De la globalisation à la transnationalisation (mondialisation)

 

De la globalisation à la transnationalisation (mondialisation)


"Depuis quelques années, dans les revues d’anthropologie françaises, quelques rares auteurs se font l’écho des débats, particulièrement animés outre-atlantique, sur les phénomènes de globalisation culturelle.
dans le thème de la globalisation culturelle « un véritable cul-de-sac pour l’anthropologie ».

En fait, si, comme les anthropologues postmodernes l’affirment, notre époque est radicalement différente de toutes celles qui l’ont précédée, au sens où la contemporanéité consisterait en une mise en relation généralisée et une interdépendance totale des cultures de la planète, cela impliquerait l’existence d’une phase de l’histoire de l’humanité au cours de laquelle certaines sociétés vivaient repliées sur elles-mêmes, formant de véritables sociétés closes. Or, selon cet auteur, plusieurs exemples, et notamment celui concernant le système du kula, sorte de phénomène de globalisation « primaire ou partiel » montrent comment le concept d’auto-subsistance, appliqué aux sociétés primitives, peut être trompeur.

En réalité, plus que la globalisation qui aurait radicalement transformé les sociétés primitives et aurait dépossédé les anthropologues de leur objet, c’est le regard porté par l’enquêteur sur son terrain qui serait, aujourd’hui, fondamentalement nouveau.

De la globalisation à la "transnationalisation"( nouveau terme plus scientifique et plus juste pour parler de mondialisation )

Selon certains auteurs, l’anthropologie contemporaine américaine concevrait la théorie de la globalisation comme le résultat d’une réorganisation sociale et spatio-temporelle. Pour Jackie Assayag, « c’est à elle qu’est dévolue la tâche d’éclairer la reconfiguration des identités individuelles ou des communautés au sein d’un monde devenu transnational ». Mais existe-t-il une relation de cause à effet entre le phénomène de globalisation et l’avènement d’un monde transnational?

Ce que Peter van der Veer (2001) appelle la « mort de la distance ». Au lieu de communautés de migrants qui essaient désespérément de garder le contact avec leur lieu d’origine, il y aurait constitution de réseaux diasporiques. Selon d’autres auteurs, les nouvelles technologies (électroniques et multimédias) contribuent à présent à l’intensification de « réseaux culturels déterritorialisés » (Clarke, 2004, sous presse). S’agirait-il d’une véritable révolution? Ce n’est pas ce que semble penser Bruno Latour (1991) qui voit là une simple conséquence de l’expansion historique de l’économie capitaliste."(...).

 

 

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