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Le Club de Mediapart lun. 29 août 2016 29/8/2016 Dernière édition

Un des 17 grévistes de la faim iraniens a été libéré

Dix-sept prisonniers politiques font grève de la faim dans les prisons iraniennes. Ce sont pour la plupart des étudiants ou des journalistes de l'opposition arrêtés au décours des manifestations contre les résultats contestés de l'élection présidentielle iranienne en 2009.

Dix-sept prisonniers politiques font grève de la faim dans les prisons iraniennes. Ce sont pour la plupart des étudiants ou des journalistes de l'opposition arrêtés au décours des manifestations contre les résultats contestés de l'élection présidentielle iranienne en 2009. pic.php?uid=AAAAAQAQbB84Wp3X84rOmqTM_zLlIls protestent contre leurs conditions de détention et le sort réservé à leurs familles. La situation la plus préoccupante est celle de Arjang Davoudi, en grève de la faim depuis le 14 juillet, à la la prison de Gohardacht dans la banlieue de Téhéran, pour protester contre ses conditions de détention. Il demande à bénéficier de ses droits élémentaires, d’avoir des visites de sa famille et de pouvoir consulter un médecin. Il demande qu’on lui restitue son domicile confisqué entrainant la dislocation de sa famille. Enfin il demande aux autorités d'examiner la plainte qu’il a déposée contre le directeur de la prison de Gohardacht. Il a été privé de visites familiales le 29 juillet. Sa santé se détériore et il a été transféré à l'infirmerie de la prison à plusieurs reprises pour des chutes tensionnelles, des maux de tête, des étourdissements, une baisse d'acuité visuelle et une grande fatigue. Il a perdu une dizaine de kilos. Selon les informations des Militants des droits de l’homme et de la démocratie (HRDAI), il est à peine capable de bouger.

Les 16 autres sont incarcérés à la prison d'Evin (au nord de Téhéran). Ils ont été transférés en cellule d’isolement après avoir protesté contre leurs conditions d’incarcération et sont en grève depuis 18 jours. Parmi eux, Bahman Ahmadi-Amouei et Keyvon Samini, journalistes emprisonnés, et Majid Tavakoli, militant étudiant (pour le soutien duquel, des dizaines de milliers de personnes avaient participé au mouvement « nous sommes tous des Majid Tavakoli », se prenant en photo travestis et les avaient diffusées sur le net l’an passé), font en plus grève de la soif. Ali Mahili, étudiant et membre de Advar-e Tahkim (Bureau pour la Consolidation de l’Unité), Hossein Nourinejad, journaliste, militant étudiant, Ali Parviz, militant étudiant, Hamidreza Mohammadi, militant politique, Jafar Eghdami, militant des droits civiques, Babak Bordbar, photographe de presse, Zia Nabavi, étudiant militant pour le droit à l’éducation, Koohyar Goodarzi, blogueur et militant des droits humains, Majid Dorri, militant étudiant, Mohammad Hossein Sohrabi-Rad, membre de l'équipe de campagne de Mehdi Karoubi, Gholam Hossein Arshi et Peyman Karimi-Azad manifestants lors de l'Ashoura.

 

Leurs familles se sont adressées aux autorités judiciaires mais n’ont reçu aucune réponse. Elles ont demandé au procureur de Téhéran de prendre en compte leurs demandes et de les transférer à la section générale de la prison.

 

Les prisonniers en grève de la faim demandent « l’adéquation des règles de la prison avec le respect des droits des prisonniers, des sanctions contre les autorités pénitentiaires qui violent les lois, la libération immédiate et inconditionnelle du photographe de presse Babak Bordbar (la décision de le libérer avait été prise mais n’avait pas été remis en liberté), l’augmentation de la durée des conversations téléphoniques autorisées, des possibilités d’hygiène et de soin pour tous les détenus et l’application totale des lois concernant les droits des prisonniers ».

 

Devant leur détermination et la menace que leur familles n’entament elles aussi une grève de la faim, les autorités iraniennes ont du faire un geste et ont remis en liberté Babak Bordbar, un des 17 grévistes le 8 Aout. Babak Borbar est un photographe de 25 ans qui avait couvert les manifestations de l'Achoura. Il avait été arrêté le 27 décembre 2009 alors qu’il n’avait commis aucun délit et qu’il avait une autorisation pour couvrir l’événement. Il a passé 7 mois en prison.

 

Les 16 autres refusent toujours de s’alimenter, et ne mettront fin à leur protestation que lorsque l’intégralité de leurs demandes seront satisfaites.

 

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Tous les commentaires
J'avais entendu parler des prisons iraniennes sur France Culture. Mais pas de cette grève de la faim. Cet été, je n'écoute pas régulièrement les infos, je ne sais pas si celle-ci a été relayée.

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