Greffe ou coeur artificiel?

J’ai décidé d’écrire chaque jour un bref commentaire sur l’actualité. Cette réponse à l’attente de certains de mes lecteurs pourrait leur donner l’occasion de susciter des réflexions et commentaires sur l’actualité.Ces réactions s’inscrivent dans la filiation des blogs dont la présence irrite ou satisfait mais reste plus rarement sans réponse.

Satisfaction et révolte

Ce soir, comme souvent, les sujets de satisfaction et de révolte ne manquent pas dans l’actualité. Même si on fait exception des incendies du Portugal, des attaques de Londres ou des facéties de Trump. D’un côté, il y a la disparition de Christian Cabrol, chirurgien cardiaque devenu célèbre pour sa contribution à la greffe cardiaque. Cette technique devait remplacer la mise en place d’un cœur normal dans la poitrine des malades dont la fonction s’altère progressivement.

Espoirs

On avait mis beaucoup d’espoir dans cette intervention. Elle était censée remplacer le fonctionnement normal et comme éternel du cœur, cet organe qui est le premier à se mettre en marche à la naissance et qui est aussi le dernier à manifester sa présence par ses battements réguliers ou irréguliers. Certains avaient choisi la greffe dans leurs axes de recherche plutôt que la solution du cœur artificiel. Le choix entre l’une et l’autre manière de prolonger la vie est motivée par les espoirs et investissements dans le traitement et la prévention de la déchéance du fonctionnement du cœur en fin de vie.

Des controverses

Chacun a son opinion sur la solution la plus viable, la plus expéditive, la plus durable. Pour disposer de cœurs de renouvellement, il faut en disposer en stocks ce qui est difficile si on continue de limiter le nombre des accidents de la route. Cas auquel il faudra bien un jour faire appel au cœur artificiel. Ses jours ne sont pas prêts pour demain malgré l’optimisme débridé qui préside au suivi des essais pratiqués dans le monde d’une part, en France particulièrement de l’autre.

Problématique

La problématique ne se situe pas au niveau du cœur mais à celui des organes que le sang traverse et qui réagissent aux contacts permanents de ce liquide d’alimentation avec les parois artérielles. C’est dans ces sites que se produisent les thromboses, les caillots qui bouchent les vaisseaux. Alors quelle solution choisir ? En attendant que l’avenir nous le dise, il faut s’armer de patience et attendre que se dégage d’une manière ou d’une autre la solution qui ouvrira les portes de l’espoir.

Des échecs ?

Il en faut pour oublier les soucis et déceptions causées par les échecs successifs des appareils de secours miniaturisés pour remplacer un organe défaillant depuis toujours à la hiérarchie suprême des pensées et surtout des sentiments. Peu de médecins et chirurgiens avaient investi autant de temps, se soin et d’attention que l’équipe de Cabrol dans la réussite de leur recherche. N’aurait-elle pas mérité de voir leur ouvre récompensée par la réussite ? Celle de voir un jour leur travail récompensé par la pérennisation de la fonction du cœur greffé ou artificiel.

 

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