Reprise de conversation

Faut-il se tourner vers une alimentation végétarienne?

Très impliqué dans l'éthique médicale au sujet de laquelle je termine la rédaction d'une thèse de doctorat à la Sorbonne, je m'interroge constamment sur l'opportunité de consommer de la viande animale et même du poisson qui n'est que l'équivalent aquatique de son cousin ou frère terrestre. Autrement dit, je me demande si je dois franchir le cap du culte végétarien dont les limites sont difficiles à fixer. Cette problématique provient du fait qu'iles aussi difficile sinon plus d'établir un classement entre les sympathies et affinités ressenties pour un animal que pour un être humain. Cette question est suffisamment banale pour être éludée ou au contraire traitée plus largement dans une autre chapitre. Peut-être ai-je tort de vouloir me précipiter pour prendre une décision à ce sujet? Il est plus que probable que ce problème risque de ne plus se poser à l'horizon de quelques années. Bientôt, les modes de consommation de la nourriture sinon de la gastronomie auront été bouleversés par la substitution aux produits actuellement servis sur les tables des restaurants du monde de nouvelles denrées obtenues à partir de produits de base moins polluants pour l'atmosphère et plus équilibrés en apports énergétiques que tout de qui est actuellement disponible. Leur métabolisme sera mieux adapté à notre système physiologique et leurs éventuels effets délétères réduits au minimum ce qui permettrait en même temps de minimiser les risques pathologiques importés en même temps que l'alimentation. Belle perspective qui aurait l'avantage de diminuer les besoins en gastro-entérologie mais aussi l'inconvénient de se livrer à une recherche éperdue en restaurants de choix dont les prix risquent d'augmenter à proportion de la qualité des mets présentés aux nouveaux gouts des futurs clients de ces établissements.La question qui tourmentera la population sera à coup sûr celui de la TVA à appliquer à la restauration et aux halles de Rungis...

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.