Le bonheur
Les médecins sont heureux. Ils viennent peut-être de sortir de la solitude dans laquelle ils étaient enfermés ou dans laquelle ils s’étaient enfermés depuis les débuts de l’exercice de leur art. Il relevait autrefois plus de l’artisanat que de la science, de l’improvisation plus que de la rationalité.
La médecine évolue
L’évolution de la médecine n’a guère contribué à les faire sortir de leur isolement malgré les apports considérables que les praticiens ont pu trouver dans les innombrables documents mis à leur disposition non seulement dans les milieux réduits à l’usage de la seule langue maternelle mais aussi de toutes celles qui ont pris un impact international comme c’est le cas de l’anglais et peut-être sera demain celui du chinois. Le médecin veut sortir de son isolement pour partager ses connaissances, interroger, étudier, chercher auprès des sources d’information multiples les éléments nécessaires à établir un diagnostic précis et prescrire le traitement le mieux adapté à la pathologie coupable.
Précieuses informations
En même temps, les renseignements qu’il pourra trouver sur les dispositifs d’information lui permettront de dessiner le circuit médical et scientifique capable de le conduire auprès des thérapeutiques disponibles pour le soigner au mieux et le plus rapidement possible.
Le rôle des réseaux
Ces mises en réseau devraient permettre d’aboutir à une réponse pertinente et adaptée aux maux des patients, loin des sites privés de cabinets à l’ancienne lorsque le praticien dans son isolement devait s’occuper de son malade sans autre aide et support que son savoir et son savoir faire acquis récemment ou parfois plus anciennement et de ce fait démodé, obsolète en l’absence de toute autre mise à jour que celle offerte par les rares réunions de confrères organisés sous les auspices des laboratoires pharmaceutiques qui cherchaient plus à satisfaire leurs propres intérêts que ceux de la profession médicale et surtout celui du patient.
Une cible privilégiée
L’évolution actuelle de l’organisation administrative, financière, déontologique et éthique de la médecine ne saurait que profiter de la réorganisation en cours de la profession médicale au meilleur intérêt du malade qui reste sa cible privilégiée.