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Le Club de Mediapart ven. 27 mai 2016 27/5/2016 Édition de la mi-journée

L'état de santé des grévistes de la faim dans les prisons iraniennes s'aggrave dans l'indifférence des médias français.

Dix-sept prisonniers politiques font grêve de lka faim dans les prisons iraniennes. Ce sont pour la plupart des étudiants ou des journalistes de l'opposition arrêtés au décours manifestations de l'été 2009, contre les résultats contestés de l'élection présidentielle iranienne. Leur état de santé se détériore.

Majid TavakoliLa situation la plus préoccupante est celle de Arjang Davoudi, en grève de la faim depuis le 14 juillet, à la la prison de Gohardacht dans la banlieue de Téhéran, pour protester contre les conditions inhumaines de détension. Il demande à bénéficier de ses droits élémentaires, d’avoir des visites de sa famille et de pouvoir consulter un médecin. Il demande qu’on lui restitue son domicile confisqué entrainant la dislocation de sa famille. Enfin il demande aux autorités d'examiner la plainte qu’il a déposée contre le directeur de la prison de Gohardacht. Il a été privé de visites familiales le 29 juillet. Sa santé se détériore et il a été transféré à l'infirmerie de la prison à plusieurs reprises pour des chutes tensionnelles, des maux de tête, des étourdissements, une baisse d'acuité visuelle et une grande fatigue. Il a perdu une dizaine de kilos. Selon les informations des Militants des droits de l’homme et de la démocratie (HRDAI), il est à peine capable de bouger.

manifestantes contre les résultats de l'élection présidentielle iranienneDepuis seize jours, seize prisonniers politiques iraniens de la prison d'Evin (au nord de Téhéran), dont Majid Tavakkoli et Kouhyar Goudarzi ont entamé une grève de la faim après avoir été mis en isolement pour avoir protesté contre leurs conditions de détentions. Il semble d'après Rahesabz.net, que la grève ai débuté après un conflit entre gardiens et prisonniers concernant le traitement réservés aux familles des détenus souhaitant les visiter. Rahesabz et Kaleme (sites de l'opposition) ont précisé que certains détenus ont commencé à protester après avoir été transférés en cellules d'isolement et que d'autres ont suivi le mouvement.

 

 

Pour mémoire, les photos censées l'humilier de Majid Tavakoli costumé en femme avaient déclanché un vaste mouvement de travestissement: nous sommes tous des Majid Tavakoli (vidéo).

 

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