Les élections européennes... Et après !

Bonbons roses, Gilets jaunes et une guerre mondiale...

Les élections européennes... Et après !

Bonbons roses, Gilets jaunes et une guerre mondiale...

http://lepcf.fr/Les-Elections-europeennes-Et-apres

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Nos nombreux adversaires et nos nombreux faux amis se régalent en nous répétant en boucle que notre liste communiste L’Humain d’abord, à quelques décimales près, passait derrière la liste animaliste, et loin derrière la liste pour laquelle la majeure partie de l’humanité se compose de sous-humains (Rassemblement national).

C’est voir par le petit bout de la lorgnette, car Ian Brossat, de l’avis des camarades et même de la presse bourgeoise, a mené une très belle campagne et a redonné une couleur un peu plus rouge révolutionnaire aux nombreux roses bonbons qui n’acceptent pas le renouveau du 38e congrès.

Nous avons perdu cette bataille, mais nous gagnerons la lutte des classes. Il faut donner du temps au temps pour que la nouvelle équipe issue du 38e Congrès puisse s’affirmer dans le Parti et faire ses preuves.

La campagne de Ian était très belle, mais on doit tout de même se poser quelques questions :

Notre liste PCF aux Européennes et son comité de soutien avaient beaucoup de qualités, mais elles incluaient aussi beaucoup de nos roses bonbons réformistes dont les positions avaient été rejetées par le 38e Congrès, comme les Pierre Laurent, Patrick Le Hyaric, Patrick Apel-Muller, Francis Wurtz, Patrick Margaté, etc., champions du rejet du socialisme et des pays socialistes passés présents, et à venir. Si bien que notre liste était un peu confusionniste, genre "tous ensemble", même si on n’est d’accord que pour partager nos désaccords.

Ce confusionnisme de notre liste nous a-t-il fait gagner ou perdre des votes ? Difficile à dire, mais il a floué l’image du Parti. Il nous a empêché de nous positionner clairement sur une des questions principales qui se pose à l’Union Européenne : Comment se dissocier de l’impérialisme étasunien et se solidariser avec la Chine socialiste dans la guerre mondiale économique, politique, idéologique, et militaire de plus en plus chaude qui les oppose.

Jean-Claude Delaunay l’a bien dit : "Il faut soutenir la Chine et le peuple Chinois contre les assauts impérialistes". Delaunay ajoute : "La direction du PCF se doit d’intervenir dans ce conflit en soutenant ouvertement la Chine et en appelant la population française à prendre parti" (http://lepcf.fr/Il-faut-soutenir-la-Chine-et-le-peuple-chinois-contre-les-assauts-imperialistes).

Ian Brossat n’a pas pu, ou n’a pas voulu le faire, vu que la question est tabou ! Car la lutte interne entre les roses bonbons réformistes du PCF et les révolutionnaires dans la nouvelle équipe élue au 38ème Congrès est loin d’être réglée.

Nos adversaires, nos faux amis, Ian Brossat et même Fabien Roussel, notre nouveau secrétaire national, nous disent à l’unisson qu’il faut rassembler la gauche qui est éparse pour ne pas sombrer complètement. La nostalgie de Mitterrand, de l’Union de la gauche, des collectifs antilibéraux et du Front de Gauche refait surface. C’est tout juste si certains esprits chagrin ne regrettent pas d’être allés aux européennes seuls alors que Pierre Laurent souhaitait une liste d’union de cette gauche aux contours difficilement définissables.

Il me semble en effet qu’il faut de toute urgence un rassemblement, mais pas n’importe lequel. Quand Ian Brossat nous dit que nous n’avons pas d’adversaires à gauche, ce n’est pas clair.

Il me semble qu’il faut rassembler de toute urgence tous les camarades, de la base au sommet, du Parti Communiste et hors du Parti Communiste, qui sont en paroles et en actes, pour le socialisme et pour les pays socialistes passés et présents, dirigés par des Partis Communistes. Cela n’inclut donc pas les roses bonbons. Cela n’inclut pas non plus les trotskystes et autres gauchistes qui veulent la Révolution partout et toujours sans en avoir jamais réussi une seule...

Et en ce sens, Delaunay n’est pas flou comme notre liste.

Bien entendu, autour de ce rassemblement des révolutionnaires pro-socialisme, et sur des objectifs précis comme la lutte contre les projets austéritaires macroniens, nous devons rassembler le plus largement possible, tout en ne nous laissant pas dominer. Que des Gilets jaunes aillent se recueillir devant le Mur des Fédérés, martyrs de la Commune, au Père Lachaise est encourageant.

Enfin, il ne suffit pas, bien sûr, de se solidariser avec les pays socialistes ; il faut aussi proposer un projet clair d’un socialisme aux caractéristiques de la France en s’appuyant sur un bilan de ce qui a été accompli et de ce qui a échoué en France et dans le monde.

Ainsi nous pourrons renverser, en France, le système économique actuel qui ne se laissera sûrement pas "dépasser" par les réformettes de nos roses bonbons !

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