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Billet de blog 6 juin 2016

Ces animaux servis sur un plateau

A la fin des représentations, ils n'y échappent pas. Les animaux marquent toujours les esprits lorsqu'on les voit au théâtre. Mais peut-être plus pour longtemps ? C'est du moins l'objectif de nombreuses associations, qui veulent interdire l'utilisation des bêtes par les metteurs en scène. Alors, que penser de ce conflit ? Atteinte à la liberté d'expression ou maltraitance avérée ?

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Depuis les Grecs et les Romains, les animaux font partie de la tradition théâtrale. Mais dès les années 70, des voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme de la maltraitance. Hier encore inaudibles, elles se sont organisées aujourd'hui au sein de nombreuses associations, et manifestent bruyamment leur opposition à la présence des animaux sur les plateaux. Mise à l'index de metteurs en scène « cruels », et bêtes sous forme de gadgets, le militantisme qui s'abat sur Internet passe du clic au déclic. Au risque parfois d’être dans l'excès et de vouloir réserver la scène qu’à ces sadiques humains égoïstes.

Easy Rider, le Veau d'Or dans "Moses und Aron" par Romeo Castellucci © Bernd Uhlig

 On la fait sortir. Elle marche, lentement, hésitant, trainant son poids devant les chœurs qui se tiennent debout dans un coin. Une femme nue, adossée au public, est au centre du plateau. Peut-elle entendre la voix d’Aron, dont le dos est orné d’une cape de plumes ? Elle doit rester statique. Puis les chanteurs reculent et s’échappent. Viennent des couples de danseurs, s’agitant à ses côtés. On lui verse de l’encre noire sur l’échine. Des masses sous sa peau remuent par surprise. La bête avance vers les spectateurs. Puis remonte dans sa cage. Une prestation d’une demi-heure, pour un taureau d’1,5 tonne. Les réactions sont « outrées, scandalisées, hystériques ». Selon Marie-José Sirach, chef du service culture à « L’Humanité », une partie du public s’offusquerait ces derniers temps trop rapidement des animaux mis en scène, quitte à « mettre de côté toute une esthétique théâtrale, qui les inclut sur le plateau, et donne une dimension poétique, et induit une autre relation au temps ». Pour ces détracteurs, rien ne justifie la présence bestiale sur les planches. Tout n’est qu'un rapport domination. Alors, ces animaux, acteurs privilégiés ou victimes maltraitées ?

Dans « Moses und Aron », d’Arnold Schönberg, mis en scène par Romeo Castellucci à l’Opéra de Paris fin octobre 2015, que nous venons d'évoquer, le Veau d’Or est interprété par « Easy Rider ». Si dans l’Ancien Testament, la Bête était créée avec les boucles d’oreilles des femmes et des enfants, Easy Rider est quant à lui bien de chaire et d'os. L’or, ici, c'est bien plus l'institution parisienne qui a dû en déverser : chaque représentation coûte 5000€. Au bout du compte, 40 000€ pour l'animal qui comprend son « transport entre l'Opéra et l'Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort, les soins, ainsi que le salaire reversé à son éleveur, Jean-Philippe Varin, un dresseur très connu», rapporte Le Figaro (1). Une dépense que ne peuvent pas se permettre tous les théâtres de France. C’est en Sologne que le taureau séjourne habituellement, où il est « quotidiennement préparé à être au contact proche de l'homme », mais également « habitué en douceur aux éclairages et à la musique », comme l’indiquait en octobre l’Opéra de Paris, sur sa page Facebook. Une tentative que l’institution a cru bon de publier, afin de calmer les innombrables protestations des associations de protection animale.

Si le taureau « n'est présent à l’Opéra qu'une heure avant le début de chaque représentation », ramené ensuite à l'Ecole vétérinaire où il est soigneusement lavé, sur le plateau la scène est particulièrement saisissante. Cette masse qui incarne pour Romeo Castellucci « que du corps, que l’exigence de la vie. Le vivant » (2) ne semble pas vraiment jouir de toutes les facultés que « la vie » lui fournit. Forcément, l’animal est contraint. Mais l’est-il férocement ? Difficile de savoir. Lorsque le site planeteanimaux.com a voulu enquêter sur l’accueil d’Easy Rider, il s’est confronté à plusieurs obstacles. Le premier étant « la loi du silence » de la part de l’institution. Seule la responsable de la clinique pour le bétail de l’Ecole de Maisons Alfort a accepté de préciser le quotidien de « star » réservé au taureau. On apprend ainsi qu’il « s’absente de 7 heures du matin à midi les jours de répétitions », et de «16 heures à 21 heures » pour les représentations. En ce qui concerne ses activités à l’intérieur de l’Opéra, les informations sont distillées avec parcimonie. L’arrière scène, là où est accueillie la bête, est verrouillée par le service de presse. Impossible de voir comment est préparé l’animal juste avant d’être élevé sur scène par un monte-charge. C’est « trop dangereux » estime le personnel qui précise que le taureau est toujours en compagnie de son dresseur. Une des comédienne de la pièce se montre rassurante « Je vous certifie qu’Easy Rider est choyé et très heureux ! ». Une information compliquée à vérifier. Pourquoi l’Opéra ne laisse-t-il pas passer les journalistes, pour faire taire définitivement les rumeurs ? Cette arrière scène ressemble à un écran de fumée, du moins c’est ce que croient les détracteurs.

Ainsi, 53 026 personnes ont été d’accord avec « Laetitia B. », l’auteure de la pétition sur le site change.org, intitulée « Cessons l'utilisation des animaux au nom de l'art ou du divertissement ! ». En prenant pour exemple le taureau utilisé par Castellucci, elle explique en quoi sa présence est problématique : « Aimeriez-vous que l'on vous prive de votre liberté, de vous mouvoir pendant un temps, même court, sans vous demander votre avis sous prétexte que vous êtes muet et que vous ne pourriez pas répondre ? Aucun animal ne devrait être utilisé pour notre divertissement ou au nom de l'art, et une institution aussi influente que l'Opéra National de Paris se doit de montrer le bon exemple. »

Le « bon » exemple serait donc, toujours selon l'auteure de la pétition, de ne jamais mettre en scène des animaux. Ici, le champ de la morale, surpasse la dimension artistique. Elle demande également de s’identifier à l’animal, en prenant pour acquis que l’homme et l’animal sont deux espèces équivalentes, en tant qu’elles sont deux êtres vivants. Elle met aussi en valeur le rapport de domination qu’entretiendraient les artistes envers d’autres êtres vivants. « Les animaux n'existent pas pour satisfaire nos intérêts et nous avons bien assez de talents humains et de ressources matérielles pour ne pas avoir à faire appel à ceux qui ne peuvent s'exprimer pour eux-mêmes. ». Critiquer la position de l’homme dominateur face à l’animal dominé, et vouloir les mettre sur un même pied d’égalité sont deux principes de l’antispécisme. Fondé dans les années 1970, en lien avec certains textes de Jacques Derrida, dans sa remise en question du diptyque homme/nature, et d’autres de Claude Levi-Strauss, ce mouvement dénonce « l'espèce humaine qui place ses propres intérêts et plaisirs avant les droits fondamentaux des autres espèces sur Terre ». «Le spécisme est semblable au racisme et au sexisme, il permet de justifier l'exploitation et la violence malgré toute notion de justice», précisent également les Cahiers Antispécistes, qui fêtent cette année leur 25 ans d’existence. Plus visible aujourd’hui par l’expansion du commerce équitable et du végétarisme, l’antispécisme a également sa figure médiatique en France, avec notamment le journaliste et chroniqueur Aymeric Caron (« L’Antispécisme », aux Editions Don Quichotte). Ce mouvement apparaît souvent comme la toile de fond des pétitions pour la protection animale, sans forcément qu’il soit mentionné explicitement, comme c'est le cas au sujet de la pétition de Laetitia B. Par ailleurs, l’antispécisme ne tient pas compte des différentes caractéristiques d’un animal utilisé au théâtre : que ce soit un chien, un poisson rouge ou un taureau, la taille, sa proximité avec l’homme et ses interactions ne comptent pas. Etant donné l’impossibilité d’avoir le consentement de l’animal, chaque utilisation est proscrite.

C’est ce qu’affirme Clément Grobotek, le créateur de la page Facebook « Pétition : pour ce taureau que l’on prend pour un objet ». Il se considère lui-même comme antispéciste. Pour lui, « d’un point de vue thétique, les animaux n'ont pas leur place au théâtre car on ne peut savoir si cela n'est pas dérangeant pour eux ». Un « point de vue éthique » qui se situerait dans la relation à sens unique entre l’homme et l’animal, qu’il considère comme « objet ». Dès lors, même si Romeo Castellucci insiste sur le rôle du taureau, qui représenterait « le vivant », il l’utiliserait comme un objet puisqu'il le condamne à ne pas pouvoir refuser son rôle. Bartabas, fondateur du spectacle équestre Zingaro et responsable de l'Académie du spectacle équestre de Versailles depuis 2003, a conscience de cette privation de liberté. Mais il rajoute également, à propos de ses chevaux : « c'est pour ça qu'ils sont au centre de toutes nos attentions. Le rythme des spectacles, ce sont eux qui nous le dictent : cinq représentations par semaine, jamais deux par jour. L'intégrité du cheval prime toujours. Le dépassement de soi en tant qu'artiste, je veux bien. Mais des chevaux, jamais. » (3) Les animaux sont donc aussi une contrainte créative au cœur du spectacle.

Cette attitude plus respectueuse envers l'animal casse avec l’image sadique que certains protestataires voudraient coller aux metteurs en scène. Marie-José Sirach de « L’Humanité » évoque la trajectoire singulière d'Alexandre Romanès. Connu pour « son grand respect des bêtes ». Il fut considéré à ses débuts au Cirque Bouglione comme « l’un des meilleurs dresseurs de fauves du monde ». Puis, un jour, il jette le fouet, fonde le Cirque Romanès et travaille avec des chats, des poules, des chèvres, et « lorsque des animaux refusent de jouer leur rôle, ils ne les forcent jamais ». Un comportement qui paraît conforme aux recommandations adressées aux propriétaires par le Code Pénal : nourrir l’animal et l’abreuver, ne pas l’enfermer dans des conditions « incompatibles avec ses nécessités physiologiques », tenu attaché, il doit porter « un collier et une chaîne proportionnés à sa taille et à sa force ». On pourrait ainsi s'interroger sur l'éventuelle maltraitance de Castellucci, lorsqu'il enferme son taureau pendant quinze minutes dans une cage en plexiglas. Mais si les pétitions sont nombreuses, peu affichent distinctement le cadre fixé par la loi. En revanche, la majorité parle « d’exploitation » des animaux par les hommes. Une exploitation qui est souvent attachée à l’univers du cirque, où Romanès est un des artistes les plus connus. Pourtant, ce milieu aussi a connu des déviations internes, causées, justement, par le rapport aux animaux.

A partir des années 70, le cirque traditionnel, basé sur l’exposition d’animaux exotiques, montrés et domptés comme des curiosités lointaines, commence en effet à lasser. Les spectateurs sont alors plus sensibles à la fatigue des bêtes qu’aux numéros des artistes. Une remise en question s’opère, et le nouveau cirque émerge peu à peu. On confère une dimension esthétique à des disciplines davantage mises en avant, comme les trapézistes, les acrobates, les contorsionnistes. Si les animaux sont encore présents, l’exotisme est abandonné. Bartabas occupe lui une branche à part, qu’il a créée lui-même : le théâtre équestre. Les chevaux sont les vrais protagonistes de la pièce, dans une mise en scène qui mêle plusieurs arts, du théâtre coréen à Stravinsky et Pierre Boulez. Même le cirque Romanès, plus proche du cirque traditionnel, s’essaie à des mises en scène plus complexes et aux racines tziganes.

La prestation de l’animal évolue donc avec le temps, et surtout avec son metteur en scène. Une acuité qu’il est nécessaire d’avoir si l’on veut protester contre une utilisation que l’on juge maltraitante. « Il faut toujours s’interroger sur la démarche du metteur en scène », rappelle Philippe Chevilley, critique et chef du service culture aux « Echos », « sinon, ce n’est qu’une partie du débat ». L’animal peut ainsi jouer plusieurs rôles, le premier étant « d’être le vivant, ce qui est un beau rôle ». Mais il peut aussi, comme le chien noir dans « La Mélancolie des Dragons » de Philippe Quesnes, être « un vrai personnage, et ainsi briser le quatrième mur –la séparation entre le public et la scène- en s’échappant du plateau ». Par sa présence imprévisible, l’animal amène « du risque, et installe une tension, qui se retrouve à tous les niveaux : du metteur en scène, aux acteurs, au public et aussi au personnel de la salle ». Pour le journaliste, le constat ne doit pas être binaire. Une tension qui sans cesse préoccupe Pierre Guillois, le metteur en scène de « Bigre » au Théâtre Tristan Bernard à Paris. « Il faut être vigilant. C'est d'ailleurs normal qu'il y ait des règles vis-à-vis des animaux dans le spectacle vivant. Mais les associations devraient se tourner vers les abus les plus condamnables, dans l'élevage industriel par exemple. Interdire la présence animale sur scène, c'est de l’extrémisme », lui qui s'est fait refuser cette même pièce lors d'un festival à Londres. Car dans cette création où se rencontrent trois voisins, Pierre Guillois utilise un poisson rouge et un lapin. « Le personnage l'élève et le nourrit comme son compagnon, pour le manger au bout du compte. Le public sait que je triche, et que je ne le tue pas vraiment, il est au courant de l'artifice. Mais il reste sensible, bien plus sensible que si l'acteur mourrait dans la pièce. C'est beaucoup plus fort de tuer un animal qu'un homme». Une sensibilité qui remonte pour lui « aux origines du théâtre », où l'on pratiquait le sacrifice animal lors des Dionysies, ces fêtes artistiques où se déroulaient des concours de tragédie en l’honneur de Dionysos, le Dieu de la vigne et des excès. Ce malaise provoqué par la présence animale, il l'explique par « la puissance du vivant », qui est pour lui « le principe fondateur du théâtre, sa force et sa faiblesse».

Ainsi sur le plateau, chaque être est ramené à sa fonction première de vivant. Un rôle originel qui permet au metteur en scène d'affirmer qu'il n'y a « aucune raison d'interdire l'animal sur le plateau». Cette proximité entre l'homme et l'animal irrigue la pulsion artistique des metteurs en scène. Parmi les plus créatifs, il y a Roger des Prés, le fondateur de la Ferme du Bonheur à Nanterre. Niché entre l'A86 et l'Université, ce territoire est une zone libre où émergent des pièces de théâtres, des concerts, et plusieurs élevages. Cet « articulteur », au visage tiraillé entre Jean Nouvel et Michel Foucault adapte depuis 2015 un texte de Jean Giono, « L'homme qui plantait des arbres ». Le narrateur y rencontre un berger, taiseux et concentré, qui sème des glands pour redonner vie à sa région. Cette « part du colibri » ressemble à l'action culturelle et politique de Roger des Prés à Nanterre. « Mon travail avec les animaux est fondé par le rapport à l'agriculture, au vernaculaire. Ils font partie intégrante de mon théâtre ». Dans sa pièce, le public et les moutons accompagnent le narrateur, Roger, dans la friche qu'il a acquise derrière la Ferme. « Je n'aime pas leur faire réaliser des prouesses, la simple domination ne m'intéresse pas ». D'ailleurs, lorsqu'il joue, les « paons sont toujours là, ce qui dérange parfois les acteurs ». Cette adéquation nécessaire avec la politique du lieu a aussi froissé l'ALF (Animal Liberation Front), un mouvement classé terroriste par l'Etat français. Un matin, Roger des Prés a retrouvé des cadavres d'animaux sur la route derrière la ferme. L’ALF avait ouvert l'enclos des bêtes, laissant échapper des pigeons, des colombes, et une lapine que l'équipe avait recueillie et soignée depuis 8 ans. Des animaux qui, habitués à une vie paisible grâce à la Ferme, n'ont pas survécu plus d'une nuit. On voit le décalage qu'il peut y avoir entre les revendications générales des associations – parmi lesquelles l'ALF est une des plus radicales – et les pratiques de certains metteurs en scène. Une théorie qui dans certains cas peut être louable et justifiée, mais dans d'autres totalement inadaptée.

La relation qu'entretient Roger des Prés avec les animaux est toute particulière. Il revendique « un processus complet ». Il les accueille, les soigne, leur donne les soins et l'attention nécessaires. « Je ne loue pas des chèvres pour mes spectacles, ce sont les miennes » affirme-t-il. Son objectif étant de créer une production locale, en lien avec l'Université. L’homme qui rappelle que « culture » vient de « cultiver » en latin, donne un surnom aux fameuses associations : « les Brigitte », pour Brigitte Bardot. Voilà qui ne saurait apaiser les relations entre eux.

  1. Le Figaro, « À l'Opéra de Paris, le taureau Easy Rider est un vrai veau d'or », 6/11/2015.

  2.  Libération, « Dans la tête de Roméo Castellucci »

  3. Télérama, « On achève bien les anges »

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