MEDEF08, UIMM08. Contrefaçon à l'échelle industrielle.

Découvrons ensemble comment certains haut dignitaires du MEDEF et de l'UIMM se sont comporté pour détruire un projet industriel, voler des propriétés intellectuelles et produire massivement de la contrefaçon. Quand l'argent publique est utilisé pour spolier un inventeur et mettre en place de la contrefaçon à l'échelle industrielle.

 

Nous sommes en Septembre 2007, un ingénieur enregistre ses propriété intellectuelles au niveau mondial pour protéger son travail de plus de 10 ans de recherche et développement. Ses propriétés sont enregistrées sous le numéro 1052775 à l'OPIC.

Après avoir contacté plusieurs région et organismes régionaux, « CADEV », pour « Champagne Ardennes Développement », se dit très intéressé par cette invention.

Ils demandent tout d’abord à ce que le dossier technique soit validé par le plus gros bureau d’étude de la région, NIAT ingénierie, pour aller plus avant. Il est bien validé.

Juillet 2008, c’est la création d'une SAS avec des industriels Ardennais et Rémois. Son objectif clairement déclaré est l’exploitation d’une licence de l'invention, dans le respect des droits de la propriété intellectuelle.

Liste des créateurs et signataires des statuts Liste des créateurs et signataires des statuts

 

On retrouve alors dans les signataires, Jacques de Saint Gilles (UIMM), Pierre Possémé (MEDEF) ou encore Jean Marc Roze (Mairie de Reims).

En mars 2009, dans les locaux de Pierre Possémé, est construit un local qui servira de prototype de présentation du procédé mis au point par l'inventeur.

 

Mai 2009, c'est l'entrée en jeu de Jean Martin, figure du MEDEF des Ardennes, patron du 1% logement. Ce sera le personnage clé de la mise en place de la contrefaçon industrielle.

L'entrée en scène de Jean Martin L'entrée en scène de Jean Martin

 

Juin 2009, il prend effectivement les rênes de la société, et commence immédiatement son travail de sape. Dès le mois de juin, il se versera un très haut salaire, mais pas question de rémunérer l'inventeur avant septembre 2009.

Juillet 2009, il exige que l'inventeur abandonne ses propriétés intellectuelles à son seul profit, sous peine de graves sanctions prisent à son encontre. L'inventeur refuse et voit le piège se refermer... Bienvenue dans les Ardennes.

En 2009, Jean Martin dépose un brevet et ce déclare inventeur des machines et des outils, violant le contrat de confidentialité, Art 5 et s'attribuant au passage de manière frauduleuse les propriétés intellectuelles de l'inventeur.

 

La spoliation débute. Le MEDEF et l'UIMM viennent de voler les propriétés intellectuelles de l'inventeur, en toute impunité et grâce à l'argent publique investit par OSEO et la région Champagne-Ardennes dans ce projet. Les investisseurs ayant donné carte blanche à Jean Martin.

Article signé par les actionnaires Article signé par les actionnaires

 

Devant la résistance de l'inventeur, avec l’appuis d’un bureau alsacien, Jean Martin monte une cabale pour faire croire que les propriétés intellectuelles n’existent plus.

DES MÉTHODES MAFIEUSES :

 

Le 18 février 2011, l'inventeur prend son travail dans son bureau de la rue Irénée Carré, à Charleville, il est 14h. Deux hommes discutent dans le bureau réservé à Jean Martin, lui-même et une personne que l'inventeur ne connait pas.

L'inventeur s’installe dans la pièce à coté et commence à déballer son ordinateur. Jean Martin et l’autre personne rentrent à leur tour. Jean Martin se positionne dans la porte, la seule issue de sortie possible. L’autre en face de l'inventeur, contre son bureau. Il est huissier de justice à Charleville...

Jean Martin se bloque dans la porte, il se verrouille dans le chambranle en mettant ses jambes et ses bras en croix, de façon à être indélogeable.

L’huissier de justice sort un dossier de son sac, et demande à l'inventeur de remettre immédiatement tous les plans de son invention à Jean Martin.

Jean Martin fait un pas pour se saisir de l'ordinateur de l'inventeur, l'inventeur tend le bras dans un geste de protection, c’est tout ce qu’ils attendaient. Ils hurlent, Jean Martin se repositionne dans la porte et se verrouille, l’huissier secoue ses documents sur le visage de l'inventeur et hurle sans discontinuer : « Je suis assermenté, je suis assermenté... ».

Ces documents sont déjà remplis et signés. C’est un document de mise à pied conservatoire, ce coup était prémédité de longue date. L'inventeur leur répond tout de même que les plans sont à disposition de Jean Martin puisque les machines et les outils sont fabriqués dans les Ardennes et qu’il s’est lui-même déclaré inventeur des machines et des outils, et qu’à ce titre, il peut les refaire tout seul.

A deux contre un papy de 61 ans, ils sont forts.

Avant qu’ils ne le frappe, tout occupés qu’ils sont à hurler comme des fous, l'inventeur prend un élan pour bousculer et déloger Jean Martin de sa porte et prendre la fuite. Mais ils ne lâchent rien et se lance à sa poursuite toujours en hurlant et en essayant de l’attraper, comme un vulgaire voleur.

Bien sûr, les prud’hommes furent saisis, mais abandonnèrent surement sous la pression des dignitaires ardennais.

L'inventeur dépose une plainte à la gendarmerie de Charleville, pour séquestration avec violence, vol et détournement de propriétés intellectuelles. Le premier gendarme demande si ceux qui l’ont séquestré ont cloués des planches et d’autres plaques pour l’empêcher de sortir, et que si ce n’était pas le cas, il n’y a rien eu. Circulez, Il n’y a rien à voir...

L'inventeur n’aura pas de nouvelles de sa plainte jusqu’en juin 2012. A cette date, il reçois un courrier lui demandant de se présenter au pôle financier de Reims. Il est très aimablement reçu par un commandant, et la seule question que l'officier lui posera sera : « Savez-vous qui sont les personnes que vous mettez en cause ???».

Il refermera le dossier devant l'inventeur, il ne sera plus ouvert. Pourtant, 3 semaines après ce RDV, la société « TD Structure », que Jean Martin a créée pour masquer « SYSCERA France », sera liquidée le 12 juillet 2012. Cette même TD Structure qui déclarait travailler "sous licence SYSCERA".

kbis

 

Cette même année, Jaques de Saint Gilles, avec l’aide d’un dénommé, Bachir Dali, lancera la production à grande échelle de contrefaçon des produits de l'inventeur, avec ses machines et ses outils protégés par la propriété intellectuelle, sans que l'inventeur ne touche droit de licence et royalties. Les Ardennes, zone de non droits ?

Dans un échange récent, ce proche de Jacques de Saint Gilles déclarait noir sur blanc avoir racheté les brevets frauduleux et la machine construite dans les Ardennes.

Le 6 Novembre 2016 M. Dali avoir racheté les brevets frauduleux et les machines. Le 6 Novembre 2016 M. Dali avoir racheté les brevets frauduleux et les machines.

On retrouve trace de ces contrefaçon jusqu'au Brésil, en totale impunité.

En 2015, Il déclarait déjà que Jacques de Saint Gilles fournit tout le nécessaire à la contrefaçon.

bachir

Il faut réaliser à quel point ces gens sont néfastes pour l'innovation en France. Ils se sentent intouchables.

Maintenant, quand le MEDEF expliquera que c'est le coût du travail qui plombe la croissance et la création d'emplois, n'y croyez plus du tout, c'est le comportement de certains petits notables locaux qui détruit l'emploi et l'innovation.

Mais nous sommes en France, alors CIRCULEZ Y A RIEN A VOIR...

 

Source et texte : Johann, SYSCERA©

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