Double peine

Que les condamnés d'un jour ferment leurs gueules et fassent profil bas car s'ils écrivent, contestent publiquement sur les réseaux sociaux, ils encourent la double peine de la condamnation ineffaçable et publique.

Je pensais être quelqu'un de bien : un bon père, un bon mari et n’espérait pas plus de la vie car mes talents sont ordinaires et les circonstances ne m'avaient pas portées à un destin hors du commun.

Un jour, un Juge aux Affaires (JAF) ruina mes espérances et mon avenir pour que ma dissimulatrice de fille entre plus facilement dans le monde adulte.Je ressentis cette condamnation comme une injustice (pourquoi n'aurais-je pas le droit de le ressentir ainsi?) et me battis pour que cette situation change mais je sentais que c'était en pure perte. J'avais raison.

Après dix ans de prédation, ma fille vient de me dire qu'elle n'a plus besoin de moi, qu'elle m'a assez pris : près de 100 000€. Elle a hérité, avant l'heure, de plus que sa part. Elle doit être convaincue de n'avoir eu que ce à quoi elle avait droit puisque le juge lui en donna le droit. Elle y a mis fin lorsqu'elle l'a souhaité car aucune de mes démarches ne fit infléchir ma sanction de mauvais père. Vous savez celui qui donne tout à ses enfants...

Mon fils ne m'a pas fait condamner pour être aidé. Je l'ai fait, je le ferai et il aura plus que sa soeur. En plus il aura des parents et des grands-parents pour ses enfants. Ma fille n'aura plus jamais rien de cela car le pardon n'est pas un dû. Aucun juge ne pourra m'obliger à pardonner. Je ne pardonnerai que si je le veux et si ma fille me le demande sincèrement et cela ne sera jamais car elle n'a fait que ce à quoi elle avait droit : faire condamner ses parents à une obligation d'entretien de dix ans le temps qu'elle s'installe dans la vie. Merci le JAF, tu as coupé un lien familial!

Mais cette douleur personnelle n'est pas encore assez dure même si je ne suis pas devenu infidèle, n'ai pas eu un ulcère, n'ai pas divorcé... Je subi une double peine puisque j'aurais dû pardonner mais je suis devenu amer et j'ai écris ma rage sur des articles de ce blog puisque je suis insatisfait de mes écrits romanesques alors cela conduit à la double peine puisque mon nom ne s'efface pas des moteurs de recherche et chacun sait que je suis un  père meurtri et revanchard. Cela est inconvenant alors ans quelques jours (on ne me l'a pas dit mais je le pressens depuis des mois) je vais quitter le monde de l'éducation car je suis un mauvais père et les parents ne veulent pas d'un individu tel que moi pour leurs enfants. Je vais en souffrir mais je ne regrette rien, ne reprends rien de mes mots et espère un jour publier une fiction qui dise le mal que fait de voir un lien d'amour transformé en chaîne par un juge pour des considération financières.

De nombreuses personnes vont me faire payer de n'avoir pas accepté, d'avoir écrit, rendu public, ma non acceptation silencieuse de ce racket rendu possible par un juge. Tant pis! J'emmerde ces cons. Je ne suis pas un mauvais père. Je suis un mec bien. Il faudrait n'être jugé que pour ce que l'on a fait mais ce n'est pas le cas. Il faudrait pouvoir critiquer les jugements rendus mais cela est inconvenant. Tant pis! Il me tarde d'avoir assez d'audace pour ne plus être HS, Hors Service mais HS, Hors Série, un homme unique, respectable, jugé avec bienveillance et non pour l'apparence dans une société où la justice rendue peut être contestée mais nous sommes dans la France de l'ère numérique celle où les traces vous marquent à la culotte, celle qui pue parfois .

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