Chez Mediapart, on ne se concentre que sur le négatif?

Ceci n’est pas un article où j’estime détenir une vérité ou, pire, où j’impose mon point de vue. J’essaie de partager mon sentiment par rapport à la façon de traiter les informations de la part de Mediapart.

J’ai commencé (sérieusement) la lecture de journaux en 2006 lorsque j’avais 16-17 ans. C’était principalement Le Monde, car mon professeur d’économie ne jurait que par ça. Puis, aussi, Le Figaro et rarement Libération. J’aimais beaucoup cette période parce qu’il y avait un bouillonnement intellectuel dans mon environnement. Ça créait un dynamique que j’appréciais. Seulement, au fil du temps, Le Monde a commencé à changer jusqu’à proposer trop d’articles qui ont perdu de leur neutralité. Même si, bien évidemment, aucun journal n’est vraiment neutre. Ce fut la période où ils ont décidé d’augmenter encore et toujours le prix de leur journal. C’était la merde pour eux. Internet était en train de modifier tout nos comportements d’achat (c’est toujours la merde pour eux). Si je me souviens bien en 2008, je payais 1,20€ Le Monde. Aujourd’hui, c’est 2,20€ ou 2,40€ (Je ne sais plus trop.). Bref, un montant énormissime pour un étudiant. Puis, la tonalité a changé en proposant de plus en plus d’articles provocateurs, putaclics ou racoleurs (appelez ça comme vous voudrez) afin d’augmenter leur trafic web et, ainsi, augmenter leurs revenus publicitaires sans compter les souscriptions.

Peut-on leur en vouloir ?

Je crois que la réponse oui. Cela n’engage que moi, mais je leur en veux. J’ai construit une partie de ma culture, de ma curiosité et de ma soif de connaissances avec Le Monde et Le Figaro. Ils ont sacrifié une partie de leur image de marque en choisissant une solution qu’ils sont en train de payer aujourd’hui encore. C’est là que j’ai décidé d’arrêter de lire les journaux. Certains diront que Le Monde est le seul journal rentable... Ça ne veut pas dire pour autant qu’ils roulent sur l’or.

Après la traversée du désert...

J’ai donc arrêté de m’intéresser aux revues quotidiennes, à la politique, aux news internationales et à l’économie en général. Puis, en 2018, j’ai rencontré Madame, une brésilienne très sensible aux questions politiques et sociétales (si vous saviez la situation du Brésil, il faut y vivre pour le comprendre). Elle a su raviver en moi ce plaisir que j’avais à m’intéresser à ces thèmes. Seulement, je remarquais que mes connaissances étaient faiblardes (elles le sont toujours) en ces matières. 10 ans sans véritablement suivre quotidiennement ; je ne fais pas le poids dans les débats.

Le retour

Étant subjugué par la culture et l’intelligence de Madame, j’ai décidé de me remettre à la lecture d’une revue. Le Monde me saoule toujours ; Le Figaro, pas aussi catastrophique que Le Monde même quand bien trempé dans le système de news internet dirons-nous ; Libération, beaucoup trop à gauche. Je ne parle pas du reste.

Puis, j’ai forcément pensé à Mediapart, car j’aimais son côté indépendant. Son côté, on fait les règles, on se focalise sur la qualité, pas de pubs de merde. Et, surtout, j’adorais l’idée qu’il prônait le journalisme, le vrai. L’investigation au sens le plus noble. D’aucuns diraient “à l’ancienne !” Un petit côté Apple de la news.

Aussi, et, peut-être cela est dû à ce que j’avais entendu dans mon entourage et dans les médias, j’avais une image d’un Mediapart envers et contre tout. Chose que je déteste. Et comme, je déteste aussi les rumeurs, les critiqueurs professionnels qui parlent sans lire, j’ai décidé de donner une chance à Mediapart.

Quand un mec de droite (centre) lit Mediapart.

Je dois reconnaître que je fus assez surpris.

Pour ceux qui ont lu le livre Sfumato de Xavier Duringer, il y a une réplique que ne cesse de me rappeler à l’ordre chaque fois que je lis ou regarde les news et qui dit, en substance, que seules les brèves comptes, le reste, c’est de la propagande. Certes, ça peut sonner un “complotiste” débile, mais, dans le fond, ça n’est pas totalement faux. En ce qui concerne Mediapart, je fus très agréablement surpris après avoir lu plusieurs articles. En effet, je m’attendais peut-être trop à quelque chose de bien bien gaucho (Pardon, pour les personnes de gauche... c’est tellement jubilatoire de dire “gaucho”.) et le résultat fut contre toute attente. J’ai l’impression qu’en lisant les news, elles sont plus objectives que le reste de la presse. Peut-être est-ce dans ma tête ; c’est pourquoi, ce serait cool si vous pouviez donner votre avis dans les commentaires... S’il y a une rubrique commentaires.

Les nouveaux lecteurs.

On se retrouve donc avec des articles rédigés plutôt objectivement (je le répète que c’est à mon sens). C’est génial.

Autre bonne nouvelle ! Les habitudes de lecture dérivées d’internet ont changé nos habitudes de lecture de manière générale. Qu’on le veuille ou non, c’est comme ça. On veut du plus vite. On voit des articles moins longs aussi.

Là encore, je m’interroge et je vous demande votre avis. Je trouve que dans Mediapart la taille des articles est tout simplement parfaite. Je ne sais pas si c’est parce que je suis une adepte de la lecture rapide, mais le temps que je passe à lire les articles est ni trop court, ni trop long.

Encore un bon point.

Les titres et choix.

Comme je le soulignais précédemment, la rédaction des articles est relativement objective même s’ils choisissent de souligner des faits qui vont dans le sens de leur pensée (on ne peut pas leur en vouloir, c’est le jeu ma pauvre Lucette), seulement le choix du sujet ne l’est forcément pas. Et, c’est là ma réflexion.

Doit-on nécessairement traiter que de sujets négatifs ?

Tout ce texte n’est qu’une longue (et chiante) interrogation sur le traitement des sujets dans les médias en France.

Lorsque je lis Mediapart et lorsque je survole les titres des articles et quand je lis même les articles : tout n’est qu’un amas de choses négatives. La vie nous a tous appris que tout n’est pas forcément noir ou tout n’est pas forcément blanc et j’ai en tête qu’une revue se doit d’être le reflet de notre environnement. Alors notre environnement est-il si noir ou le journal se focalise que sur les choses négatives ? C’est une question sincère que je me pose. Existe-t-il un journalisme de faits positifs ? Pourquoi ne salue-t-on pas assez (à mon goût) les bonnes démarches ainsi que les politiques intelligentes ?

Certains pourraient dire que c’est mon interprétation des articles présentés qui est négative. Je n’en ai pas l’impression. En tout cas, c’est que je m’efforce d’apprendre en partageant mon avis et en lisant vos commentaires.

Partagez votre avis.

Le but est :

  1. que je m’éclaire. Hé oui, c’est moi avant tout. “Égoïste !!!” ;
  2. que l’on puisse échanger à ce propos et, ainsi, apprendre.

J’espère que l’on pourra échanger dans l’amitié et non comme ce que l’on voit sur Twitter. Mediapart étant un média de lecteurs intelligents, je doute que l’arrogance et l’agressivité feront parti des commentaires.

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