"Le système reste".

Confessions d'un assassin financier (J.Perkins) © himed187

 

 

John Perkins, nous livre les mécanismes des "corporations" avilissants, corrompants gouvernants et gouvernements impuissants qui se succèdent. Transfuge, il négocie son "méa culpa", voir/lire "Les confessions d'un assassin financier" sous titré : Révélations sur la manipulation des économies du monde par les Etats-Unis, Arianne éditions, Outremont, 2005.

“Les assassins financiers sont des professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de dollars à divers pays du globe. Ils dirigent l’argent de la Banque mondiale, de l’agence américaine du développement international (USAID) et d’autres organisations “humanitaires” vers les coffres de grandes compagnies et vers les poches de quelques familles richissimes qui contrôlent les ressources naturelles de la planète. Leurs armes principales: les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l’extorsion, le sexe et le meurtre”. John Perkins a en effet été l’un deux, profilé par la National Security Agency (NSA) en 1968 comme “assassin financier” idéal, il se joint au Peace Corps affecté en Amazonie équatorienne, puis en Equateur avec la firme Main (1970), à Java en 1971 avant de gravir les échelons de Main et de poursuivre son action à travers le monde, puis d’être rongé par la culpabilité. Son récit (expérience professionnelle) se double d’une analyse corrélant chiffres, dates, faits, afin d’aboutir à une approche exhaustive du phénomène. “C’est ce que les assassins financiers font le mieux: construire un empire global. Ils constituent un groupe d’élite d’hommes et de femmes qui utilisent les organisations financières internationales pour créer les conditions permettant d’assujettir d’autres nations à la “corporatocracie” formée par nos plus grandes compagnies, notre gouvernement et nos banques. Comme leurs homologues de la mafia, les assassins financiers accordent des faveurs. Lesquelles ? Des prêts pour développer les infrastructures: centrales électriques, autoroutes, ports, aéroports ou zones industrielles. Ces prêts sont octroyés à la condition suivante: ce sont des compagnies d’ingénierie et de construction américaines qui doivent réaliser tous ces projets. On peut donc dire qu’en réalité, l’argent ne quitte jamais les Etats-Unis, mais qu’il est simplement transféré des banques de Washington aux compagnies d’ingénierie de New York, Houston ou San Francisco. Bien que l’argent retourne presque immédiatement aux compagnies membres de la corporatocratie (le créancier), le pays récipiendaire doit tout rembourser, capital et intérêts. SI l’assassin financier a bien travaillé, les prêts sont si élevés que le débiteur faillit à ses engagements au bout de quelques années. Alors, tout comme la mafia, nous réclamons notre dû, sous l’une ou l’autre des formes suivantes: le contrôle des votes aux Nations Unies, l’installation de bases militaires ou l’accès à de précieuses ressources comme le pétrole ou le canal de Panama. Evidemment, le débiteur nous doit encore de l’argent… et voilà donc un pays qui s’ajoute à notre empire global”. Cet ouvrage, essentiellement porté par les tenants de l’altermondialisme, mérite d’être lu par un public élargi. "In" : MAGAZINE DIPLOMATIE, Un autre regard sur le monde.

Souhaitons lui "longue vie" et retraite ensoleillée. Que ses lumières atteignent, tout là haut, vôtre iris, le bas quand à lui, nous sappe par dessous, bien trop occupé par les "corporations" du divertissement. S'indigner c'est bien, mais à l'heure ou nous sommes, je vous conseille de "tweaker" vôtre véhicule avec un klaxon italien, bien plus divertissant à l'approche du mur 2012. Demandons à lambda s'il a quelques connaissances d'un Mélanchon, ou d' une Eva Joly, que tal ? Nada. Passons la 6ème, faisons rugir le bourrin.

En paralléle quelques documents dont le film de Keny Arkana "Autre monde possible" documentaire tourné notamment au Chiapas, au sommet de Porto-Alegre, au forum social de Bamako, film projeté uniquement dans 8 villes de France. N'ayant toujours pu voir Inside Job, je ronge mon frein avec : The Corporation (partie 1), (partie2), citons les interventions de Mickael Moore, Noam Chomsky, et de Naomi Klein. Pour sourire, et en agitant mon pouce préhenseur, le fabuleux l'ile aux fleurs (en vostfr) sur et de l'incohérence de nôtre système, et de ses révolutions colorées, voir fleuries. Vive le jasmin. Vous voilà fourbi de quelques heures de documentaires et vidéos, mettez/mattez cela au chaud, et coupez la télé. avec le tv B-Gone.

Sur un petit son de : Code Rouge feat Amel Mathlouthi "Horizon" Génération Palestine.

Hier, j'ai mangé une pomme...

hasbeenherringskin

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