Des femmes n'ont pas pu voter ... Cela s'est passé à Lyon ... en 2014 !

Au 1er tour des élections municipales, de nombreux électeurs lyonnais ont eu la désagréable surprise d'apprendre qu'ils ne figuraient plus sur les listes. Le taux de radiation se situerait entre 17% et 20% du total des électeurs, suivant les arrondissements. Non négligeable !

Parmi eux compte une part importante de femmes mariées dont les nouvelles cartes d'électeur ont été envoyées par erreur à leurs noms de "jeune fille" (sic!). Les courriers sont donc revenus aux Mairies avec la mention NPAI (n'habite pas à l'adresse indiquée).

Je me demande comment, au 3ème millénaire, on peut encore être coincé à ce point dans cette problématique arriérée du "nom d'épouse" et du nom de "jeune fille" (re sic!). Iriez-vous demander à un homme quel est son nom de "jeune garçon" ? Ridicule ! Il serait peut-être temps de révolutionner (sic !) le code civil. A savoir que, lorsqu'un couple se marie, les 2 époux portent leurs 2 noms accolés. Cela éviterait bien des erreurs (que même un système informatique ne peut apparemment pas prévenir) et des complications inutiles pour nombre d'actes administratifs : carte d'identité, passeport, carte grise, etc ...

Et, de grâce, cessons cette appellation bourgeoise, patriarcale, débile et arriérée de "nom de jeune fille". Et remplaçons-la par la mention neutre de "nom de naissance", valable pour femmes et hommes ! Vous avez dit parité ?

Quelle révolution mesdemoiselles et mesdemoiseaux, jeunes filles et jeunes garçons, fillettes et garçonnets !!!

Un dernier mot: si ce niveau de parité et d'égalité "de base" est déjà hors d'atteinte par notre niveau de conscience, alors les bouleversements et défis qui nous attendent pourraient bien se révéler véritablement insurmontables ...

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