Tonton Georges : la marguerite et le chrysanthème...

C'est le titre que Pierre Berruer avait donné au livre qu'il avait "commis" (selon ses propres termes) sur l'ami Georges Brassens. Et oui, ça fait trente cinq ans...

 

Il écrivait, en toute fin d'épilogue (en février 1982) :

"Vendredi 30 octobre, avant-veille de la Toussaint. Un vrai temps de printemps. La marguerite et le chrysanthème, en quelque sorte...

Soudain, au journal, une dépêche d'agence. Elle tremble dans mes mains. Il n'y a plus rien à dire.

Et pourtant, voici venu le triste temps des hommages."

Il était décédé la veille, le 29, mais on avait attendu le lendemain pour diffuser la nouvelle...

Je me souviens de Maxime le Forestier entonnant, ce même jour, avec des sanglots plein la voix et la guitare : Dans l'eau de la claire fontaine. Il était à l'Olympia à ce moment-là me semble-t-il. Et un journal télévisé avait saisi ce moment de grande émotion.

Je suis allé le voir assez souvent, l'ami Georges, au "Ramassis" (le cimetière du Py, ou cimetière des pauvres), à Sète. Et chaque fois, La ballade des cimetières me trotte dans la tête. Entre toutes les galéjades où il met en scène la Faucheuse (et il y en a un paquet), c'est celle-là que je fredonne intérieurement chaque début novembre… Et nous y voilà… Ce collectionneur de tombes est vraiment un drôle de personnage, très poétique.

https://www.youtube.com/watch?v=bWMi8RKvnKI

 

 

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