Une zone humide en danger dans le Tarn

Un membre du Mouvement Utopia et porte-parole du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET est en grève de la faim.

Un membre du Mouvement Utopia et porte-parole du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET est en grève de la faim.

Depuis le début de leur grève de la faim il y a 6 jours, les grévistes demandent un moratoire du déboisement de la zone humide du Testet jusqu’à l’obtention d’un débat public contradictoire avec le Conseil Général permettant d’obtenir des réponses concrètes aux questions du Collectif Testet concernant le projet de barrage de Sivens.

Mais aujourd’hui, 1er septembre 2014, le Conseil Général du Tarn a décidé de passer en force. Le déboisement de la zone humide du Testet, préalable à la construction du barrage de Sivens dans le Tarn (81) a commencé sous la protection de plus de 200 CRS et gendarmes. Plus de 200 opposants, notamment des représentants d’associations écologistes, d’ATTAC et de la Confédération Paysanne, sont sur place et tentent de freiner l’avancée des tronçonneuses. Des affrontements ont eu lieu et il y a déjà quelques blessés.

Le projet, s'il est réalisé, conduira à la submersion de 13 ha d’une zone humide considérée par les experts naturalistes comme majeure dans le Tarn du point de vue de la biodiversité car elle offre un habitat de qualité pour 94 espèces animales protégées et 15 espèces végétales rares dans la régimon.

Le projet de barrage est porté par le Conseil Général du Tarn (81), allié à la FNSEA qui défend un modèle d'agriculture intensive dont le mouvement Utopia a démontré l'inanité dans son récent livre collectif (Agriculture et alimentation, idées reçues et propositions).

Le Collectif, appuyé par France Nature Environnement, pense que les fonds publics engagés ne servent qu'à renflouer le constructeur de barrage, la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG) et à poursuivre l'agriculture intensive défendue par le FNSEA. Au moins Le département du Tarn bafoue son Agenda 21, sa politique de préservation des zones humides et la Charte de la participation (démocratie participative) qu'il a récemment adoptée à l’unanimité. 

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