Aujourd'hui, sort en salles un film ayant pour titre : Le Grand Retournement.
C'est un film de Gérard Mordillat. Conçu d'après une pièce de Frédéric Lordon.
En Une de Libération, ce même jour : Ben Laden, le film. Le "traitement" du film Zero Dark Thirty occupe 4 pages du journal (en plus de la première page).
Voici la "critique" du Grand Retournement, parue, ce jour, dans Libération :
"LE GRAND RETOURNEMENT, de Gérard Mordillat, brocarde la manière dont la crise a été gérée par des gouvernements volant au secours de banques pourries, le tout déclamé en alexandrins par Jacques Weber, François Morel, Edouard Baer..."
C'est tout ! "Circulez, bonnes gens, il n'y a rien à voir !"
Notons que le nom de Lordon n'est pas mentionné dans cette "critique".
Je pose la question : De quoi le journal Libération a-t-il peur ? De quoi le journal Libération est-il la voix ?