On a lâché les chiens ...

On a lâché les chiens ...

Sur toutes les chaînes d'information c'est la même chose, la même histoire...
C'est toujours la faute de ces putains de parasites ...

On entend sans cesse le même refrain...

Ces pauvres, ces sans dent, ces sans toit, ces crève la faim ... qui profitent des riches en touchant des allocations, ...

... qui leur mettent des bâtons dans les roues, et encore faisant grève ralentissent l'économie empêchant tout le monde de travailler, ils vivent aux crochets des premiers de cordée qui pourtant sans ceux là et leurs splendides richesses ne seraient rien...

Comme disait l'autre ...

" Ça coûte un pognon de dingue ! ...

On ne peut pas continuer comme ça !...
Non ! Ça, ça n'est pas possible !...
...Mais enfin que seraient ils tous ces pauvres sans ces riches qui font tourner le pays..... ? .."

"Ce sont bien eux ces riches après tout qui font tourner la baraque et rapportent le pognon à la maison, ce sont eux ces premiers de cordée qui se battent toute leur vie durant pour tracter tous ces fainéants qui leur doivent pourtant la fière chandelle d'être submergés si généreusement par un ruissellement à gogo... Ils devraient s'estimer heureux...

Voilà le discours qui ressort partout dans la presse ...

De BFM à CNews en passant par France 2, France Info et même LCP ...

Même sur des chaînes officiellement impartiales et non pro-gouvernementales on feint l'objectivité, on perçoit bien un parti pris déguisé en fausse impartialité, cette même volonté latente et sous-jacente de prendre parti pour le pouvoir.

Et comme au bon vieux temps et de tout temps d'ailleurs, on ne perd pas le Nord et les bonnes vielles habitudes, l'Histoire se répète indéfiniment, et ces chiens de garde qui veillent aux grains des riches irrésistiblement aimantés par l'or, sont bien là dans leurs studios de télévision les nouveaux palais de ces nouveaux royaumes, comme des courtisans autrefois dans les cours au temps des rois se laissant anoblir, aujourd'hui ces nouveaux nobles qui pour quelques privilèges se laissent en échange corrompre mettant ainsi au placard l'âme du journalisme, ceux qui d'ordinaire ont pour mission d'être des gardiens de démocratie.

 

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