trop âpre pas assez fun
pauvre fou !
tu avances dans la vie comme funambule au soleil
fondu de lumière impossible à vivre
ton père te l'avait bien dit
"fais-toi petit petit tout petit baisse la tête
vois leurs boucliers et leurs gourdins
prêts à bondir te saisir et te mettre en cage
d'autres errants vociférants comme toi instables et
marqués au fer de la société sans place et sans titre
pas de maison pas d'argent pas de prétention et
sur terre pour quoi ?"
"vivre père ne vois-tu pas que je vis ?"
pauvre fou que tu es
muni d'un papier où tu dessinas un arbre
de vie
tandis que le monde sombrait en ton père
si aimant si aimé