Pourquoi le véganisme n’est pas un extrémisme, ou les mots d’une infinie sagesse

Quand les conforts de la tradition et les vertiges des papilles et du profit ciblent des vitrines brisées, le respect des animaux non-humains se nourrit de conscience et de culture. Florilège…

Et tel le Danube, conviant de ses mains délicates l’Inn à la rejoindre, ces mots qui disent le respect de la sentience nous interpellent. Dans la douceur d’un bleu ciel qui inonde la sculpture viennoise, la jeunesse et l’élégance de la belle, sa bienveillance aussi, parviennent ici, dans un marbre ciselé par l’artiste Hugo Haerdtl, à attirer le regard du vénérable et auguste qui pensait sa trajectoire toute faite. Or l’Inn n’est qu’un affluent, fort éloigné du littoral, et c’est l’allégorie du Danube, aux seins suaves et potentiellement nourriciers, qui mène aux vastes étendues bleues d’une planète qu’il nous faut, assurément, partager en colocataires curieux et fraternels.

Hugo Haerdtl, Inn und Donau - Pallas-Athene-Brunnen, Vienne, Autriche, 1902 Hugo Haerdtl, Inn und Donau - Pallas-Athene-Brunnen, Vienne, Autriche, 1902

Tour d’horizon de la bienveillance, des fondations aux actes, forcément sommaire, très sommaire, et qui ne dit rien des parcours individuels dans ce qu’ils ont de doutes, de contradictions, de nuances, d’itinéraires et d’accomplissements. Le passage de la prise de conscience au végétal étant potentiellement sinueux, abouti parfois, de plus en plus souvent désormais. Ce florilège suggère cependant l’universalité du propos, par-delà siècles et millénaires, Pythagore, en père fondateur avec les orphiques, apportant par exemple une réponse toujours pertinente aux défis actuels qui sont, notamment, de permettre à tous et à toutes un accès aux ressources. Une équité que l’alimentation carnée et ovo-lactée comme l’agriculture qu’elle implique interdisent, et avec le bilan humain, environnemental et climatique que l’on sait aujourd’hui. Intemporalité aussi quand Léonard de Vinci, génie s’il en est, tance l’humanité et que Denis Diderot suggère une autre définition de l’humain « maître » du monde, soit une analyse qui fait frémir à présent que l’on parle d’Anthropocène… Et ce n’est pas tout ! Car les siècles, à la suite de Pythagore toujours, savent le lien entre la violence que l’humanité inflige aux espèces qu’elle veut dominer et la violence qu’elle inflige aux siens, avec Ovide et Marguerite Yourcenar par exemple, Louise Michel dénonçant même les outrages qui s’abattent comme un piège sur celui qui enfonce la lame dans la chair. Les mondes aussi reconnaissent à l’humain une éminence qui reste à conquérir, avec notamment l’Européen Emile Zola et l’Amérindien Luther Standing Bear. Vivifiante est alors cette démonstration menée par Renan Larue, reconnaissant à Voltaire son authentique cheminement intellectuel et personnel, de Porphyre à l’hindouisme, et un antispécisme avant l’heure, démonstration qui fait du véganisme et de l’anticarnisme un mouvement vieux de 2500 ans et qui restitue aux Lumières sa renaissance comme la sape de l’anthropocentrisme occidental. Soit une avancée que l’âge industriel a occultée en éloignant des yeux la mise à mort des animaux non-humains. Une ère industrielle qui a aussi érigé la prédation et le profit au rang de moteurs, sinistre fourvoiement ne pouvant tolérer le raisonnement anthropologique et philosophique de Jean-Jacques Rousseau qui souligne l’aptitude à souffrir comme fondement du droit. Et l’amour comme moteur… C’est à la suite de cette percée d’ailleurs, que Jeremy Bentham, interrogeant notre espèce, dit lui aussi la sentience avant l’émergence de ce néologisme… On se réjouit alors, avec Brigitte Gothière, convaincue que le temps de la Justice sera, et avec Astrid Guillaume qui propose une « troisième voie » qui n’est pas de renoncer mais d’avancer. Quand Res Turner fait battre son cœur et son art sur les pavés pour revendiquer la libération animale, et que Mačko Dràgàn confie le cœur comme unique horizon qui vaille…

Et nous le savons, le cœur peut s’emballer pour dénoncer et libérer, mais c’est sa douceur toujours qui est l’essence des mots et des actes qu’il crée. D’autant plus lorsque la raison ne peut que le rejoindre… On ne s’étonnera pas alors de lire Claude Lévi-Strauss annonçant la fin des vitrines de boucheries quand Paul McCartney décrypte leur absence dans les abattoirs…

Un modeste billet qui n’est qu’invitation à se repenser, invitation aussi à élargir cette ambitieuse promenade qui convie sens et conscience à percevoir la main qui se pose sur notre épaule. Et à lui accorder notre regard, qu’elle soit identifiée ici main d’érudit.e, d’artiste, de médaillé.e olympique, d'exploitant.e agricole reconverti.e ou main militante des rues, avenues ou arènes. Car elle est la même…

Avertissement : Ce billet de blog est l’occasion de mettre à l’épreuve l'une ou l'autre citation présente ici, là et ailleurs, jusque dans des ouvrages et nombreux sites de presse, sans identification de la source. C'est le cas ici de la seconde citation de Lamartine (propos rapporté ?) dont le "succès" est parlant à lui seul, c'est aussi à noter. Les quêtes et éclairages sont espérés et bienvenus !

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[Pythagore, vers 580 – vers 495, philosophe, scientifique ; textes apocryphes et tradition orale :

« Aussi longtemps que les hommes massacreront des animaux, ils s’entretueront. En effet, celui qui sème les graines du meurtre et de la souffrance ne peut pas récolter la joie et l’amour. »

« La terre donne des richesses en abondance et de la nourriture pacifique. Elle nous offre des repas qui ne sont tachés ni de sang, ni d’assassinat. »]

Ovide, 43 av. JC – 17/18, poète :

« Comme il se fait d’horribles goûts, comme il se prépare à verser un jour le sang humain, celui qui égorge de sang-froid un agneau, et qui prête une oreille insensible à ses bêlements plaintifs ; celui qui peut sans pitié tuer le jeune chevreau et l’entendre vagir comme un enfant ; celui qui peut manger l’oiseau qu’il a nourri de sa main ! Y a-t-il loin de ce crime au dernier des crimes, l’homicide ? N’en ouvre-t-il pas le chemin ? »

Plutarque, v. 46 – v. 125, philosophe, biographe :

 « Comment l'homme peut-il jouir de manger de la chair ? »

 « Nous, civilisés, nous qui vivons sur une terre cultivée, riche, abondante, nous n'avons aucune raison de tuer pour manger. »

 « Mais rien ne nous émeut, ni la belle couleur, ni la douceur de la voix accordée, ni la subtilité de l'esprit, ni la netteté du vivre, ni la vivacité du sens et entendement des malheureux animaux, ainsi juste pour le plaisir de quelques pauvres bouchées de chair, nous privons une âme du soleil et de la lumière, et de la vie et du temps qui lui revenaient, et dont elle était née en ce monde pour jouir. »

 « Et nous pensons que les cris qu’ils jettent de peur ne sont point articulés, qu’ils ne signifient rien, là où ce ne sont que prières, supplications et justifications de chacune de ces pauvres bêtes qui gémissent. »

 « Regardons-nous comme indifférente, la perte d’une âme ? Je veux que ce ne soit pas, comme le croit Empédocle, celle d’un père, d’une mère, d’un fils ou d’une amie ; c’est toujours celle d’un être qui sent, qui voit et qui entend, qui a de l’imagination et de l’intelligence, facultés que chaque animal a reçues de la nature pour se procurer ce qui lui convient et éviter ce qui peut lui nuire. »

Porphyre, 233-304, philosophe, historien :

 « Ceux qui soutiennent qu’il est permis de faire usage des viandes, prouvent suffisamment qu’ils sont les esclaves de leurs passions. »

 Léonard de Vinci, 1452-1519, artiste, scientifique :

 « J’ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance et le temps viendra où les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent maintenant le meurtre de leurs semblables. »

 « Tu as défini l’homme comme le Roi des Animaux ; moi par contre, je dirai que l’homme est le roi des fauves féroces parmi lesquels tu es le plus grand. N’as-tu pas effectivement tué et mangé les animaux pour satisfaire les plaisirs de ton palais, te transformant toi-même en tombe pour tous ces animaux ? La nature ne produit-elle pas de la nourriture végétale en quantité suffisante pour te rassasier ? »

John Ray, 1627-1705, naturaliste :

 « En aucune façon, l’homme n’a la constitution d’un carnivore. Chasse et voracité ne lui sont pas naturelles. L’homme n’a ni les dents acérées ni les griffes pour tuer et déchiqueter sa proie. Au contraire, ses mains sont faites pour cueillir des fruits, des baies et des légumes, et ses dents sont appropriées pour les mâcher. »

 « Tout ce dont nous avons besoin pour nous nourrir, nous restaurer et nous régaler est abondamment pourvu dans le magasin inépuisable de la Nature. Quelle vision agréable, plaisante et innocente qu’une table frugalement servie, et quelle différence avec un repas composé de chair animale fumante et massacrée. En résumé, nos vergers offrent tous les délices imaginables, tandis que les abattoirs et les boucheries sont pleins de sang coagulé, et d’une abominable puanteur. »

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 Pierre François Guyot Desfontaines, 1685-1745, journaliste, critique littéraire :

« Ayant demandé à Taïfaco de quelle nature étaient les mets excellents qu’il nous présentait, il me répondit que ce n’était que des légumes singuliers qui croissait dans le pays et qu’on avait l’art d’assaisonner. Nous n’imitons pas, ajouta-t-il, les Espagnols et les autres Européens qui se repaissent de la chair des animaux : funeste habitude qui les a en quelque sorte familiarisés avec l’effusion du sang des hommes. Les bêtes n’ont-elles pas une âme ? Quel droit à l’homme de la séparer de leur corps et de s’approprier leur substance pour sustenter la sienne, tandis que la terre libérale lui offre une infinité de grains, de racines et de fruits dont il peut se nourrir légitimement ? »

François-Marie Arouet dit Voltaire, 1694-1778, philosophe :

 « Il n’est que trop certain que ce carnage dégoûtant, étalé sans cesse dans nos boucheries et dans nos cuisines, ne nous paraît pas un mal ; au contraire, nous regardons cette horreur, souvent pestilentielle, comme une bénédiction du Seigneur et nous avons des prières dans lesquelles on le remercie de ces meurtres. Qu’y a-t-il pourtant de plus abominable que de se nourrir continuellement de cadavres ? »

 « [Porphyre] regarde les animaux comme nos frères, parce qu’ils sont animés comme nous, qu’ils ont les mêmes principes de vie, qu’ils ont ainsi que nous des idées, du sentiment, de la mémoire, de l’industrie. Il ne leur manque que la parole ; s’ils l’avaient, oserions-nous les tuer et les manger ? Oserions-nous commettre ces fratricides ? Quel est le barbare qui pourrait faire rôtir un agneau, si cet agneau nous conjurait par un discours attendrissant de n’être point à la fois assassin et anthropophage ? »

 « Les moutons n’ont pas sans doute été faits absolument pour être cuits et mangés, puisque plusieurs nations s’abstiennent de cette horreur. »

 « Il faut convenir qu’il y a de la barbarie à les faire souffrir ; il n’y a certainement que l’usage qui puisse diminuer en nous l’horreur naturelle d’égorger un animal que nous avons nourri de nos mains. »

 « Quel est le chien de chasse, l’orang-outang, l’éléphant bien organisé qui n’est pas supérieur à nos imbéciles que nous renfermons, à nos vieux gourmands frappés d’apoplexie, traînant les restes d’une inutile vie dans l’abrutissement d’une végétation ininterrompue, sans mémoire, sans idées, languissant entre quelques sensations et le néant ? Quel est l’animal qui ne soit pas cent fois au-dessus de nos enfants nouveau-nés ? »

 « La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent. »

  Jean-Jacques Rousseau, 1712-1778, philosophe :

 « Tant qu[e l’homme] ne résistera point à l’impulsion intérieure de la commisération, il ne fera jamais du mal à un autre homme ni même à aucun être sensible. […] Par ce moyen, on termine aussi les anciennes disputes sur la participation des animaux à la loi naturelle. Car il est clair que, dépourvus de lumières et de liberté, ils ne peuvent reconnaître cette loi ; mais tenant en quelque chose à notre nature par la sensibilité dont ils sont doués, on jugera qu’ils doivent aussi participer au droit naturel, et que l’homme est assujetti envers eux à quelque espèce de devoirs. Il semble, en effet, que si je suis obligé de ne faire aucun mal à mon semblable, c’est moins parce qu’il est un être raisonnable que parce qu’il est un être sensible ; qualité qui, étant commune à la bête et à l’homme, doit au moins donner à l’une le droit de n’être point maltraitée inutilement par l’autre. »

 « Nous passâmes une heure ou deux à pêcher à cinq cents pas du rivage. La pêche fut bonne ; mais, à l’exception d’une truite qui avait reçu un coup d’aviron, Julie fit tout rejeter à l’eau. « Ce sont, dit-elle, des animaux qui souffrent ; délivrons-les : jouissons du plaisir qu’ils auront d’être échappés au péril. » Cette opération se fit lentement, à contrecœur, non sans quelques représentations ; et je vis que nos gens auraient mieux goûté le poisson qu’ils avaient pris que la morale qui lui sauvait la vie. »

Denis Diderot, 1713-1784 : écrivain, encyclopédiste, philosophe :

 « Ce n’est point parce qu’il lève les yeux au ciel comme tous les oiseaux, qu’il est le roi des animaux ; c’est parce qu’il est armé d’une main souple, flexible, industrieuse, terrible et secourable. Sa main est son sceptre. Ce même bras qu’il lève au ciel comme pour y chercher son origine, il l’étend, l’appesantit sur la terre pour y dominer par la destruction, pour en bouleverser la surface, et dire quand il a tout ravagé : je règne. La plus sûre marque de la population humaine est la dépopulation des autres espèces ».

Emmanuel Kant, 1724-1804, philosophe :

 « La cruauté envers les animaux est la violation d’un devoir de l’humain envers lui-même. »

Nicolas Edme Restif de la Bretonne, 1734-1806, écrivain :

 « Sois juste envers les animaux, et tel que tu voudrais que fût à ton égard un animal supérieur à l’homme. »

Jeremy Bentham, 1748-1832, philosophe :

 « Le jour viendra peut-être où le reste de la création animale acquerra ces droits qui n’auraient jamais pu être refusés à ses membres autrement que par la main de la tyrannie. Les Français ont déjà découvert que la noirceur de la peau n’est en rien une raison pour qu’un être humain soit abandonné sans recours au caprice d’un bourreau. On reconnaîtra peut-être un jour que le nombre de pattes, la pilosité de la peau, ou la façon dont se termine le sacrum sont des raisons également insuffisantes pour abandonner un être sensible à ce même sort.

 Et quel autre critère devrait marquer la ligne infranchissable ? Est-ce la faculté de raisonner, ou peut-être celle de discourir ? Mais un cheval ou un chien adultes sont des animaux incomparablement plus rationnels, et aussi plus causants, qu’un enfant d’un jour, ou d’une semaine, ou même d’un mois. Mais s’ils ne l’étaient pas, qu’est-ce que cela changerait ?

 La question n’est pas : Peuvent-ils raisonner ? ni : Peuvent-ils parler ? mais : Peuvent-ils souffrir ?  

Alexander von Humboldt, 1769-1859, explorateur, géographe, naturaliste :

 « Se nourrir des animaux n’est pas loin de l’anthropophagie et du cannibalisme. »

 « La cruauté à l’égard des animaux n’est conciliable ni avec une véritable humanité instruite, ni avec une véritable érudition. C’est un des vices les plus caractéristiques d’un peuple ignoble et brutal. Aujourd’hui, pratiquement tous les peuples sont plus ou moins barbares envers les animaux. Il est faux et grotesque de souligner à chaque occasion leur apparent haut degré de civilisation, alors que chaque jour ils tolèrent avec indifférence les cruautés les plus infâmes perpétrées contre des millions de victimes sans défense. »

 « La même superficie de terre utilisée pour paître et nourrir du bétail pour produire la viande pour alimenter 1 personne, pourrait nourrir 10 personnes avec des végétaux ; si de plus nous la cultivions avec des lentilles, haricots en grains, ou petits pois, elle pourrait nourrir une centaine de personnes… »  

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Arthur Schopenhauer, 1788-1860, philosophe :

 « Le monde n’est pas une fabrique et les animaux ne sont pas des produits à l’usage de nos besoins » car « l'animal est pour l'essentiel le même que l'homme ».

Henry-David Thoreau, 1818-1862, naturaliste, poète, philosophe :

 « Il n’y a aucun doute pour moi qu’il entre dans le destin de l’humanité, parce qu’elle se perfectionne progressivement, de cesser un jour de manger des animaux. » 

Alphonse de Lamartine, 1790-1869, écrivain, homme politique :

 « J’ai conservé une répugnance raisonnée pour la chair cuite et il m’a toujours été difficile de ne pas voir dans l’étal du boucher quelque chose de celui du bourreau ».

 [« On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas ».]

John Stuart Mill, 1806-1873, philosophe, économiste :

 « Rien n’est plus naturel pour les êtres humains, ni, jusqu’à un certain point dans la culture, plus universel, que d’estimer les plaisirs et les douleurs des autres comme méritant d’être considérés exactement proportionnellement à leur ressemblance avec nous-mêmes. […] Certes, toute pratique cause plus de douleur aux animaux que de plaisir à l’homme ; cette pratique est-elle morale ou immorale ? Et si, exactement comme les êtres humains lèvent la tête hors du marécage de l’égoïsme, ils ne répondent pas d’une seule voix « immoral », que la moralité du principe d’utilité soit condamnée à jamais. »  

Jules Michelet, 1798-1874, historien, philosophe :

 « Vie animale, sombre mystère. Toute la nature proteste contre la barbarie de l’homme qui ne comprend pas, qui humilie et qui torture ses frères inférieurs. »

 « Le régime végétarien ne contribue pas pour peu de chose à la pureté de l’âme. »

 « Spectacle étrange de voir une mère donner à sa fille, qu’hier encore elle allaitait, cette grossière alimentation de viandes sanglantes. »

 « Nos voyages de savants qui font tant d’honneur aux modernes, le contact de l’Europe civilisatrice qui va partout, ont-ils profité aux sauvages ? Je ne le vois pas. (…) Les conquérants, les missionnaires, les marchands ont massacré, épuisé, abruti et vérolé les populations, ils ont produit le désert. (…) On peut juger que si l’homme a ainsi traité l’homme, il n’a pas été plus clément ni meilleur pour les animaux. Des espèces les plus douces, il a fait d’horribles carnages, les a ensauvagées et barbarisées pour toujours. » (…) Car tous les récits de voyageurs concordent : il fut un temps où les lamantins, les phoques, les pingouins, les manchots, les baleines aimaient la compagnie de l’homme… »

 George Sand, 1804-1876, écrivaine :

 « Ce sera un grand progrès dans l’évolution de la race humaine quand nous mangerons des fruits et que les carnivores disparaîtront de la Terre. Tout sera faisable sur cette Terre à partir du moment où nous viendrons à bout des repas de viande et des guerres. »

Richard Wagner, 1813-1883, compositeur, écrivain :

 « Alors que la vue du bœuf sacrifié aux dieux nous est devenue insupportable, aujourd’hui les flots de sang qui s’écoulent quotidiennement des abattoirs sont rincés à l’eau et cachés à nos yeux, afin qu’au dîner nous puissions nous réjouir du cadavre des animaux abattus, arrangé de telle sorte qu’il ne soit plus reconnaissable comme tel. Dès à présent, nous devrions avoir à cœur de cultiver un sol nouveau d’où pourrait émerger une religion de la compassion, malgré ceux qui ne savent penser qu’en fonction de l’utilité des choses. Qu’attendons-nous d’une religion si nous en excluons la pitié envers les animaux ? »

Victor Hugo, 1802-1885, écrivain :

 « Torturer un taureau pour le plaisir, pour l'amusement, c'est beaucoup plus que torturer un animal, c'est torturer une conscience. »

 « L’enfer n’existe pas pour les animaux, ils y sont déjà. »

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 Émile Zola, 1840-1902, écrivain :

 « La cause des animaux passe avant le souci de me ridiculiser. »

 « Les bêtes n'ont pas encore de patrie. Il n'y a pas encore des chiens allemands, des chiens italiens et des chiens français. Il n'y a partout que des chiens qui souffrent quand on leur allonge des coups de canne. Alors, est-ce qu'on ne pourrait pas, de nation à nation, commencer par tomber d'accord sur l'amour qu'on doit aux bêtes ? De cet amour universel des bêtes, par-dessus les frontières, peut-être en arriverait-on à l'universel amour des hommes. Les chiens du monde entier devenus frères, caressés en tous lieux avec la même tendresse, traités selon le même code de justice, réalisant le peuple unique des libertaires, en dehors de l'idée guerroyante et fratricide de patrie, n'est-ce pas là le rêve d'un acheminement vers la cité du bonheur futur ? Des chiens internationaux que tous les peuples pourraient aimer et protéger, en qui tous les peuples pourraient communier, ah ! Grand Dieu ! Le bel exemple, et comme il serait désirable que l'humanité se mît dès aujourd'hui à cette école, dans l'espoir de l'entendre se dire plus tard que de telles lois ne sont pas faites uniquement pour les chiens ! »

 « La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d’une victime désignée. »

 « Le devoir le plus élevé pour un homme est de soustraire les animaux à la cruauté. »

 « Pourquoi la souffrance d’une bête me bouleverse-t-elle ainsi ? Pourquoi ne puis-je supporter l’idée qu’une bête souffre, au point de me relever la nuit, l’hiver, pour m’assurer que mon chat a bien sa tasse d’eau ? […] Pour moi, je crois bien que ma charité pour les bêtes est faite de ce qu’elles ne peuvent parler, expliquer leurs besoins, indiquer leurs maux. Une créature qui souffre et qui n’a aucun moyen de nous faire entendre comment et pourquoi elle souffre, n’est-ce pas affreux, n’est-ce pas angoissant ? »

 « C’est à la souffrance qu’il faut déclarer la guerre, et vous parlez un langage universel, lorsque vous criez pitié et justice pour les bêtes. »

Louise Michel, 1830-1905, institutrice, figure de la Commune de Paris :

 « Au fond de ma révolte contre les forts, je trouve du plus loin qu’il me souvienne l’horreur des tortures infligées aux bêtes. Depuis la grenouille que les paysans coupent en deux, laissant se traîner au soleil la moitié supérieure, les yeux horriblement sortis, les bras tremblants cherchant à s’enfouir sous la terre, jusqu’à l’oie dont on cloue les pattes, jusqu’au cheval qu’on fait épuiser par les sangsues ou fouiller par les cornes des taureaux, la bête subit, lamentable, le supplice infligé par l’homme. Et plus l’homme est féroce envers la bête, plus il est rampant devant les hommes qui le dominent. »

 « C’est que tout va ensemble, depuis l’oiseau dont on écrase la couvée jusqu’aux nids humains décimés par la guerre. »

 « Et le cœur de la bête est comme le cœur humain, son cerveau est comme le cerveau humain, susceptible de sentir et de comprendre. »

George Thorndike Angell, 1823-1909, avocat :

 « On me demande parfois : Pourquoi dépensez-vous autant de votre temps et d’argent à parler de la bonté envers les animaux quand il y a tant de cruauté faite aux humains ? Je réponds : Je travaille à ses racines. »

Léon Tolstoï, 1828-1910, écrivain :

 « S’il cherche sérieusement et sincèrement la voie morale, la première dont l’être humain se privera sera la nourriture animale ; car […] son usage est tout simplement immoral, car il exige une action contraire au sentiment de moralité – l’assassinat – et il n’est provoqué que par la gourmandise, la voracité. »

 « De l'assassinat d'un animal à celui d'un être humain, il n'y a qu'un pas ».

 « Le végétarisme vaut comme critère de base avec lequel nous pouvons reconnaître si l’homme aspire sérieusement à une perfection morale. La nourriture carnée est un résidu primitif ; le passage à une alimentation végétarienne est la première manifestation de l’instruction. »

Luther Standing Bear, 1863/1868 – 1939, chef Sioux :

 « Les animaux ont des droits : le droit d’être protégés par l’être humain, le droit à la vie et à la multiplication de l’espèce, le droit à la liberté et le droit de n’avoir aucune dette envers l’être humain. »

Romain Rolland, 1866-1944, écrivain, prix Nobel de Littérature :

 « La cruauté envers les animaux et même déjà l’indifférence envers leur souffrance, est à mon avis l’un des péchés les plus lourds de l’humanité. Il est la base de la perversité humaine. Si l’homme crée tant de souffrance, quel droit a-t-il à se plaindre de ses propres souffrances ? »

Mohandas Gandhi, 1869-1948, avocat, militant des droits humains :

 « Un humain cruel avec les animaux ne peut être un être humain bon. »

 « On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités. »

 « Jamais je ne consentirai à sacrifier au corps humain la vie d’un agneau. J’estime que, moins une créature peut se défendre, plus elle a droit à la protection de l’être humain contre la cruauté humaine. »

Maurice Maeterlinck, 1862-1949, écrivain, prix Nobel de Littérature :

 « Je n’ai pas l’intention d’approfondir ici la question du végétarisme ni de rencontrer les objections qu’on y peut faire, mais il convient de reconnaitre que bien peu de ces objections résistent à un examen loyal et attentif, et l’on peut affirmer que tous ceux qui se sont soumis à ce régime ont senti leurs forces s’accroitre, leur santé se rétablir ou s’affermir, leur esprit s’alléger et se purifier comme au sortir d’une prison séculaire, nauséabonde et misérable. »

 « Si quelque jour se généralisait la certitude que l´homme peut se passer de la chair des animaux, il y aurait non seulement une grande révolution économique, – car un bœuf, pour produire une livre de viande, consomme plus de cent livres de fourrage, – il y aurait encore une amélioration morale probablement aussi importante et certainement plus sincère et plus durable que si l’Envoyé du Père revenait une seconde fois visiter notre terre pour réparer les erreurs et les oublis de son premier pèlerinage. »

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Louis Raimbault, 1877-1949, anarchiste, libertaire :

 « Libérer tout ce qui vit, tout ce qui est sensible et qui souffre de l’injustice, de l’iniquité, de l’abus, de la perversion des hommes. »

 George Bernard Shaw, 1856-1950, écrivain, prix Nobel de Littérature, critique musical :

 « Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis »

 « Tant que nous sommes nous-mêmes les tombeaux vivants d’animaux assassinés, comment pouvons-nous espérer des conditions de vie idéales sur cette Terre ? »

Albert Einstein, 1879-1955, physicien, prix Nobel de Physique :

 « Rien ne peut être plus bénéfique à la santé humaine ni accroître les chances de survie de la vie sur la Terre qu’une évolution vers un régime végétarien. »  

 Albert Schweitzer, 1875-1965, médecin, pasteur, théologien, prix Nobel de la Paix :

 « Peu m’importe de savoir si un animal peut raisonner… Mais du seul fait que je le sais capable de souffrir, c’est en cela que je le considère comme mon prochain. »

 « À mon avis, nous devons nous engager pour la protection des animaux et cesser complètement de manger de la viande. Je le fais moi-même et c’est ainsi que bien des personnes deviennent attentives à ce problème qui a été posé si tard. »  

Martin Luther King, 1929-1968, pasteur, militant des droits civiques, prix Nobel de la Paix :

 « N’ayez jamais peur de faire ce qui est juste, surtout si le bien être d’une personne ou d’un animal est en jeu. Les punitions de la société sont faibles comparées aux blessures que nous infligeons à l’âme quand nous détournons le regard. »  

Théodore Adornau, 1903-1969, philosophe, sociologue, musicologue :

  « Auschwitz commence quand quelqu'un regarde un abattoir et pense : ce ne sont que des animaux. »

 Jacques Prévert, 1900-1977, poète et scénariste :

 « Un seul oiseau en cage

La liberté est en deuil. »

 Louis de Funes de Galarza, 1914-1983, comédien :

 « J’ai abandonné la pêche le jour où je me suis aperçu qu’en les attrapant, les poissons ne frétillaient pas de joie. »

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Marguerite Yourcenar, 1903-1987, écrivaine :

 « Je me dis souvent, que si nous n’avions pas accepté, depuis des générations, de voir étouffer des animaux dans des wagons à bestiaux […] personne, pas même les soldats chargés de les convoyer, n’aurait supporté les wagons plombés des années 1940-1945. » 

 « L’Homme a peu de chances de cesser d’être un tortionnaire pour l’Homme, tant qu’il continuera à apprendre sur l’animal son métier de bourreau. »

 « Tout comme Zénon, il me déplaît de « digérer des agonies. »

 Isaac Bashevis Singer, 1902-1991, écrivain :

 « Tout ce verbiage sur la dignité, la compassion, la culture ou la morale semble ridicule lorsqu’il sort de la bouche même de ceux qui tuent des créatures innocentes, pourchassent des renards que leurs chiens ont épuisés, ou même encouragent l’existence de combat de taureaux. Je ne crois pas qu’il puisse y avoir de paix dans le monde tant que les animaux seront traités comme ils le sont aujourd’hui. Les humains sont des nazis pour eux, pour les animaux, c’est tous les jours Treblinka. »

 « On affirme souvent que les hommes ont toujours mangé de la viande, comme si c’était une justification pour continuer à le faire. Selon la même logique, nous ne devrions pas chercher à empêcher un homme d’en tuer un autre étant donné que cela aussi a toujours été. »

Théodore Monod, 1902-2000, universitaire, naturaliste, explorateur :

 « Ce qu’on peut critiquer, c’est cette prééminence exclusive donnée à l’homme, car cela implique tout le reste. Si l’homme se montrait plus modeste et davantage convaincu de l’unité des choses et des êtres, de sa responsabilité et de sa solidarité avec les autres êtres vivants, les choses seraient bien différentes. »

 « Les animaux n’ont pas, comme l’homme, l’orgueil de se croire le roi des animaux. »

 « L’animal ne demande pas qu’on l’aime, il demande qu’on lui fiche la paix. »

 Jacques Derrida, 1930-2004, philosophe :

 « De quelque façon qu'on l'interprète, quelque conséquence pratique, technique, scientifique, juridique, éthique, ou politique qu'on en tire, personne aujourd'hui ne peut nier cet événement, à savoir les proportions sans précédent de cet assujettissement de l'animal. Cet assujettissement dont nous cherchons à interpréter l’histoire, nous pouvons l’appeler violence, fût-ce au sens moralement le plus neutre de ce terme et même quand la violence interventionniste se pratique, dans certains cas, fort minoritaires et nullement dominants, ne l’oublions jamais, au service ou pour la protection de l’animal, mais le plus souvent de l’animal humain. »

 « Personne ne peut plus nier sérieusement et longtemps que les hommes font tout ce qu’ils peuvent pour dissimuler ou pour se dissimuler cette cruauté, pour organiser à l’échelle mondiale l’oubli ou la méconnaissance de cette violence que certains pourraient comparer aux pires génocides. » 

Claude Lévi-Strauss, 1908-2009, anthropologue, ethnologue :

 « Un jour viendra où l’idée que, pour se nourrir, les hommes du passé élevaient et massacraient des êtres vivants et exposaient complaisamment leur chair en lambeaux dans les vitrines, inspirera sans doute la même répulsion qu’aux voyageurs du XVIe ou XVIIe siècle, les repas cannibales des sauvages américains, océaniens ou africains. »

 « Les problèmes posés par les préjugés raciaux reflètent à l’échelle humaine un problème beaucoup plus vaste et dont la solution est encore plus urgente : celui des rapports de l’homme avec les autres espèces vivantes… Le respect que nous souhaitons obtenir de l’homme envers ses semblables n’est qu’un cas particulier du respect qu’il faudrait ressentir pour toutes les formes de vie… »

Albert Jacquard, 1925-2013, généticien, essayiste :

 « Maltraiter un animal n’est pas le simple résultat d’un désordre mineur de la personnalité, mais le symptôme d’une perturbation mentale profonde. »

 François Cavanna, 1923-2014, écrivain et dessinateur humoristique :

 « L'homme est mon frère, certes. Le chien l'est aussi. Et le singe, et l'ours, et l'éléphant. Et l'araignée. Oui, l'araignée. Est mon frère quiconque peut, comme moi, souffrir, avoir peur, aimer, mourir. Je souffre avec tout ce qui souffre ... avec l'enfant noir au ventre vide, avec la fiancée de Beyrouth aux jambes arrachées, avec le singe cloué sur une planche, dont on déroule les intestins "pour voir". Leurs yeux hurlent la même horreur, la même folie : la souffrance. »

 « Voilà qu'une douleur soudaine, atroce, paralyse mon épaule gauche. D'un bond je me retourne. C'est un type, déguisé comme les autres, qui m'a planté une espèce de saloperie de grappin en forme d’hameçon en plein entre deux vertèbres, et cet engin de torture est équipé de telle façon qu'à chacun de mes mouvements il se balance et déchiquette la chair et les nerfs à grands flots de sang. La douleur est épouvantable. Maman, vois ce qu'on fait à ton petit enfant ! Qu'ai-je fait pour mériter cela ?
Le public est déchaîné. On m'attaque de partout, mon martyre les met en joie. C'est donc cela, la corrida ? Des hommes fous de méchanceté jouissant plus fort que par le sexe même ? Les salauds ! C'est donc pour cela qu’ils m’ont élevé et fait si beau ? Pour déguster ma mort ?

 L'arène est jonchée de ce que, dans leur enthousiasme ou leur fureur, lancent les spectateurs, et aussi de monceaux de tripailles de chevaux qui n'ont pas eu de chance. Déjà le tueur couvert d'oripaille tend les fesses et darde l'épée, suivant la sacro-sainte tradition. Il me fait face. Je ne suis plus qu'une pauvre carcasse tremblante, vidée, à bout. Je tombe sur les genoux ; puisqu'il faut en finir, finissons-en. Je tends le cou. » 

Dick Gregory, 1932-2017, écrivain, humoriste, acteur, militant des droits civiques :

 « Je milite pour le droit des animaux pour les mêmes raisons que je milite pour les droits humains. Les animaux et les humains meurent de la même façon, et la violence produit la même souffrance, le même sang versé, la même odeur de mort, la même cruauté, arrogance et brutalité dans l’acte de tuer. Nous n’avons pas besoin d’en faire partie. »

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 Tomi Ungerer, 1931-2019, auteur illustrateur :

 « Les animaux de boucherie sont généralement tués par procuration avant d’être mangés par des hypocrites qui s’évanouiraient à la vue du sang. »

 Milan Kundera, né en 1929, écrivain :

  « La vraie bonté de l'homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l'humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu'il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c'est ici que s'est produite la faillite fondamentale de l'homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent. »

Boris Cyrulnik, né en 1937, neurologue, psychiatre, psychanalyste, éthologue :

 « Le jour où les humains comprendront qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires… »

Howard Lyman, né en 1938, ancien éleveur reconverti dans la défense des animaux :

 « Vous ne pouvez pas être un écologiste et manger de la viande, point. Leurrez-vous si vous voulez, si vous avez envie de nourrir votre addiction, mais ne vous dites pas écologiste. »

Eugen Drewermann, né en 1940, universitaire, psychanalyste, philosophe :

 « Aussi longtemps que les hommes tueront les animaux, ils feront la guerre. Aussi longtemps que les hommes mangeront des animaux, ils tortureront à mort leurs victimes innocentes : par centaines de milliers dans les laboratoires et les installations d’élevage collectif, par millions dans les abattoirs des villes, par myriades dans les mers du monde. Leur fleuve de sang ne doit pas servir plus longtemps de nourriture, leur corps de matière première, leur vie de provision pour nous les hommes. »

Paul McCartney, né en 1942, musicien, auteur-compositeur, chanteur :

 « Si les abattoirs avaient des vitres, on serait tous végétariens. »

 Harvey Diamond, né en 1945, auteur (animaux, nutrition) :

 « Mettez un enfant dans un berceau avec une pomme et un lapin. S’il mange le lapin et joue avec la pomme, je vous achète une voiture neuve. »

Yann Arthus-Bertrand, né en 1946, photographe, reporter, réalisateur :

 « Tous les écolos devraient arrêter de manger de la viande, car elle est en train de détruire la planète. On déforeste tous les ans l’équivalent de la Belgique pour cultiver des céréales qui nourrissent les animaux. C’est facile de dire que c’est Trump le méchant et de continuer à manger de la viande dans son coin. On a les hommes politiques qu’on mérite. »  

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Peter Singer, né en 1946, universitaire, philosophe :

 « Le spécisme est un préjugé ou une attitude de parti pris en faveur des intérêts des membres de sa propre espèce et à l'encontre des intérêts des membres des autres espèces. »

 « La libération animale exigera des êtres humains un altruisme plus grand que tout autre mouvement de libération. Les animaux sont incapables d'exiger d'eux-mêmes leur propre libération, ou de protester contre leur situation par des votes, des manifestations ou des boycotts. »

 « Je crois que nos comportements actuels vis à vis de ces êtres sont fondés sur une longue histoire de préjugés et de discrimination arbitraire. Je soutiens qu'il ne peut y avoir aucune raison - hormis le désir égoïste de préserver les privilèges du groupe exploiteur - de refuser d'étendre le principe fondamental d'égalité aux membres des autres espèces. Je vous demande de reconnaître que vos attitudes à l'égard des membres des autres espèces sont une forme de préjugé tout aussi contestable que les préjugés concernant la race ou le sexe. »

 « Tous les arguments pour prouver la supériorité de l’homme ne peuvent briser cette dure réalité : nous sommes tous égaux dans la souffrance. »

Carlos Santana, né en 1947, guitariste, compositeur, interprète :

 « Je ne mange pas de viande car la viande apporte des propriétés négatives telles que la peur, la colère, l’anxiété, l’agressivité, etc… Les légumes s’offrent paisiblement à la terre quand ils sont mûrs, permettant ainsi un paisible et excellent état d’esprit. »

John Robbins, né en 1947, auteur militant (animaux, environnement, nutrition) :

 « J’ai récolté des choux et cueilli des carottes et j’ai aussi visité des abattoirs : ces expériences ne peuvent pas se comparer ».

 « Nul besoin de se priver : il s’agit seulement de mieux comprendre comment manger de la façon la plus saine, la plus agréable, la plus nourrissante d’une part, et la plus économique, la plus généreuse, la moins polluante d’autre part. […] La vie dans son ensemble en bénéficierait : vous, le genre humain, les animaux, les forêts, les rivières, le sol, les océans, et l’atmosphère terrestre. »

Armand Farrachi, né en 1949, écrivain :

 « Aucune civilisation n’a jamais infligé d’aussi dures souffrances aux animaux que la nôtre, au nom de la production rationnelle « au coût le plus bas ». (…) N’ayons pas peur des mots : la France est couverte de camps de concentration et de salles de torture. (…) Pour ces millions, pour ces milliards d’animaux, le simple fait de vivre, depuis la naissance jusqu’à la mort, est un supplice de chaque seconde. »

Philip Wollen, né en 1950, ex-banquier, militant des droits des animaux humains et non-humains :

 « Les animaux doivent être retirés des menus parce que ce soir, ils crient de terreur dans les abattoirs, les caisses et les cages, vils goulags ignobles de désespoir. »

 « J’ai entendu les cris de mon père mourant, son corps ravagé par le cancer qui l’a tué, et j’ai réalisé que j’avais déjà entendu ces cris avant. Dans les abattoirs ; les yeux arrachés et les tendons coupés, sur les navires bétaillers en direction du Moyen-Orient et chez la mère baleine mourante quand un harpon explose dans son cerveau alors qu’elle appelle son baleineau. Ces cris étaient ceux de mon père. J’ai alors découvert que dans la souffrance, nous sommes tous égaux, et que dans notre capacité à souffrir, un chien est un cochon, est un ours… est un garçon. »

 « La viande est le nouvel amiante, plus meurtrière que le tabac. CO2, méthane et oxyde nitreux provenant du secteur de l’élevage tuent nos océans, créant des zones mortes, acides, hypoxiques. 90 % des poissons de petite taille sont broyés pour nourrir le bétail : les vaches végétariennes sont aujourd’hui les plus grands prédateurs marins. Les océans sont en train de mourir. »

 « Seulement 100 milliards de personnes ont vécu sur terre. 7 milliards y vivent aujourd’hui. Et nous torturons et tuons 2 milliards d’animaux chaque semaine. 10 000 espèces sont anéanties chaque année par les actions d’une seule. Nous sommes maintenant face à sixième extinction de masse de l’histoire cosmologique. Si un autre organisme agissait comme cela, les biologistes l’appelleraient « un virus ».

 Victor Hugo a dit : « Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue. » Les droits des animaux sont aujourd’hui la plus importante question de justice sociale depuis l’abolition de l’esclavage. Il y a plus de 600 millions de végétariens dans le monde. […] Si nous étions une nation, nous serions plus grands que les 27 pays de l’Union Européenne réunis ! »

 « La viande est comme les pièces de 1 et 2 centimes. Elle coûte plus cher à faire que ce qu’elle vaut. Et les agriculteurs sont ceux qui ont le plus à gagner. Ce ne serait pas la fin de l’agriculture, mais son essor. »

Jean-François Noblet, né en 1951, ornithologue, mammalogiste, herpétologiste :

 « Je trouve insupportable que l'on tente d'opposer l'amour des hommes et l'amour des animaux. Je crois à l'amour de la vie. »

Francis Cabrel, né en 1953, auteur, compositeur, interprète :

 « Chaque fois que la corrida avance, c'est l'humanité qui recule. »

Gary Francione, né en 1954, juriste, philosophe, universitaire :

 « Quand il s’agit de la violation des droits fondamentaux des humains, nous sommes absolutistes. Personne ne propose de rendre l’esclavage, la pédophilie, le viol etc… plus « humains ». Quand il s’agit de la violation des droits fondamentaux des animaux, nous parlons de tout, sauf d’absolutisme. Au contraire, nous nous concentrons sur le fait de rendre plus « humaine » la violation de leurs droits fondamentaux. Nous traitons les intérêts fondamentaux des humains et des non-humains différemment. »

 « Il n’y a pas de différence entre tuer un animal et payer quelqu’un pour le faire à sa place. »

 « Le problème est la violence et la hiérarchie. Et je pense que cela est intimement lié à la tendance patriarcale à traiter les autres exclusivement comme un moyen pour des fins. Si nous quittons le terrain du patriarcat et rejetons la violence comme moyen de résoudre les conflits, ainsi que le principe de hiérarchie et le fait de traiter les autres seulement comme des moyens, cela ne peut qu'améliorer l'acceptation du véganisme. »

 « Si vous pensez qu’être végan est difficile, imaginez la difficulté pour les animaux que vous ne le soyez pas. »

 « Ne dites plus que vous aimez les animaux si par ailleurs vous consommez des produits d’origine animale. Devenez végan et faites-en sorte que ce qui franchit vos lèvres soit cohérent avec les paroles qui en sortent. »

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 James Cameron, né en 1954, réalisateur :

 « Ce n’est pas indispensable de manger des animaux, nous en faisons juste le choix. Cela devient donc un choix moral, celui de choisir un mode de vie ayant un énorme impact sur la planète, utilisant d’énormes ressources primaires et détruisant la biosphère. »

Steven Patrick Morrissey, né en 1959, chanteur :

 « Manger des animaux est au même niveau moral qu’abuser des enfants. C’est la même chose. Les animaux comme les enfants attendent de nous une protection. Nous devrions les protéger. »

Nagui Fam, dit Nagui, né en 1961, animateur, producteur, comédien :

 Sur la corrida : « Il ne s’agit pas “seulement” d’un problème de souffrance animale mais bien d’un problème éthique : quelles peuvent êtres les motivations de gens qui payent pour assister à la torture et à la mise à mort d’un être vivant, qu’ils essayent de justifier par des discours techniques ou esthétiques, si ce n’est autre que le voyeurisme et le sadisme ? » 

Florence Burgat, née en 1962, philosophe et directrice de recherches à l’INRA

  « L’abattoir est une monstruosité au sens propre du terme, une anomalie, un vice, une difformité engendrée par l’humanité carnivore, un lieu où le mal se déploie et se répète en toute impunité. »

 « Si l’on respecte les animaux, par principe, on fait autre chose qu’un métier qui vit de la mort, qui plus est en bas âge, des animaux. »

 « Au moment où l’humanité se pense elle-même philosophiquement, métaphysiquement, elle le fait comme une entité qui doit se couper de ce qu’elle appelle la nature ou l’animal. Comme pour se rappeler qu’elle s’est séparée des animaux, elle les tue et les mange, en cet acte si singulier qu’est l’absorption, la digestion et l’excrétion d’êtres dont nous savons qu’ils ne sont, à bien des égards, pas si différents de nous. Comment affirmer plus radicalement une mainmise que par la manducation, c’est-à-dire le fait de manger ? »

 « Du calvaire de l'animal, le consommateur ne sait rien, et ne veut rien savoir. » 

Jerome Flynn, né en 1963, acteur :

 « Nous n’avons pas été éduqués à faire un lien entre la nourriture dans notre assiette et les animaux que nous aimons. […] Nous savons maintenant que nous n’avons pas besoin d’obtenir les protéines par la viande. […]. Je ne veux pas faire partie de toute cette souffrance. » 

Melanie Joy, née en 1966, universitaire, psychologue :

 « Le carnisme est un système de croyance particulier. C’est une idéologie dominante, un système invisible et enraciné qui modèle nos croyances, nos comportements, nos normes, etc… C’est aussi une idéologie violente. La viande ne peut pas être obtenue sans tuer. »

Peter Dinklage, né en 1969, acteur :

 « J’aime les animaux, tous les animaux. Je ne ferais pas de mal à un chat, un chien, un poulet ou une vache. Et je ne demanderais pas à quelqu’un de leur faire du mal pour moi. C’est pour cela que je suis végan. »

Astrid Guillaume, universitaire, sémioticienne :

 « Je crois en l'humanimalisme, soit un humanisme étendu aux animaux, et un animalisme étendu aux humains. Non plus un antagonisme humains - animaux, mais une troisième voie, pacifiante, reconnaissant à tous les êtres sentients le droit aux liens interspécifiques fondés sur le respect dans un rapport d'égal à égal.

 Ces droits seraient établis sur la découverte et la reconnaissance des intelligences, langages et sensibilités spécifiques. Ces droits seraient générateurs de partages, de langages communs, de connaissance de soi et de l'altérité. Ils seraient propices à l'édification d'une intelligence et d'une sentience communes, dans un intérêt commun. »

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Gary Yourofsky, né en 1970, universitaire, conférencier :

 A l’adresse des consommateurs d’aliments carnés et ovo-lactés : « Ce n’est pas “votre” droit, basé sur “vos” traditions, “vos” coutumes et “vos” habitudes, de bafouer leur liberté afin de leur faire du mal, de les asservir et de les tuer. Ce n’est pas une histoire de droit. C’est une injustice. »  

Stomy Bugsy, né en 1972, rappeur, acteur :

 « Je suis tellement heureux, tellement fier de moi, de savoir que je ne participe plus à cette tuerie, à ce massacre, de ne plus me nourrir de la mort, d’ouvrir mon frigo et que mon frigo ressemble plus à un jardin qu’à une morgue. » +++ 

 « Ce que je ne tue pas, me rend plus fort. »

Brigitte Gothière, née en 1973, militante animaliste :

 « Tuer avec dignité et respect : en abattoir, aurait-on inventé la magie ? Non, mais on a inventé le langage qui maquille habilement des faits ignobles sous des mots rassurants. »

 « Entre les êtres humains et les autres animaux, il y a des différences. Mais les découvertes en éthologie nous apprennent qu’il y a surtout de grandes similitudes : en particulier le désir de vivre sa propre vie, le mieux possible. Nos habitudes et notre culture nous retiennent dans un paradoxe, nous privent de cohérence : nous ne voulons pas maltraiter et tuer sans nécessité… et nous le faisons pratiquement tous, chaque jour, en déléguant à d’autres le soin de faire le sale boulot. »

 « Des injustices du passé sont aujourd’hui condamnées, comme l’esclavage humain ou le statut inférieur assigné aux femmes. Elles étaient soutenues par des intérêts puissants, elles aussi ancrées dans la conscience collective au point que la majorité les croyait normales, naturelles, nécessaires. La discrimination arbitraire – appelée spécisme – qui balaie les intérêts fondamentaux des animaux pour le moindre désir humain est aussi amenée à disparaître.

 Un jour, nous mettrons ensemble fin à une ère d’injustice envers les animaux parce que c’est possible, parce que c’est logique, parce qu’il est juste de le faire. »

Vanessa Wagner, née en 1973, pianiste :

 « La question écologique est aujourd’hui incontournable et sera intimement liée à l’avancée du traitement animal. On doit repenser totalement notre rapport à la nature, à la Terre qui nous porte, nous nourrit et nous fait vivre. »

 Joaquin Phoenix, né en 1974, acteur :

 « Nous devons apprendre l’empathie, nous devons apprendre à regarder dans les yeux d’un animal et réaliser que sa vie a de l’importance, parce qu’il est, lui aussi, un être vivant. »

 Dominick Thompson, né en 1979, athlète multisports :

 « L’industrie laitière est un grand groupe de violeurs et de meurtriers. Quelle personne saine d’esprit voudrait soutenir des violeurs et des meurtriers ? »  

 Alexey Ivanovitch Voïevoda, né en 1980, médaillé d’or olympique et champion du monde de bras de fer :

 « J’ai constaté tant de bénéfices depuis que je suis devenu végan. Premièrement, je ne me nourris plus de la souffrance et de la douleur d’animaux sans défense. Deuxièmement, mon corps est devenu plus léger, pour ainsi dire « plus pur ». Troisièmement, dans ma profession, la souplesse et l’élasticité sont extrêmement importantes, et j’ai augmenté les deux. Et quatrièmement, je ne suis aujourd’hui presque plus jamais enrhumé ou grippé. »  

Renan Larue, universitaire, littérature et histoire :

 « L’antispécisme et le véganisme ne sont pas des inventions récentes… ils sont les héritiers de la philosophie des Lumières, une philosophie qui sapait à coups de marteau le suprémacisme humain et la fable anthropocentriste. »

 « On désinforme les enfants à l’égard de leur régime alimentaire. Cela va devenir impossible à justifier dans les années à venir. »

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David Haye, né en 1980, double champion de monde de boxe :

 « J’ai regardé un documentaire télé sur la façon dont les animaux étaient élevés, tués et préparés pour qu’on les mange. J’ai vu toutes ces vaches et tous ces cochons, et j’ai réalisé que je ne pouvais plus être complice de ça. C’était horrible. »

Natalie Portman, née en 1981, actrice et productrice :

 Au sujet de son véganisme : « Trois fois par jour, je me rappelle que j’estime la vie et que je ne veux pas causer de la douleur ou tuer d’autres êtres vivants. Voilà pourquoi je mange de cette façon. »  

Res Turner, né en 1982, rappeur, quintuple champion d'improvisation et défenseur des droits des opprimés :

 « Et si c'était ton chien, si c'était ton frère, tu dirais aussi qu'il faut laisser le temps faire son affaire ? »

 "Oh oui ! Appelez nous extrémistes, radicaux ! Loin d'être à la hauteur de l'horreur que subissent les animaux ! Pas une nuit où leurs cris de détresse ne retentissent. On se doit de répondre à leurs appels à l'aide en tant que repentis. Et qui force qui ? Soyez censés. On déporte tous les jours 3 millions d'animaux dans les abattoirs français. Donc, qui force qui ? À outrance. Quand ces mêmes innocents se font égorger dans une totale indifférence "

 « Être végan c'est juste ne plus contribuer, ne plus être acteur d'un tel massacre. Et aux dernières nouvelles, quand on parle de lutter, ne rien faire ce n'est pas faire sa part. »

Joël Cessio, né en 1985, militant de la libération animale :

 Violemment malmené après s’être introduit dans les arènes de Dax en pleine corrida : « On sent une haine du public […] et on se rend compte que quand on fait du mal à un animal, on peut très bien en faire à un être humain, c’est pareil. Il n’y a qu’un pas entre tuer un animal et tuer un être humain […]. La violence doit cesser, que ce soit sur des animaux, que ce soit sur des êtres humains. »

 Au sujet de photographies prises en pleine campagne : « Quelque part, sur les routes de l’indifférence en France : Quelle torture pour un bébé d'avoir sa mère à côté sans pouvoir la téter ! Un anneau rouge avec des pics pour l’en empêcher. Si toi aussi, ces images te choquent, alors peut-être vas-tu y réfléchir à deux fois avant de prendre son lait… »

David Carter, né en 1987, footballeur professionnel :

 « Vous n’avez pas besoin de prendre une vie pour prendre du muscle. »

Marina P, née en 1990, neuropsychologue, militante des rues et avenues :

« J'ose espérer que les choses ne sont pas figées et que nous sommes acteurs de notre vie tout autant que du monde dans lequel nous vivons et évoluons... Ce qui me semble "juste" et "bon" et inversement, est purement intuitif et invariablement lié à une dynamique émotionnelle : il me semble que pour de très nombreuses choses, nous n'avons pas forcément besoin d'être "éduqués", que nous sommes à même de distinguer, et en faisant preuve d’empathie, une situation acceptable ou non... Lorsque l'on est à même de ne plus fermer les yeux sur ce qui nous entoure, on est à même de se positionner et de lutter contre ce qui nous dérange… Comme le dit si bien saint Augustin : « A force de tout voir l’on finit par tout supporter… A force de tout supporter, on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer, on finit par tout accepter… A force de tout accepter on finit par tout approuver ! ». La situation animale est une des plus terribles détresses de ce monde... En somme, ce qui m'engage, au-delà de la lutte contre les injustices, c'est d'oser encore espérer un monde dans lequel notre discernement aura raison de sa laideur.» 

Mačko Dràgàn, né en 1990, chroniqueur, anarchiste libertaire « agitateur à temps plein » :

 « Je me laisse guider dans ma fatalité personnelle, qui est aussi celle du monde, et je lutte contre tout ce qui empêche les gens, les animaux, les plantes, les éléments, de vivre, de prospérer, de se déployer, de se toucher, de s’aimer. »

Hector Bellerin, né en 1995, footballeur international :

 Au sujet de son véganisme : « Je crois fermement que la Terre nous rend ce qu’on lui fait. »

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Pour que la main de l’animal humain

Posée sur l’animal non-humain

Ne soit plus celle du bourreau

Mais celle du Sage…

 Ce billet n’a pas pour sujet les découvertes en génétique, éthologie et zoosémiotique, des avancées bouleversantes et passionnantes.

 Ce billet n’a pas pour sujet l’essor de la gastronomie végétalienne, aussi nutritive qu’époustouflante et qui se déploie des en-cas aux cuisines étoilées.

 Ce billet n’a pas pour sujet l’agriculture, de ses redoutables fourvoiements et abominations aux belles alternatives et perspectives.

 Ce billet n’a pas pour sujet la question des objectifs, welfaristes ou abolitionnistes, ni des modes d’action, légaux ou illégaux, qui se répandent à travers le monde désormais, sujets dans le sujet.

 Ce billet, bien incomplet et imparfait, est partage de conscience, et mise en perspective d’une prise de conscience qui née de la pensée, des émotions, de la science et de la sagesse, est désormais abordée des pavés à l’université, jaillissant au cœur de nos tablées et émergeant enfin dans les programmes électoraux. Car cette prise de conscience qui s’étend de façon exponentielle interpelle désormais le législateur.

 Ce billet est aussi invitation à sonder le passé et le présent pour affiner et partager une pensée trop longtemps ignorée voire moquée, afin que cette révolution copernicienne s’opère au bénéfice de tous et de toutes. Car la Terre n’a que trop saigné et ce, depuis trop longtemps déjà.  

Et c’est une considération émue et enthousiaste qui va à tous ceux et toutes celles qui œuvrent en faveur de cette dernière conquête engagée par les Anciens et les Lumières.

 

 

 

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