Un animal... des animots, au cœur de la Cité des Sciences et de l'Industrie

Dans la redéfinition de l'humain et la quête de perspectives qu'impose la consomption de nos modes de développement, il est un champ d'investigation, vaste est exaltant, qui s'ouvre à nous : l'humanimalisme. Et aller vers ces Autres que sont les animaux non-humains signifie oser la pluralité des langages. Ou la quête du Vivant.

Rendez-vous à la Cité des Sciences et de l'Industrie, à Paris, 30 avenue Corentin Carriou, le samedi 8 février 2020 à 14 h 45 !

Dans le fil des récentes interventions d'Alban Lemasson, éthologiste, professeur, directeur du laboratoire d’éthologie animale et humaine (université de Rennes 1, université de Caen Normandie, CNRS) et de François Sarano, océanographe, plongeur professionnel, cofondateur de l'association Longitude 181 Nature, la Cité des Sciences et de l'Industrie accueillera Astrid Guillaume, maître de conférences, directrice de recherches en sciences du langage, spécialiste en sémiotique des cultures humaines et non-humaines à Sorbonne Université, ainsi que Sébastien Derégnaucourt, éthologiste, professeur à l’université Paris-Nanterre, directeur du Laboratoire Éthologie Cognition Développement.

Soit un prestigieux concours de regards experts et un questionnement qui de moins en moins improbable s'avère de plus en plus fascinant :

"Chez les humains, la pluralité des langues et de leurs systèmes syntaxiques et sémantiques est actée depuis longtemps. Chez les non-humains, en revanche, ces sujets ont longtemps été tabous. Depuis peu, les éthologues qui étudient les comportements des oiseaux, des primates ou des cétacés utilisent les mots de la linguistique humaine et parlent de dialectes, de syntaxe, de mots et même de dictionnaires. Les oiseaux vocalisent dans différents contextes de leur existence. Jusqu’à quel point leurs vocalisations renseignent-elles sur ce qu’ils pensent et ressentent ? Les singes évitent de se couper la parole, transmettent des messages sur leurs motivations, combinent des sons de manière syntaxique. Que nous disent-ils sur l’origine du langage ? L’univers des cachalots est totalement différent du nôtre. Comment déchiffrer les clics, clangs et codas à la base de leur langage ? Les oiseaux utilisent différents types de vocalisations produites dans différents contextes : maintien du contact avec les congénères, alarme en présence d’un prédateur, défense du territoire, attraction d’un partenaire sexuel…A l’instar de l’espèce humaine, plus de la moitié des espèces d’oiseaux sont capables d’imiter les sons produits par des congénères. Chez de nombreuses espèces, cette capacité dépasse même le cadre du répertoire vocal spécifique : il peut s’agir de sons produits par d’autres espèces, de sons de l’environnement, voire des mélodies musicales. Jusqu’à quel point les vocalisations produites par les oiseaux peuvent-elles nous renseigner sur leurs capacités cognitives et leur état interne : à quoi pensent-ils et que ressentent-ils ?"

merle-noir

Du haut de son perchoir, un merle noir s'adonne à l'une des vocalisations de son ample répertoire. Familier, mais énigmatique toujours...

 

Les liens vers le site de la Cité des Sciences et de l'Industrie et du temps fort proposé :

http://www.cite-sciences.fr/fr/accueil/

http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/animations-spectacles/conferences/thema-langage-et-vous/un-animal-des-animots/?fbclid=IwAR1iI0pkAHHZgn6VKfKWk92CMuU6CsgsICd78zKOgJajd7rRSQfiT1Wr-ws

 

 

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