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Billet de blog 19 décembre 2014

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Le scénario Zemmour...Nous sommes en 2020:

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De la provoc' à la loi

Nous sommes donc en 2020. En France les extrêmes sont au pouvoir. Parmi leurs premières mesures, une loi a été votée enjoignant toute personne de nationalité française à choisir un prénom dans le calendrier grégorien. Conséquence immédiate découlant de cette mesure, juste avant l'été de cette même année, l'Assemblée nationale est amenée à se prononcer sur la fermeture et la saisie des commerces et cabinets tenus par des Français dont les noms ne sont pas tirés du calendrier.

La mesure passe de justesse, malgré les protestations indignées des partis d'opposition.

Emporté et un peu trop confiant après ces succès, un député de la majorité lance face à la presse qui l'interroge un ballon d'essai sous forme de provocation : et si on faisait porter le croissant vert à tous les musulmans vivant sur le sol français ? Tollé général ! La presse nationale, comme internationale, s'empare du sujet et les débats font rage.

Pourtant, les mesures liberticides se succédant, la proposition indécente est vite oubliée, reléguée au second plan. Mais ce qui ne devait être qu'un ballon d'essai ressurgit à la rentrée dans le cadre d'un projet de loi sur l'identité nationale. Le même député va plus loin cette fois-ci et propose un amendement à l'Assemblée. Le monde accablé, atterré, voit sans réagir l'amendement passer.

Des musulmans commencent à fuir

Du jour au lendemain, les Français de confession musulmane sont "invités" à se rendre au poste de police le plus proche afin d'y retirer leur croissant vert. Ils sont ainsi passés de minorité visible à minorité stigmatisée, maltraitée, flagellée.

Malgré tout, ils continuent à se sentir chez eux, et persistent à se définir comme Français. Ils continuent également tant bien que mal à travailler, à consommer et à s'habiller comme tout le monde. Ceux qui voyagent à l'étranger, comme ceux qui commencent à fuir, regrettent le temps béni où ils pouvaient tranquillement déguster une variété foisonnante de fromages.

En attendant des jours meilleurs, ils essayent, non sans mal, de s'en faire envoyer via leurs compatriotes restés en métropole.

C'est d'ailleurs ce qui a le don d'énerver le parti au pouvoir, pour qui, définitivement, les musulmans sont des gens à part. Tellement à part que commence à émerger l'idée d'une mise au ban juridique de cette population. Ne répète-t-on pas, au sommet de l'état, que les musulmans, comme les autres minorités, n'ont de Français que le nom ? En réalité, ils sont et restent différents, vivant à l'écart et n'obéissant pas aux mêmes lois, ne cessent-on de marteler.

La solution...

De là à se débarrasser de cette population, il n'y a qu'un pas ! Et ce pas, les autorités n'hésitent plus à l'évoquer.

Interrogés par la presse internationale, plusieurs responsables haut placés et journalistes proches du pouvoir parlent même de déportation. Le terme est loin d'être anodin. Employé dans ce contexte, il laisse entrevoir un avenir tragique, abominable.

Mais vers où déplacer ces millions de personnes ? Des débats nauséabonds sont lancés autour de cette question. Quand l'un évoque la Guyane, d'autres parlent de "camps de rachat". Des camps où on enfermerait les musulmans et dans lesquels ils auraient le choix entre deux options : "se racheter" en reniant leur identité ou rester enfermés dans des conditions plus qu'austères. Certains vont plus loin et imaginent...

Stooooop !! 

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