Vaccins OGM, médicaments OGM : l'Europe permet tout !

Dans le contexte actuel d'urgence pandémique, l'Union Européenne dispense les laboratoires de fournir l'évaluation des risques pour l'environnement.

Sans aucun débat politique ou public, l'Union Européenne a mis en place, en juillet 2020, une dérogation à la législation OGM pour les firmes développant des médicaments OGM ou des vaccins OGM.

Cette dérogation, présentée par la Commission Européenne, comme limitée dans le temps et cantonnée aux seuls essais cliniques des vaccins OGM expérimentaux, permet aux laboratoires d'être dispensés de fournir une évaluation des risques pour l'environnement (évaluation préalable à tout démarrage d'essais cliniques).

Il s'agit purement et simplement d'un abandon du principe de précaution. Sous prétexte d'urgence sanitaire, cette dérogation satisfait la pression des laboratoires pour une déréglementation de la législation des médicaments OGM, depuis septembre 2019.

Cette dérogation a été portée devant le Parlement Européen en juillet 2020, sous la forme d'une procédure d'urgence évitant toute forme de débat politique. Jusqu'alors, toute firme souhaitant mettre sur le marché un médicament OGM devait d'abord fournir un étude relative au risque pour la santé publique et l'environnement (évaluation ERA - directive OGM de 2001). Plus précisément, cette évaluation porte sur le risque environnemental, mais aussi sur les éventuels dangers de l'OGM pour l'entourage de la personne traitée ou pour le personnel soignant, ainsi que les risques de santé publique (Conseil consultatif de biosécurité belge).

C'est curieux comment, sous prétexte d'urgence sanitaire, la Commission Européenne fait preuve d'obligeance face aux pressions des firmes pharmaceutiques ...

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.