« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » --- François Rabelais ---

Et voici ce que Rabelais affirmait : L’âme qui n’est pas assujettie à l’esprit connecté au Souffle sacré pour être inspirée par Elohîms ne peut produire que de la folie pour la ruine de l’homme, de son prochain, de son environnement, bref de l’univers visible. Oh, que cet homme a eu raison trop tôt, un peu trop tôt même. Jusqu’à nos jours, cette affirmation que Rabelais dit tenir du Roi Salomon,

Voilà un sujet de dissertation philosophique auquel vous ne pouvez pas avoir échappé si vous êtes de ma génération, si ce n’est par un « miracle ». Extraite de son contexte littéraire, cette phrase est souvent placardée à de petits enfants comme un slogan sur lequel ils sont appelés à cogiter. Le contexte de la citation gène mais sa substance intéresse l’intellect humain. Gênant est en effet le fait que l’auteur, François Rabelais, parle en termes élogieux d’Elohîms que les analystes assimilent à la religion pour rejeter et le bébé, et l’eau du bain, Elohîms et la religion.

C’est ainsi que chaque esprit enténébré y va aujourd’hui de ses élucubrations cérébrales pour pervertir la pensée de Rabelais, lui faire perdre de sa substance glorifiante pour les vertus du Créateur.

Voici donc le paragraphe complet de ce texte célèbre écrit en vieux français, la langue de François Rabelais : « Mais par ce que selon les dire du Sage Salomon, Sapience n'entre point en âme malveillante, et science sans conscience n'est que ruine de l'âme, il te convient de servir, aimer et craindre Dieu, et en lui remettre toutes tes pensées et tout ton espoir ; et par une foi charitable, lui être fidèle, en sorte que jamais tu ne t'en écartes par péché. »
[« Pantagruel » (1532), dans François Rabelais : tout ce qui existe de ses œuvres, François Rabelais, éd. Garnier, 1884, chap. VIII (« Comment Pantagruel, estant à Paris, receut letres de son pere Gargantua, et la copie d'icelles »), p. 131]

Un peu en avance sur son temps, François Rabelais avait eu la révélation de ce que l’esprit humain, qui en fait n’est qu’énergie (vapeur, vent, immatériel) comme tous les esprits selon notre perception mentale, est constitué de 3 fonctions (parties) : l’intuition, la conscience et la communion.

L’intuition est la partie par laquelle l’esprit de l’homme se connecte à d’autres esprits en vue d’un échange d’énergies. En fait d’échanges, c’est toujours l’esprit dominant (mâle) qui pénètre l’intuition de l’esprit dominé (femelle) pour y déposer son énergie, sa semence, son identité, en vue de ce que l’esprit femelle soit transformé à sa ressemblance.

Aussi dira YHWH : « Faisons les êtres humains à notre image, et qu’ils nous ressemblent vraiment! » Le plus grand désir des esprits se trouve, pour ainsi dire, dans le déversement de leur semence énergétique dans l’intuition de l’esprit humain afin qu’ils gouvernent l’univers matériel au travers de l’humain ainsi pénétré. C’est cela le véritable sens du mariage.

Une fois que l’énergie de l’esprit mâle est déposée dans l’intuition de l’esprit femelle, cette énergie se transforme tout de suite en information (révélation, intelligence, sagesse) qui tente alors de trouver, pour s’y graver durablement, le chemin de la conscience de l’esprit femelle humain prédisposé à la recevoir.

En cas de validation/approbation de l’information (révélation, intelligence, sagesse) reçue par la conscience, celle-ci émet un accusé de réception à l’adresse de l’esprit mâle par le canal de la communion en guise d’approbation, de remerciement, d’action de grâce, d’adoration en esprit et en vérité, pour le grand plaisir de l’esprit mâle auteur de la semence qui ne peut plus qu’attendre que cette semence contribue à la construction progressive de l’esprit femelle à la ressemblance de l’esprit mâle du point de vue des vertus, attributs, capacités, desseins, etc. Pour ce faire, la conscience doit avoir au préalable été apprêtée, à l’instar du nid utérin, à recevoir un certain genre de semence : genre d’informations et genre de Parole.

L’humain est aussi doté d’une âme qui le gouverne dans son existence par la raison, l’intellect, la pensée, ceci depuis que sa conscience a été déconnectée du Souffle sacré de YHWH au Jardin d’Éden. Abandonné à lui-même, sans Dieu dans l’univers, l’homme a dû se confier aux productions de son âme que Rabelais assimile à de la science. Par ailleurs, comme nous, Rabelais assimile l’esprit humain, quand il est connecté au Souffle sacré du Créateur, à la Conscience, à l’Intelligence pure, à la Sagesse pure.

Et voici ce que Rabelais affirmait : L’âme qui n’est pas assujettie à l’esprit connecté au Souffle sacré pour être inspirée par Elohîms ne peut produire que de la folie pour la ruine de l’homme, de son prochain, de son environnement, bref de l’univers visible.

Oh, que cet homme a eu raison trop tôt, un peu trop tôt même. Jusqu’à nos jours, cette affirmation que Rabelais dit tenir du Roi Salomon, demeure une énigme pour nos consciences envoûtées, enténébrées par le souffle de l’ignorance.

Et pourtant, l’actualité continue de nous le prouver : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

Guy Olinga

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