Violence. Ou quand les mots ont un sens...

Le silence lourd est rompu. Le peuple français rappelle une nouvelle fois qu'il est peuple. Et ce sont les mots disant la violence qui sont assénés sur les ondes et qui fissurent les lignes et souillent la pensée. Alors mobilisons la pensée.

 

Alors reprenons, inlassablement, les mots d'un militant des droits humains,

Dom Helder Camara (1909-1999) :

 

 

« Il y a trois sortes de violences.

 

La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle,

celle qui légalise et perpétue les dominations,

les oppressions et les exploitations,

celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

 

La deuxième est la violence révolutionnaire,

qui naît de la volonté d’abolir la première.

 

La troisième est la violence répressive,

qui a pour objet d’étouffer la deuxième

en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence,

celle qui engendre toutes les autres.

 

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la deuxième,

en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

 

 

 

 

 

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