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Billet de blog 20 octobre 2009

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En ce temps-là, Michel Warschawski, Marek Edelman et "son combat pour la dignité humaine".

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

En ce temps-là, Michel Warschawski et Marek Edelman n'étaient pas du côté des forts (par la loi et la police).

"Que reproche-t-on à Edelman en Israël ? D'abord, le fait d'être resté en Pologne - où, cardiologue à l'hôpital de Lodz, il a été dans les années 80 l'un des dirigeants de Solidarnosc - et de ne pas avoir émigré en Israël. Ensuite, d'avoir fait une critique de la manipulation sioniste du judéocide : "Le patriotisme et le nationalisme chauvin privent l'historiographie de toute objectivité. Même l'holocauste est devenu l'objet de manipulations : la révolte du ghetto était un appel à l'humanité... un avertissement contre les effets du chauvinisme et du nationalisme. Les Israéliens, qui sont si forts et puissants, sont gênés par les victimes de l'holocauste et accusent les victimes."

Troisièmement, son antisionisme déclaré et sa critique sévère d'Israël : "L'Etat n'a rien fait pour faire renaître la culture juive (ou plus précisément yiddish, NDLR), cette culture de millions de Juifs qui ont vécu entre le Dniestr et la Vistule. Il a même enterré leur langue. Il semblerait qu'Israël soit embarrassé par la culture juive d'Europe orientale et voudrait l'effacer de son héritage."

Finalement, on lui reproche de rappeler que la révolte du ghetto se situait dans une optique socialiste et internationaliste, portant haut et fier non pas le drapeau sioniste mais le drapeau rouge, et affirmant, dans son appel du 23 avril 1943 au peuple polonais : "Notre combat est pour notre liberté, et la vôtre pour votre dignité humaine, sociale et nationale, pour la liberté et la fraternité."

On comprend que Marek Edelman n'a pas grand-chose de commun avec les Nétanyahou, Barak et autres Finkielkraut, et j'ose espérer que c'est sur la place centrale du ghetto de Gaza que sera érigé un monument en son honneur, avant que les guerriers de Tel-Aviv n'aient un jour la mauvaise idée d'usurper son nom et son combat pour la liberté et la fraternité.

Adieu, camarade Marek !"

Michel Warschawski, "Salut à toi, Marek Edelman !", dans "Siné Hebdo", n° 58, mercredi 14 octobre 2009.

En ce temps-là, écrire la vérité était un exercice de bravoure.

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