« Le vingt et unième siècle sera spirituel ou ne sera pas » nous a dit la grande voix de Malraux, provoquant un petit sursaut vite éteint. Il est aujourd’hui certain que ce siècle finira mal et risque de n’avoir qu’un court prolongement.
Mais que veut dire, pour un siècle, être spirituel ?
1 – Avoir su s’imprégner de cette immense immatériel qui nous enveloppe, reconnu par la naissance d’un sixième sens et se faisant présence (premier texte ).
2 – Le siècle. Cela fait revenir sur terre. Celle-ci existe, partie d’un cosmos grandiose. Francis Wolff et Claude Salomon viennent de m’en redonner l’assurance. En poursuivant leur ontique (branche de la philosophie étudiant la réalité) par une ontologie (branche de cette même discipline, laissée en friche, répertoriant les chemins que cette réalité a pu emprunter pour exister se découvre un verbe, ÊTRE, que déjà la Présence nous a fait rencontrer. L’existant est (2e texte).
Par l’existant, la présence, peut être, se reconnaissant dans son miroir. Et ce miroir qui n’a pas de face aveugle, se sait être. Ainsi s’est constitué, avant toute origine, cet indissociable dont Claude Romano pourchasse toute dissociabilité, en prenant les choses un peu tardivement, l’indissociabilité du physique et de l’esprit.
3 – L’idée d’une dimension spirituelle des choses doit être soigneusement conservée à la pensée (3e texte).
Le spirituel pour moi ne se sépare pas du combat pour édifier un monde juste.