays producteurs pour qu'ils mesurent ce qui pourrait leur arriver s'ils ne restaient pas dans "le cercle du dollar".
Pendant que l'attention du monde était focalisée sur l'Irak, l'Amérique soutient, à la fois ouvertement et secrétement, la tentative du coup d'Etat des riches du Venezuela, qui avaient pris le pouvoir briévement en 2002, avant d'être forcés de reculer devant le soutien massif des pauvres pour le président Chavez démocratiquement élu. De nombreux observateurs avaient relevé la contradiction entre le désir affiché d'établir la démocratie en Irak, et parallèlement, le travail de sape contre le gouvernement démocratique du Venezuela.
Bref, la guerre des monnaies existe, elle n'est pas nouvelle et elle n'est pas où le dit tout ce que l'on entend autour du G20, et ce que l'on nous bassine ...c'est de la fausse monnaie !