A la mémoire de Lydie, dont le suicide n'a pu être assisté

Dans le dernier n° de la revue de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, on peut lire ce courrier d'une lectrice que je me permets de reproduire presque in extenso en mettant une phrase en italiques:"[...] Désespérée, sachant que seule une mort lente et douloureuse à l'hôpital l'attendait, sans personne pour l'assister, elle a préféré devancer l'échéance et maîtriser son destin. L'hôpital, elle connaissait bien, elle y avait passé plusieurs mois, elle ne voulait pas y retourner. Avant cela, il avait fallu 2 autres tentatives ratées, le passage en hôpital psychiatrique (la punition pour avoir attenté à ses jours). L'horreur de l'enfermement...Pour quelqu'un de parfaitement lucide, sain d'esprit, seulement malade dans son corps, c'était trop. Lydie devait réussir son suicide cette fois, elle s'en est donné les moyens. Nous ses amis [...] nous avons respecté son choix. Aujourd'hui Lydie me manque, atrocement parfois, elle reste pour moi le symbole de cette lutte que nous menons avec l'ADMD, elle en était adhérente aussi"Outre ce témoignage qui me semble souligner ce que peut avoir d'inhumain dans certains cas l'absence de droit au suicide assisté, le n° fait un point sur la législation de nos voisins qui ont dépénalisé l'euthanasie (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Suisse). On peut rappeler que l' ADMD est présidée par Jean-Luc Romero, qu'elle est parrainée par des écrivains et artistes comme Noëlle Chatelet, Dominique Fernandez, Gilles Perrault, des scientifiques comme Boris Cyrulnik, Albert Jacquard, Hubert Reeves, des philosophes comme Alain Comte-Sponville et Michel Onfray, deux anciens premiers ministres de gauche mais aussi quelques personnalités de droite. Elle dispose d'un site www.admd.net En cliquant ADMD dans l'onglet de recherche sur le site Médiapart on peut accéder à près d'une vingtaine d'articles d'édition, billets de blogs ou encore de liens Web (notamment à propos de Chantal Sébire).

Dans le dernier n° de la revue de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité,

 

on peut lire ce courrier d'une lectrice que je me permets de reproduire presque in extenso en mettant une phrase en italiques:

"[...] Désespérée, sachant que seule une mort lente et douloureuse à l'hôpital l'attendait, sans personne pour l'assister, elle a préféré devancer l'échéance et maîtriser son destin. L'hôpital, elle connaissait bien, elle y avait passé plusieurs mois, elle ne voulait pas y retourner. Avant cela, il avait fallu 2 autres tentatives ratées, le passage en hôpital psychiatrique (la punition pour avoir attenté à ses jours). L'horreur de l'enfermement...Pour quelqu'un de parfaitement lucide, sain d'esprit, seulement malade dans son corps, c'était trop. Lydie devait réussir son suicide cette fois, elle s'en est donné les moyens. Nous ses amis [...] nous avons respecté son choix. Aujourd'hui Lydie me manque, atrocement parfois, elle reste pour moi le symbole de cette lutte que nous menons avec l'ADMD, elle en était adhérente aussi"

Outre ce témoignage qui me semble souligner ce que peut avoir d'inhumain dans certains cas l'absence de droit au suicide assisté, le n° fait un point sur la législation de nos voisins qui ont dépénalisé l'euthanasie (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Suisse). On peut rappeler que l' ADMD est présidée par Jean-Luc Romero, qu'elle est parrainée par des écrivains et artistes comme Noëlle Chatelet, Dominique Fernandez, Gilles Perrault, des scientifiques comme Boris Cyrulnik, Albert Jacquard, Hubert Reeves, des philosophes comme Alain Comte-Sponville et Michel Onfray, deux anciens premiers ministres de gauche mais aussi quelques personnalités de droite. Elle dispose d'un site www.admd.net En cliquant ADMD dans l'onglet de recherche sur le site Médiapart on peut accéder à près d'une vingtaine d'articles d'édition, billets de blogs ou encore de liens Web (notamment à propos de Chantal Sébire).

 

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