Préparons-nous à faire preuve de solidarité. Nos frères Ukrainiens doivent pouvoir trouver, chez nous, le soutien et l'accueil nécessaire à la reprise en main de leur vie. Le choc, l'outrage, la peur et le désespoir doivent expirer au franchir de la frontière européenne. Soyons sensibles aux destins de nos semblables, vicitmes d'une guerre qui aurait pu être la nôtre. Ouvrons-leur nos portes, donnons-leur du pain, un toit, de la tranquillité. Permettons-leur de trouver l'apaisement, et de se sentir suffisamment éloignés des horreurs en cours.
Toutefois, n'oublions pas pour autant nos autres semblables, ceux qui sont déjà parmi nous, ou qui continuent d'arriver. Ceux dont la misère provoquée par des guerres moins proches, trop anonymes ou pas assez médiatiques ne sont pas suffisamment reconnus comme de vrais malheureux. Accueillons les Ukrainiens, mais accueillons aussi les Congolais, les Yéménites, les Afghans, les Syriens, les Lybiens et tous les autres, peu importe leur faciès ou leur couleur de peau.
Par pitié, n'ayons pas une solidarité sélective.