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Billet de blog 9 octobre 2009

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En ce temps-là, c'était la paranoïa qui parlait.

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En ce temps-là, la police était la politique de l'Etat.

"Ses détracteurs lui reprochent sa vision binaire du monde, ses indignations "de rente", voire "sélectives" : pourquoi les Tchétchènes et pas les Palestiniens ? Réponse en trois temps. Un : pourquoi le monde se mobilise-t-il pour les Palestiniens et pas pour les Tchétchènes ? Deux : sur 1 million de Tchétchènes, 200 000 au moins ont été tués, beaucoup plus, proportionnellement, que de Palestiniens. Trois : "La question laisse entendre qu'il y a un fort et un faible, or, au Proche-Orient, Israël est le faible.""

Marie-Pierre Subtil, "L'obsession du mal", portrait d'André Glucksmann, dans "Le Monde", mercredi 7 octobre 2009.

1. Pour André Glucksmann, se battre pour une cause dépend d'un calcul, d'un rapport entre une population dénombrée et un nombre de morts (issus de la population à l'origine du calcul). Plus le pourcentage de morts est élevé, plus la cause est légitime.

Ici, nous pensons qu'une cause n'est pas liée à un calcul. Une cause n'est pas sans principes. Un bon principe est : Chacun compte. Qu'il soit Israélien ou pas, Russe ou pas, Français ou pas, etc. Qu'il ait des papiers ou pas, un logement ou pas, un travail ou pas, etc.

2. Pour André Glucksmann, "Israël est le faible". Là, c'est la paranoïa qui parle ; il faut entendre : menacé. Militairement, Israël est le fort. Mais la paranoïa dit : C'est parce qu'il est fort qu'il est faible et qu'il est menacé.

Ici, nous pensons qu'Israël est faible politiquement. Une politique sans principes, une cause sans principes sont vouées à l'échec. Par extension, nous pensons que tout Etat, dont la politique ne tire pas sa force de principes tels que : Chacun compte, est faible. Sa politique est la police.

"Pour ses amis, son erreur n'est pas là. Elle est dans son ralliement à Nicolas Sarkozy, dans cette tribune de soutien parue dans "Le Monde", quatre mois avant la présidentielle, dans cette présence à un meeting du candidat à Bercy et, depuis près de trois ans, dans l'absence de regrets."

Marie-Pierre Subtil, "L'obsession du mal", portrait d'André Glucksmann, dans "Le Monde", mercredi 7 octobre 2009.

Pour André Glucksmann, le "ralliement" au Président Nouveau, dont la policetique est menacée par les ennemis de la défense de la faiblesse des forts, est calculé. Au nom de la cause qu'il défend.

Ici, nous pensons que toute cause calculée l'est du côté de la force militaire ou policière et que, politiquement, elle est faible.

En ce temps-là, un philosophe de la domination ne dominait pas sa paranoïa.

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