Appel à soutien aux "Six de Haguenau" (le retour !)

Les « Six de Haguenau » sont poursuivis en justice pour avoir participé aux initiatives prises sur Haguenau lors de la journée nationale de grève et de manifestations du 19 mai pour le retrait de la loi Travail. L'audience prévue pour le 9/11 n'a servi qu'à informer les Six que leur jugement aura finalement lieu le mardi 17 janvier !...

Le 9 novembre dernier, six militant-e-s de la CGT, de FO, de Solidaires Alsace étaient convoqué-e-s pour être jugé-e-s en correctionnelle au Tribunal de Grande Instance de Strasbourg.

En fait leur "audition" aura duré en tout et pour tout deux minutes ! Le juge, président de la 6ème chambre, a choisi de se dessaisir du dossier - qui a été mal aiguillé, apparemment... Ils-elles ont donc éte informé-e-s de leur nouvelle convocation pour le mardi 17 janvier 2017 à 8H30 !...

On leur reproche quoi en fait ?

D'avoir participé aux initiatives prises sur Haguenau lors de la journée nationale de grève et de manifestations du 19 mai pour le retrait de la loi Travail.

En effet, le jeudi 19 mai 2016, en tout début de matinée, dans le cadre du mouvement social contre "le projet de loi Travail", a eu lieu sur la zone industrielle à la limite de Schweighouse-sur-Moder, une opération de barrage filtrant d'un rond-point, aux bretelles d'entrée et de sortie de la rocade de contournement de Haguenau.

A l'appel de six organisations de salariés et de lycéens, près de 200 personnes ont pris part à l’action. A Haguenau, comme partout en France, des centaines de milliers de personnes ont ainsi manifesté, fait grève, pris de nombreuses initiatives pour imposer le retrait de la loi Travail.

Il faut replacer cette journée d'action dans son contexte: un mouvement social engagé alors depuis plus de deux mois, l'utilisation de l'article 49.3 de la constitution par le premier ministre la semaine précédente, les appels des confédérations et des fédérations syndicales nationales à durcir le mouvement pour obtenir satisfaction.

Y avait-il un appel des organisations visées au travers de ces militants à occuper cette rocade de contournement ? Non. Cette action, improvisée lors d’un rassemblement de 200 personnes, ne faisait que traduire l’exaspération de millions d’autres contre la loi Travail et l’arbitraire du gouvernement. Il est donc absolument inacceptable que certain-e-s puissent être tenu-e-s pour responsables en leur nom propre des actions collectives décidées sur le vif.

Y a-t-il eu des dégâts ? Aucun ! Tout s’étant déroulé dans le calme et sans incident. Les militants incriminés ont-ils commis un acte individuel quelconque passible de poursuites ? Non.

Alors pourquoi poursuivre et juger ces militants ?

C’est le Procureur de la République qui a décidé d’engager les poursuites. Il s’agit donc d’une décision prise au plus haut niveau de l’Etat contre des syndicalistes agissant dans le cadre de leur mandat ! S’agit-il d’une « punition collective » pour fait de manifestation ? S’agit-il d’intimider le mouvement syndical et de « faire des exemples » ?

À l’arbitraire du 49.3, à l’injustice d’une loi ne servant que les seuls intérêts patronaux, le gouvernement entend ajouter la brutalité d’une répression judiciaire – tout ceci est d'une exceptionnelle gravité.

Venez donc nombreux soutenir les « Six de Haguenau » devant le TGI de Strasbourg, 1, quai Finkmatt, mardi 17 janvier 2017, à partir de 8H30 !

Signez la pétition pour leur soutien : http://soutien6haguenau.wesign.it/fr

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